Sénégal. L’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko déclenche des émeutes dans plusieurs grandes villes.

China Africa MediaDepuis trois jours déjà, plusieurs grandes villes du Sénégal sont le théâtre de violentes émeutes opposant les forces de l’ordre aux populations sénégalaises. Ces affrontements font suite à l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko, dont la garde à vue a été prolongée. Selon le ministère de l’Intérieur sénégalais, quatre personnes ont été tuées dans les émeutes.

Ousmane Sonko, arrivé troisième de la présidentielle de 2019 et pressenti comme un des principaux concurrents du président Macky Sall en 2024, a été arrêté en début de semaine après une plainte pour viol déposée contre lui.

Ousmane Sonko

«Alors qu’il se rendait au tribunal pour y être auditionné, le cortège qui l’accompagnait et lui sont stoppés net par des forces de l’ordre lui signifiant son arrestation, cette fois pour trouble à l’ordre public. Ce qui a aussitôt déclenché l’ire des populations qui y voient des manœuvres d’élimination politique orchestré par la main invisible de la France» relate Diop Amadou, journaliste au quotidien Le Soleil que nous avons joint au téléphone.

Selon la même source, des saccages et des pillages de magasins ont été perpétrés, en particulier sous enseigne française, dans la capitale et différentes villes du pays telle que Thiess, Saint Louis ou encore Kolda depuis mercredi dernier.

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, on peut voir une foule immense de jeune qui courent en scandant «libérez Sonko». Dans une autre, on voit la foule saccager le magasin français Auchan. Dans une autre encore, une foule de jeunes, des filles y compris, harcèlent à coup de Pierre et de bâtons, un camion de police qui sera finalement contraint à rebrousser chemin.

«Libérez Sonko !» scande la foule

Si l’arrestation d’Ousmane Sonko est l’étincelle qui a embrasé le pays, il n’en demeure pas mois que l’exaspération générale face à la dureté de la vie, accrue depuis au moins un an avec la pandémie de Covid-19, y est également pour beaucoup. Ce soulèvement, s’il perdure, risque bien d’être fatal pour le président Macky Sall.

FESTIVAL ZADIÉ SADAKA: Contenus novateurs

Partie 2. Relire la première partie

Comment va se dérouler le Festival Zadié SADAKA en termes de contenus ?

En dehors de la Cérémonie officielle d’ouverture, le Festival Zadié SADAKA va se dérouler de 8 h 30 à 4 heures du matin, pendant 7 jours. C’est vraiment la Fête.
Pour ce faire, il va comporter quatre grandes activités. Première activité : un Grand Symposium de deux jours, des conférences, projections de films et documentaires sur les 100 du Parti Communiste Chinois et le développement fulgurant de la Chine. L’intérêt est de montrer que Mékambo et la Grande Sangha prendre en marche le train du développement si nous intégrons dès maintenant les technologies au centre de notre Stratégie Globale de Développement local.
Lors de ce symposuim, une jeune start-up Mékamboise va nous montrer comment les entrepreneurs de « Djouah, Terre de Prospérité » pourront créer des entreprises et se servir de l’Internet pour vendre et se faire de l’argent, beaucoup plus d’argent. Le Comité d’organisation du Festival s’est déjà entretenu cette start-up pour le business modèle.
Hormis quelques rajouts ou retouches, le programme détaillé du symposuim est déjà élaboré, sauf en cas de modifications des Conférenciers.

Qu’en est-il de la deuxième grande activité du Festival ZADIE SADAKA ?

Après ce symposium, il y aura cinq jours de découverte des Rites et Traditions Kwel et Kota. Le comité a classés Les Rites et Traditions en 5 classes : rites d’Immortalité et Rites Funéraires, Rites de Communication avec l’au-delà, Rites de passages, Rites de réjouissance, Rites de Chasse et de Pêche. Il y aura, chaque jour, pendant 5 jours, des conférences pour présenter une catégorie de ces rites, suivies des prestations des troupes folkloriques composés des initiés à ces rites.
Un exemple, selon le programme, nous aurons au 3e jour du Festival une Conférence de haut-niveau sur le rite de l’Immortalité Kwel nommé Medji. Cette conférence sera suivie de la prestation de la troupe MAMAZOUBA composée des Initiés au Medji ressortissants des Villages Mazingo, Massombo, Zoula et quartier de la commune Bangui. La prestation de MAMAZOUBA sera de celle des Maitres Dji venus du Congo.
Autres troupes attendues, le Ballet Böm Na Gnung d’Imbong (PK7) composés de 60 artistes en furie car la promesse est faite que deux maitres Initiés, l’un pygmée et l’autre Kwel, de soulever la poussière. A Ibéa, un Maitre Initiateur s’est proposé de faire danser les morts c’est-à-dire que le rythme sera intense… Les Maitres du Béka du village Massombo – PK 42 (40 artistes) vont démontrer que les voler dans les arbres. Au total c’est près de 360 artistes, chanteurs, instrumentalistes. Emotions garanties !
Une exposition de livres actuellement en écriture permettra aux visiteurs de s’imprégner de la force universelle de ces Traditions initiatiques. Le Commissaire chargé des Rites et Traditions est le Maitre du Beka, Elie ZINANE qui opère les candidats à la circoncision. Les Conférences, suivies de prestations des troupes initiatiques auront lieu de 14 h 30 à 18 heures.

Vous dites que des livres sont en écriture en ce moment ?

Oui, des bonnes volontés se sont manifestées pour faire le partager leur savoir. Parmi les ouvrages en écriture, on a le Mbima, récit légendaire des migrations des Peuples Kwel, L’étude comparée des 12 valeurs chinoises et des Valeurs Kwel du Mbenz (les signifiants de l’Architecture et Cosmogonie) deux ouvrages écrits par Guy Réné Ndimal. L’historien Gérard Meguile travaille sur deux projets : La Guerre de la Banane où l’histoire du lâche génocide français sur les Kwel, son deuxième livre porte sur les principaux clans Kwel du Gabon.
Le livre La Circoncision chez les kota de Dr Richard Ekazama est presque terminé. Il ne manque les photos.
L’anthropologue et universitaire Dr Paulin Kialo de l’Ogooué-Lolo travaille sur « Comment la culture ancienne kota peut-elle impulser la modernité économique et sociale » – Paulin Kialo aurait terminé si nous l’avons pas retardé.
Quelqu’un travaille sur « L’Origine du Médji, Rite de l’Immortalité selon la prêtresse Iwazet ». Un autre écrit sur Les Similitudes culturelles entre peuples de Chine et peuples Kwel et Kota. Le livre Symboles et le Mysticisme de la Circoncision chez les Kota est déjà en correction. La réédition du Livre Le secret de la Puissance Sexuelle chez les Kota du Gabon sera faite. Ibrahim Tsendjet Mboulou écrit sur « Les 200 Patronymes Kwel ». Le philosophe Jean Zobel Ahouka va nous montrer combien les pensées, proverbes et dictons des peuples de la Grande Sangha sont universels.

L’historien Gérard MEGUILE, un des écrivains


Enfin, dernier à ce joindre à ces braves écrivains volontaires, le jeune diplômé de linguistique Ulrich Koumba Koumba qui se propose d’accoucher d’un fascicule sur « Le Canton Djouah : villages, populations, principaux clans Kwel et Kota, mythes et légendes »
Nous avons bouclé les discussions China Africa Publishing House et une autre maison d’éditions qui se sont engagés à transformer ces manuscrits en livres, pour peu qu’ils leur parviennent dans des délais raisonnables. Ces ouvrages seront imprimés pour certains à Douala (Cameroun), d’autres à Fuzhou (Chine).

Guy Réné NDIMAL, Enseignant et écrivain.


Si nous imprimons 70 % de ces projets de livres qui seront commercialisés durant le festival, c’est une bonne chose. Aux lecteurs de préparer dès à présent l’argent car les tirages de ces livres de luxe seront limités.

Lire la troisième partie

Festival Zadié SÄDAKĂ : « Émotions garanties ! »

Partie 1.

CHINA AFRICA MEDIA : Une vidéo diffusée sur notre Page Facebook et relayée par d’autres plateformes telles que Métandou Mia Mékambo, Echos de Méroe ou encore Fière d’Etre Mékambois(es) la semaine dernière annonce l’organisation du 23 au 31 août 2021 d’un Festival international dénommé Zadié Sädakâ. Innocent M’BADOUMA Journaliste spécialiste de la Chine et architecte de cet événement inédit dans le département, dévoile en long et en large sur l’opportunité d’une telle initiative, pourquoi ce Festival? et quelles localités sont concernées?

Propos recueillis par Gael OSSOUGHO

Innocent M’BADOUMA : Le Festival international des Peuples des Rivières et des Forets dénommé Zadié Sädakâ est une manifestation culturelle, économique et touristique qui va rassembler des délégations et/ou des ressortissants de plusieurs pays à Mékambo en aout 2021. Comme une colonie des étudiants gabonais y sera pour traduire et commenté en chinois et en direct sur les réseaux sociaux Tik Tok et Wechat, les manifestations du Festival, de l’ouverture à la clôture, il est probable qu’on ramène au milieu du mois d’aout, la semaine dudit festival.En effet en Chine, la rentrée académique et les inscriptions débutent dès le 2 septembre, cette colonie d’étudiants, ambassadeurs du Festival Zadié SADAKA dans 5 provinces de Chine, doit regagner Libreville pour rallier la Chine. Pour l’édition 2021, les Peuples Li et Qian de Chine, les provinces de Guizhou et du Sichuan seront à l’honneur à l’occasion des 100 ans du Parti Communiste Chinois et de l’organisation du Sommet Chine-Afrique, Focac 2021-2023.
Pour revenir au Festival, Sädakâ signifie en langues locales fête, grand festin, ou sanctification par la parole, le geste et le repas. Le Festival Zadié Sädakâ qui s’inscrit dans une dynamique sous-régionale se veut l’outil annuel d’une Stratégie Globale conçue pour focaliser l’attention du monde sur la région de la Grande Sangha, région qui s’étend du Gabon au Congo, en englobant le Cameroun et le Sud-ouest de la Centrafrique. La Grande Shanga comprend la province de l’Ogooué-Ivindo, la province Est au Cameroun, les provinces de la Shanga et de la Cuvette-Ouest, toutes frontalières à la province de l’Ogooué-Ivindo, et les provinces de la Haute-sangha et de la Sangha, toutes deux provinces au Sud-Ouest de la Centrafrique.
Le département de l’Ivindo et celui de la Zadié qui va abriter ce festival est un cœur de cette région parce que riche en fleuves, riche d’un gisement de fer plus important que celui du Cameroun et du Congo, riche d’un massif forestier encore intact, d’une biodiversité à l’état pure. Mékambo est riche d’une diversité de peuples dépositaires des Traditions initiatiques encore authentiques et millénaires, d’une culture et des valeurs encore peu falsifiées.
Par ce Festival Zadié Sädakâ, les peuples Kwel au Gabon, Congo et Cameroun, les Kota, Mahongwé, Yessa, Ungom vont se révéler au Monde et partager avec les autres peuples du Gabon et du monde les savoirs botaniques et initiatiques qu’ils ont su conserver durant des siècles. Ayant pour noyau « un Chœur économique », Zadié Sädakâ va donc puiser dans les éléments de cette culture plurielle de quoi en faire des activités économiques, attirer et générer un flux d’argent par le biais de la transformation immédiate et concrète des produits de la forêt, des produits agricoles, de l’écotourisme, par la production littéraire et audiovisuelle, la création des PME culturelles, etc.
Par ce Festival Zadié Sädakâ, c’est la province de l’Ogooué-Ivindo qui va s’exporter à l’international. Elle ne sera plus la province d’arrière chambre du Gabon, mais la province du Soleil-Levant par laquelle les premiers rayons de Soleil touchent la terre gabonaise. Pendant un an, avec une équipe engagée, le soutien moral des amis Chinois, nous avons réfléchi à comment y parvenir. Ceci fait, il nous faut passer à l’action maintenant. Sont d’abord concernées les populations de la Zadié, du Haut-Ivindo, puis celles de la Grande Sangha en général.
Voilà pour ce qui est de la philosophie et de la mission qui sous-tend ce Festival. Rien à voir avec les petits calculs.

Et si l’on résumait les objectifs de ce festival en quelques mots ?

Les objectifs sont : promouvoir et archiver les Traditions, cultures de la Zadié et du Bassin de la Grande Sangha, valoriser économiquement le potentiel de cette Grande Sangha, intégrer la Femme dans le tissu économique de la sous-région, consolider l’amitié entre Peuples du Gabon et ceux du Gabon avec ceux des autres pays comme le Congo, le Cameroun, la Centrafrique, la Chine. Enfin, exporter la culture du Gabon pour enrichir celles d’autres régions du Monde, importer la culture des autres régions du Monde afin d’enrichir la culture du Gabon. C’est le sens de la communauté des destins de l’humanité.

Mékambo étant une région enclavée : voie d’accès difficiles, infrastructures quasi-inexistantes, pas de sociétés implantées, peu d’hôtels… Pensez-vous pensez développer une région avec un simple Festival ? Avez-vous le budget nécessaire pour réussir un si grand festival ?

Le festival n’est que le levier d’un concept que mes amis et moi avons mis en place : « La Grande Sangha, Terre de prospérité ». Je reviendrai là-dessus plus tard.
En 1988, quand Xi Jinping arrive dans le Mindong, une localité très pauvre de la Chine, parler du Mindong renvoyait à l’esprit cinq mots : « ancien », « minoritaire », « frontalier », « insulaire » pour ne pas dire enclaver, et « appauvri ». Dites-moi que cela ne vous fais pas pensez à Mékambo d’aujourd’hui.
Et dans son livre « Sortir de la Pauvreté » qui est pour moi un manuel pratique sur comment conduire le développement d’une localité pauvre, Xi Jinping qui travaillait à la préfecture du Ningde, autre appellation du Mindong, écrit : « les régions appauvries ne peuvent se contenter d’idéaux appauvris ». C’est pas parce que Mékambo est pauvre que nous devons avoir des idées pauvres. Xi Jinping ajoute : « se satisfaire de son sort », « se contenter dans la pauvreté », « attendre l’aide du gouvernement, se reposer sur les aides financières, exiger des allocations pauvreté », « blâmer tout le monde sauf soi-même », « tous ces concepts sont ajouté à la poubelle ».
Il ya des gens qui ont de l’argent mais ne savent pas quoi en faire. D’aucuns ne vivent sur terre que pour eux-mêmes. Si nos arrières Grands-Pères n’avaient pensé qu’à eux-mêmes, il n’y aurait pas de canton Djouah aujourd’hui au Gabon. Cette vaste partie du Gabon serait peut-être occupé par le Congo aujourd’hui. Faute de route, les Colons leurs avaient demandé de quitter cette partie frontalière du Gabon, pour rejoindre la rive sur laquelle se trouve Mékambo aujourd’hui. Voulant rester sur la terre de leurs ancêtres, nos arrières Grand-Pères ont crée la Route cantonale de la Djouah en remblayant, avec des centaines de milliers de tonnes de terre transportée dans des paniers à dos blessant leurs lombaires, dans des corbeilles creusant leurs épaules, afin de former la crête routière dans un marécage qui les engloutissait jusqu’à la poitrine. Et ce, sur une distance de plus de 20 Kilomètres, entre Venelle et Bangui (8 à 10 Kilomètres), entre Ibéà et Zoula (8 kilomètres), à Mia-Mia (2 km). Ils ont eu pour seul et unique budget que le courage. Oui, on peut développer cette région de Mékambo. Il faut moderniser notre manière de penser et d’agir.

En faisant quoi par exemple ?

La Bible dit : « Aide-toi, le Ciel t’aidera ». Et un dicton ikota ajoute : « Ndoma ndéka i gnagwamè ! », autrement dit un homme, une femme ikota ne pleurniche pas, il agit pour s’en sortir. Confucius, penseur et philosophe chinois enseigne que : « Mieux vaut allumer une bougie plutôt que de maudire l’obscurité ». Vous pensez que Dieu nous a autorisés à naitre à Mékambo pour pleurnicher sur notre sort ? Je ne crois pas, IL a certainement estimé que ceux qui naissent dans cette région sont des combattants. Mieux vaut échouer en ayant tenté quelque chose, que de faillir par l’inaction, tétanisé par la peur d’échouer ou le manque de budget. Par ce Festival, nous avons de chance de réussir.

Comment réussir à partir d’un Festival telle est ma question ?

Je ne l’esquive pas votre question. Plus sérieusement, une Stratégie Globale de développement local a été élaborée et le Festival Zadié Sadaka n’est qu’un levier d’impulsion de ladite. Je ne voulais pas aborder cette question car cela va être long.
Nous nous sommes inspirés de la démarche méthodique théorique et pratique conduite par le président Xi Jinping dans la localité du Mindong en Chine, en 1988 ; démarche qui a fait ses preuves. La stratégie contenue dans son livre « Sortir de la Pauvreté » mentionne les étapes qu’il faut suivre pas à pas. Quand un peuple est déprimé, perd confiance en soi, Xi Jinping préconise l’organisation d’un Festival sur les aspects glorieux de sa Culture. C’est ce que nous allons faire.


Nous avons associé à cette démarche méthodique, théorique et pratique du Mindong, l’expérience de la Stratégie d’agrégation agricole que tirée de mes 6 ans de voyage au Maroc de 2010 à 2015. A cela nous avons ajouté, le concept de la nouvelle ruralité puisé de 3 ans de voyage d’études en Chine – de 2017 à 2019. Notamment, à Gansu aux portes du désert de TaKlamakan, dit le désert de la mort, au Manoir de Lianxi et le Marché de Thé dans le Comté rural de Meitan (province du Guizhou), la boutique en ligne des agriculteurs de Guiyang, les plantations de Thé dans les provinces du Fujian et les ouvrages touristiques autour de l’eau dans la province du Sichuan. De chacune de ces régions visitées, nous avons tiré une expérience pratique pour construire le Concept de « Djouah, Terre de prospérité », autrement dit, un Plan Pratique et Pragmatique de Développement local de la Zadié.

Pouvez-vous donner quelques exemples concrets de ce que vous avez tiré de ces théories et voyage d’études qui soient applicables à Mékambo ?

Bien sûr ! Un exemple : le président Xi Jinping recommande qu’il faut commencer par connecter les gens avec leur culture. Nous allons commencer donc par ce festival en 2021 et d’autres événements culturels et économiques suivront en 2022, 2023.
« Sortir de la Pauvreté » nous apprend qu’il faille concentrer l’action sur un « Chœur économique ». D’où le concept de « Grande Sangha, Terre de Prospérité » qui se décline en « Ogooué-Ivindo, Terre de Prospérité », « Zadié, Terre de Prospérité », « Djouah, Loué, Mbengoue, Sassamongo, Terre de prospérité ».
Dans la ville de Ziyang, dans la province du Sichuan, nous avons appris que pour développer un projet à une échelle plus grande, il faut d’abord l’expérimenter et le réussir à une petite échelle. C’est pourquoi nous allons débuter par « Djouah, Terre de Prospérité », avec deux points pilotes dans le canton Loué, aux villages Ntolo et Etsela.


Un deuxième exemple. De l’expérience de l’agrégation agricole au Maroc, nous allons établir des Manoirs, regroupement des producteurs par village et par Canton. A partir du Manoir de Lianxi à Meitan en Chine, nous avons imaginé pour Mékambo des marques pour le chocolat indigène, pour les épices de la forêt comme « Le Poivre Ogivin » bon pour le mal de dos, trois marques distinctes, trois grands crus de vin de maïs. Les détails prochainement car nous sommes en train de terminer les études techniques.
Du Marché de Thé de Meitan, nous avons tiré l’intelligence de bien conditionnés les produits du terroir de Mékambo et de faire une Maison de la Chine. Nous sommes adressés aux meilleurs fournisseurs de Chine en matière d’emballages. Du Fujian et du Guizhou, provinces du Thé, nous avons tiré l’idée de constituer des plantations agro-forestières dans tout le canton pour la production dès mars 2021 des « Gélules de la Jeunesse », un complément alimentaire, « du Thé de Mékambo » une boisson chaude pour nettoyer les reins et donner davantage du sourire aux couples.
De la Province du Sichuan, nous tirons l’enseignement que les fleuves Zadié et Djouah sont une richesse. D’où les parcs d’attractions Venelle Qian Deng, Qian Sè (Venelle Village Mille Lumières, Mille Couleurs à inaugurer en juin 2021), Venelle River Beach en 2022, du Venelle Palm Bungalow inaugurale en 2023, et des Camping Cross River pour l’écotourisme à Ego Poma et le long Djouah, de Mazingo à Maybouth. Un Cabinet en stratégie de Développement touristique qui n’appartient pas à un Ogivin s’est proposé de nous accompagner gratuitement dans le développement de l’écotourisme dans la Djouah et la corne Mazingo-M’Vady…

Lire la deuxième partie

Chine-UE. Signature du premier accord commercial « significatif »

CHINA AFRICA MEDIA –Un accord qualifié de « premier accord commercial […] significatif » a été signé entre l’Union européenne et la Chine. C’était au sortir d’une réunion des dirigeants Européens et Chinois tenue lundi dernier par liaison vidéo.

La réunion était coprésidée par le président chinois XI Jinping, la chancelière allemande Angela MERKEL, dont le pays assurre actuellement la présidence tournante de l’UE, le président du Conseil européen Charles MICHEL et la présidente de la Commission européenne Ursula VON DER LEYEN. Une réunion au cours de laquelle les deux parties ont convenu d’accélérer les négociations sur l’accord d’investissement.  

La Chine et l’UE établiront un dialogue de haut niveau sur l’environnement et le climat et travailleront ensemble dans le secteur numérique. Ceci dans le but de construire des partenariats coopératifs verts et numériques, selon une décision prise lors de la réunion.

A noter que les équipes de négociation ont eu 31 séries de rencontres afin de plancher sur l’accord depuis le lancement des négociations en 2014.

Dans ses remarques lors de la réunion, M. XI a souligné « la nécessité pour les deux parties de poursuivre sans relâche la croissance saine et régulière du partenariat stratégique global Chine-UE tout en adhérant aux principes de la coexistence pacifique, de l’ouverture et de la coopération, du multilatéralisme ainsi que du dialogue et  consultation ».

Le Président XI Jinping coorganisateur de la rencontre des Dirigeants

Et ceci d’autant plus que la crise sanitaire liée au coronavirus a fortement fragilisé les économies. « La pandémie du COVID-19 a accéléré les changements profonds jamais vus depuis un siècle, et l’humanité se trouve à un nouveau carrefour« , a-t-il indiqué.

Le numéro Un chinois a d’ailleurs souligné l’importance d’une coopération bilatérale renforcée sur les domaines de la recherche et du développement des vaccins COVID-19; d’en faire des biens publics mondiaux bénéfiques et disponibles pour tous, en particulier les habitants des pays en développement.

Au terme de ces assise, les dirigeants européens et chinois ont annoncé la signature d’un accord bilatéral sur les indications géographiques des produits alimentaires.  Un accord d’ailleurs salué par le conseil de l’UE comme « le premier accord commercial bilatéral significatif signé entre l’UE et la Chine ».

L’accord garantira que 100 indications géographiques agroalimentaires de l’UE, telles que le fromage Mozzarella di Bufala Campana ou les olives Elia Kalamatas, bénéficieront d’une protection sur le marché chinois.  De même, 100 produits chinois seront protégés dans l’UE, garantissant ainsi la reconnaissance mutuelle des traditions agricoles, a déclaré le conseil dans un communiqué en juillet.

Il faut noter que le volume des échanges commerciaux de la Chine avec l’UE a atteint 705,1 milliards de dollars l’année dernière, soit une augmentation de 3,4% par rapport à l’année précédente.  La Chine est la plus grande source d’importations de l’UE et son deuxième marché d’exportation.  En 2019, la Chine était le troisième partenaire en importance pour les exportations de biens de l’UE et le premier partenaire pour les importations de biens de l’UE.

L’UE a été le plus grand partenaire commercial de la Chine pendant 16 années consécutives jusqu’en 2019. Cependant, cette position de premier partenaire commercial de la Chine lui a été prise par l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est au premier semestre 2020, selon le ministère du Commerce a révélé le ministère chinois du Commerce.

Sources: Chinadaily.com

75ÈME ANNIVERSAIRE DE L’ONU. La Chine dévoile son positionnement


C’est à l’occasion du 75ème anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies que la chine a rendu publique une communication dans laquelle elle exprime clairement sa position aux côtés de l’organisme international.Une communication parvenue ce matin à la rédaction de CHINA AFRICA MEDIA que nous vous livrons in extenso ici.

AUTRE PRESSE-2020 marque le 75e anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies (ONU), et le 75e anniversaire de la victoire de la Guerre mondiale antifasciste et de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise. Il y a 75 ans, les peuples du monde, résolus à « préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances », ont créé l’ONU, l’organisation internationale la plus universelle, la plus représentative et dotée de la plus grande autorité, et établi l’ordre et le système internationaux centrés sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies. Un nouveau chapitre s’est donc ouvert pour la cause de la paix et du développement dans le monde.
Au cours des 75 ans écoulés, l’ONU est restée fidèle à sa vocation en matière de maintien de la paix. Elle a instauré et fait fonctionner un mécanisme de sécurité collective, offert activement des médiations et bons offices, travaillé au règlement pacifique des différends et déployé plus de 70 opérations de maintien de la paix dans des zones de conflits. Grâce aux efforts de l’ONU, beaucoup de conflits locaux ont pu être maîtrisés, et de nouvelles guerres mondiales, évitées. Le monde a pu jouir d’une paix et d’une stabilité globales pendant 75 ans.
Au cours des 75 ans écoulés, l’ONU a poursuivi son objectif de promouvoir le développement. Suivant la tendance de la mondialisation économique et mobilisant des ressources à travers le monde, l’ONU a élaboré et mis en œuvre les objectifs du Millénaire pour le développement et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 (Programme 2030). Sous son impulsion, des milliards de personnes ont pris le chemin de la modernisation, plusieurs maladies infectieuses qui ont sévi pendant des milliers d’années telles que la variole ont été éradiquées et un grand nombre de pays en développement se sont engagés sur une voie de développement rapide.
Au cours des 75 ans écoulés, l’ONU a agi dans l’esprit de l’équité. Elle est attachée à l’égalité de tous les pays, quelle que soit leur taille, et travaillé à faire rayonner l’esprit de la démocratie. Unis sous le drapeau onusien, les 193 États membres ont élaboré ensemble les règles internationales, géré ensemble les affaires mondiales et partagé ensemble les fruits du développement.

Aujourd’hui, le monde traverse des changements majeurs jamais connus depuis un siècle, qui s’accélèrent avec la propagation de la COVID-19 dans le monde. Une période de bouleversements et de transformations s’est ouverte. Le protectionnisme, l’unilatéralisme et les pratiques d’intimidation gagnent du terrain. Certains pays et forces politiques n’hésitent pas à se découpler des autres, à rejeter les responsabilités sur autrui, et à se retirer d’organisations et accords internationaux. Ils sapent la coopération internationale et tentent de provoquer une confrontation des idéologies et des systèmes sociaux, mettant ainsi le monde en danger. Cela dit, la paix et le développement demeurent le thème de notre temps. La tendance générale à la montée des pays émergents et des pays en développement reste inchangée, celle à la multipolarisation du monde reste inchangée, et celle à la mondialisation économique en dépit des vicissitudes reste inchangée.
Dans ce contexte, les différentes parties doivent se préparer à l’ère post-COVID-19, savoir répondre à des questions majeures, à savoir, à quoi ressemblera le monde de demain et de quelle ONU le monde a besoin, et ouvrir ensemble un bel avenir pour les générations futures.
II. La communauté internationale doit saisir les opportunités importantes offertes par la célébration du 75e anniversaire de l’ONU et faire de la lutte contre la COVID-19 un nouveau point de départ, pour réaffirmer l’engagement initial et la mission de l’Organisation, et réunir le consensus des différents pays pour construire ensemble une communauté d’avenir partagé pour l’humanité et bâtir un monde de paix durable, de sécurité globale, de prospérité commune, d’ouverture et d’inclusion, propre et beau. Pour ce faire, tous les pays doivent :

Préserver ensemble les acquis de la victoire de la Guerre mondiale antifasciste, rejeter tout acte qui va à rebours de l’histoire, s’opposer à l’unilatéralisme, à l’hégémonisme et à la politique du plus fort, soutenir fermement le multilatéralisme, défendre résolument les buts et principes de la Charte des Nations Unies, préserver le système international centré sur les Nations Unies et l’ordre international fondé sur le droit international, et promouvoir la démocratie, la primauté du droit et l’équité dans les relations internationales.

Rester fidèles au principe de l’égalité entre tous les pays, qu’ils soient grands ou petits, puissants ou faibles, riches ou pauvres, respecter le droit de chaque peuple de choisir en toute indépendance le système social et la voie de développement de son pays et s’opposer à l’ingérence dans les affaires intérieures d’autrui pour bâtir ensemble un nouveau modèle de relations internationales basé sur le respect mutuel, l’équité, la justice et la coopération gagnant-gagnant.

Construire un nouveau type de partenariat international pour le développement fondé sur une plus grande égalité et un meilleur équilibre et consolider l’architecture de coopération ayant l’ONU en son centre, la coopération Nord-Sud comme canal principal et la coopération Sud-Sud comme complément ; renforcer la coopération internationale sur la réduction de la pauvreté et en faire une plus grande priorité dans la mise en œuvre du Programme 2030 à l’échelle mondiale, afin de réaliser au plus tôt les objectifs en matière d’élimination de la pauvreté ; préserver le système commercial multilatéral centré sur l’OMC et fondé sur des règles, réaliser la libéralisation et la facilitation du commerce et de l’investissement, bâtir une économie mondiale ouverte, créer un environnement propice au développement durable, et faire évoluer la mondialisation économique dans un sens plus ouvert, plus inclusif, plus équilibré et bénéfique pour tous.

Perfectionner le système de gouvernance de la santé publique en prenant en compte les défaillances et insuffisances révélées par la COVID-19 ; assurer une réaction plus rapide aux urgences sanitaires et créer des réserves mondiales et régionales de matériels destinés à la lutte contre les épidémies ; intensifier le dialogue et les échanges sur les politiques, encourager les différentes parties à mettre la vie et la santé de la population au-dessus de tout, à accorder une place prioritaire à la sécurité de la santé publique dans l’agenda international et à construire une communauté de santé pour tous.

Avoir une conscience aiguë de l’importance de respecter la nature, de s’adapter à ses lois et de la protéger, promouvoir l’harmonie entre l’homme et la nature, réaliser un développement durable sur les plans économique, social et environnemental ainsi que l’épanouissement de l’homme, et construire une civilisation écologique à l’échelle mondiale, promouvoir un mode de production et de vie vert, sobre en carbone, circulaire et durable, et agir pour lutter contre le changement climatique et protéger notre planète Terre, foyer de tous les êtres humains.

Rester attachés au concept de la gouvernance mondiale dit d’« amples consultations, contribution conjointe et bénéfices partagés », au rôle prépondérant des États membres et à une approche orientée sur l’action, et faire en sorte que le système de gouvernance mondiale reflète mieux l’évolution de l’échiquier international, incarne de façon plus équilibrée la volonté et les intérêts de la majorité des pays du monde, notamment des pays émergeants et en développement, et permette de relever plus efficacement les défis planétaires.

III. La 75e session de l’Assemblée générale est une session importante qui se tient à un moment historique exceptionnel. Le thème « L’avenir que nous voulons, les Nations Unies dont nous avons besoin : réaffirmer notre engagement collectif en faveur du multilatéralisme », est d’une grande pertinence aujourd’hui. La Chine espère que les différentes parties pourront se concentrer sur ce thème afin d’insuffler une nouvelle dynamique à la cause de la paix et du développement dans le monde et de donner espoir et confiance à tous les peuples.

Il est essentiel de renforcer la solidarité, de rejeter la politisation de l’épidémie et l’étiquetage du virus, de valoriser pleinement le rôle leader crucial de l’OMS et de promouvoir des actions synergiques de prévention et de contrôle à l’échelle internationale pour lutter ensemble contre la COVID-19. Il faut renforcer le partage d’informations, la communication de politiques et la coordination d’actions et accélérer la recherche sur les médicaments, les vaccins et le dépistage pour obtenir rapidement des percées. Les pays où les conditions le permettent doivent, en assurant la prévention et le contrôle réguliers et en suivant les recommandations de l’OMS, favoriser de manière ordonnée la reprise de l’activité économique et la réouverture des écoles, et réajuster des mesures en temps opportun en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

Cette année marque le début de la Décennie d’action pour atteindre les objectifs de développement durable d’ici à 2030, il est important de soutenir les efforts déployés par les Nations Unies pour mettre le développement au cœur de la coopération internationale et de concentrer l’effort sur la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire, l’éducation, la santé, secteurs essentiels pour les pays en développement, pour mobiliser davantage de ressources en faveur des pays en développement, leur apporter du soutien en termes de financement, de technologies et de renforcement de capacités et leur créer un bon environnement extérieur de développement.
La communauté internationale doit prendre au sérieux les impacts de la COVID-19 sur les pays en développement et entreprendre des actions communes pour aider les pays concernés à mobiliser les ressources, à surmonter l’épreuve sanitaire et à stabiliser l’économie, afin qu’ils puissent réaliser dans les délais prévus les objectifs de développement durable. La partie chinoise travaille avec les autres membres du G20 à concrétiser l’Initiative sur la suspension du service de la dette pour les pays les plus pauvres et appelle à une prorogation d’échéance sur cette base. Il est important d’accroître le soutien aux pays durement touchés et soumis à une forte pression. Les institutions financières internationales et les créanciers commerciaux doivent engager des actions concrètes et former une synergie pour contribuer à l’allègement de la dette.

La communauté internationale doit interpréter de manière intégrale et exacte et mettre effectivement en œuvre la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et l’Accord de Paris, et continuer à perfectionner le régime de gouvernance climatique juste, équitable et basé sur la coopération gagnant-gagnant. L’appauvrissement de la biodiversité et la dégradation des écosystèmes constituent un risque majeur pour le développement de l’humanité. En tant que pays hôte de la quinzième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, la Chine entend travailler avec les autres parties pour aboutir à un « Cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020 » ambitieux, équilibré et pragmatique.

L’année 2020 marque le 25e anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes (Beijing). La communauté internationale doit saisir cette occasion pour poursuivre la mise en œuvre de la Déclaration et le Programme d’action de Beijing. Dans la lutte contre la COVID-19, la priorité doit être accordée à la préservation des droits et intérêts des femmes et des filles afin de réaliser concrètement et effectivement l’égalité des sexes. Les Nations Unies doivent intensifier l’effort pour éradiquer la violence, la discrimination et la pauvreté, lutter contre la fracture numérique entre les sexes, et augmenter la représentation des femmes dans les instances onusiennes.

La Chine salue l’appel au cessez-le-feu mondial lancé par le Secrétaire général António Guterres et appelle les parties au conflit à cesser rapidement les hostilités et les violences. Le Conseil de Sécurité doit jouer son rôle en tant que mécanisme international de sécurité collective, assumer la responsabilité au premier chef du maintien de la paix et de la sécurité internationales et promouvoir le règlement politique des points chauds régionaux. La Chine s’oppose fermement au recours arbitraire à la force ou à la menace par la force, et s’oppose aux sanctions unilatérales et aux pratiques extraterritoriales. Toute action coercitive doit être mandatée par le Conseil de Sécurité. Les Nations Unies doivent renforcer la capacité des opérations de maintien de la paix à s’acquitter de leurs mandats, poursuivre les trois principes de base du maintien de la paix et aider les pays post-conflit à réaliser une paix durable.
La question palestinienne est au cœur de la question du Moyen-Orient. La Chine soutient la création par le peuple palestinien d’un État palestinien indépendant et pleinement souverain sur la base des frontières de 1967 et ayant Jérusalem-Est comme capitale, et appuie une plus grande participation de la Palestine aux affaires internationales en tant qu’État. La Chine soutient fermement les revendications justes de la partie palestinienne ainsi que tous les efforts en faveur du règlement de la question palestinienne. La Chine estime qu’il faut suivre la bonne direction de la solution à deux États, et promouvoir un dialogue et des négociations d’égal à égal entre la Palestine et Israël sur la base des résolutions pertinentes des Nations Unies et des consensus et normes internationaux tels que « la terre contre la paix » et l’« Initiative de paix arabe ». La communauté internationale doit adopter une position objective et impartiale et redoubler d’efforts pour favoriser la paix.

Le Plan d’action global commun sur le nucléaire iranien (JCPoA) a été endossé par la résolution 2231 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. C’est un acquis majeur de la diplomatie multilatérale et un élément clé du régime international de non-prolifération nucléaire. Préserver le JCPoA contribue à la défense du multilatéralisme, de l’ordre international fondé sur le droit international et de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient. La Chine défend résolument l’autorité des résolutions du Conseil de Sécurité et la validité du JCPoA. Toutes les dispositions de la résolution 2231 du Conseil de Sécurité, y compris celles concernant la levée de l’embargo sur les armes, doivent être effectivement appliquées. Le pays qui s’est déjà retiré du JCPoA n’a pas le droit d’activer unilatéralement le mécanisme de « snapback » contre l’Iran au Conseil de Sécurité. La Chine continuera de travailler avec les autres parties concernées et la communauté internationale pour préserver le JCPoA et les résolutions du Conseil de Sécurité, défendre le multilatéralisme et promouvoir le règlement politique et diplomatique de la question du nucléaire iranien.
Les moyens politiques sont l’unique bonne voie à suivre pour résoudre la question de l’Afghanistan. La Chine soutient toujours fermement le processus de paix et de réconciliation des Afghans et conduit par les Afghans. Elle encourage les différentes parties concernées en Afghanistan à faire des décisions en toute indépendance sur l’avenir du pays par un dialogue et des négociations larges et inclusifs pour que l’Afghanistan ne soit plus le terreau ou le refuge du terrorisme et de l’extrémisme et qu’il réalise rapidement une paix durable et un développement global. Les troupes étrangères doivent se retirer de ce pays de manière ordonnée et responsable. La communauté internationale doit renforcer la coordination et intensifier l’effort pour contribuer au processus de paix, de réconciliation et de reconstruction en Afghanistan.

Les pays dotés d’armes nucléaires doivent réaffirmer qu’« une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée », renoncer aux politiques de dissuasion nucléaire fondées sur le recours en premier aux armes nucléaires, réduire le rôle des armes nucléaires dans la politique de sécurité nationale, cesser de développer et de déployer le système mondial de défense antimissile, et prévenir l’arsenalisation de l’espace et la course aux armements dans l’espace, afin de promouvoir l’équilibre et la stabilité stratégiques mondiaux. Les États-Unis se sont retirés du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) et cherchent à déployer hors de leur territoire des missiles terrestres à moyenne portée, ce qui portera gravement atteinte à la stabilité stratégique mondiale ainsi qu’à la paix et à la sécurité régionales et internationales. La Chine s’y oppose fermement. Le désarmement nucléaire doit être mené de manière graduelle dans le respect des principes de préservation de la stabilité stratégique mondiale et de non atteinte à la sécurité d’aucun pays. Les pays dotés des plus grands arsenaux nucléaires assument une responsabilité particulière et primordiale en matière de désarmement nucléaire, et doivent prolonger le Traité sur la réduction et la limitation des armes stratégiques offensives, et sur cette base, réduire considérablement leurs arsenaux nucléaires. La prétendue négociation Chine-États-Unis-Russie sur le contrôle des armements n’est ni juste ni raisonnable. La Chine n’y participera pas. La communauté internationale doit travailler ensemble à préserver l’autorité et la validité du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et faire aboutir la dixième Conférence d’examen du TNP à des résultats positifs. Il faut soutenir fermement le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) et faire en sorte que le TICE entre en vigueur dans les meilleurs délais. Il faut poursuivre le multilatéralisme, faire jouer pleinement le rôle pilote des Nations Unies, respecter effectivement le TNP, la Convention sur l’interdiction des armes biologiques, la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et la résolution 1540 du Conseil de Sécurité, et bâtir un régime international de non-prolifération juste et inclusif.

La coopération internationale est nécessaire pour relever le défi des menaces sécuritaires non conventionnelles. Nous devons rester vigilants face à la résurgence du terrorisme dans le monde. La coopération internationale antiterroriste doit être renforcée et non affaiblie. Dans la lutte contre le terrorisme, il faut adopter une approche intégrée qui s’attaque tant à ses manifestations qu’à ses racines afin d’éradiquer le terreau de ce fléau. Il ne faut pas associer le terrorisme et l’extrémisme à un pays, une ethnie ou une religion particuliers, et encore moins pratiquer le « deux poids, deux mesures » sur la question de la lutte antiterroriste. La COVID-19 a tiré la sonnette d’alarme pour la gouvernance mondiale de la sécurité biologique. Les pays doivent renforcer leur coopération pour prévenir les menaces des armes biologiques et du terrorisme biologique et promouvoir un développement sain des technologies biologiques pour le bien-être de l’humanité. Face aux impacts négatifs de la COVID-19 sur la sécurité alimentaire dans le monde, les pays doivent promouvoir la modernisation agricole, augmenter les capacités de la production agricole, poursuivre la coopération agricole internationale, travailler ensemble à un ordre du commerce agricole équitable, raisonnable et stable. Ils doivent également accorder davantage de soutien en matière de technologies agricoles et de fonds aux pays en développement, en particulier aux pays les moins avancés, en vue d’élever effectivement le niveau de la sécurité alimentaire dans les pays concernés.

La communauté internationale doit renforcer le dialogue et la coopération sur la base du respect mutuel, de l’égalité et du bénéfice mutuel pour mettre le cyberespace au service du développement économique et social, de la paix et de la stabilité dans le monde et du bien-être de l’humanité. Elle doit s’opposer à la cyberguerre et à la course aux armements dans le cyberespace et construire un cyberespace où règnent la paix, la sécurité, l’ouverture, la coopération et l’ordre. L’urgence est d’élaborer, dans le cadre de l’ONU, un code international de conduite dans le cyberespace acceptable pour toutes les parties. La Chine s’oppose à ce qu’un pays quelconque, sous prétexte de la sécurité nationale, pose des restrictions aux actions normales du développement des technologies de l’information et de la communication et de la coopération en la matière.
Actuellement, la révolution des technologies de l’information connaît des progrès fulgurants et l’économie numérique est en plein essor. Dans le même temps, on constate des risques et défis croissants dans le domaine de la sécurité des données. L’urgence est donc de trouver un accord sur les règles internationales qui puissent refléter la volonté et les intérêts de la majorité des pays. À cette fin, la Chine a avancé une initiative mondiale sur la sécurité des données. En voici le contenu principal : s’opposer à l’utilisation des technologies de l’information visant à attaquer les infrastructures clés et voler des données importantes d’autres pays ; prendre des mesures pour prévenir ou arrêter l’utilisation des technologies de l’information portant atteinte aux données personnelles, s’opposer à l’usage abusif des technologies de l’information visant à effectuer une surveillance d’échelle sur d’autres pays ; encourager les entreprises à choisir librement les lieux de stockage des données et respecter leur décision ; il est interdit pour les pays d’obliger leurs entreprises à stocker sur leur territoire les données enregistrées à l’étranger ; il est interdit de demander à une entreprise ou à un individu de fournir des données enregistrées à l’étranger sans la permission du pays concerné ; les entreprises ne doivent pas mettre de portes dérobées dans leurs produits et services. La Chine appelle les gouvernements et entreprises de tous les pays à soutenir cette initiative, et à assumer ensemble les responsabilités mondiales de cette ère numérique pour réaliser la coopération gagnant-gagnant et le développement commun.

La sécurité du réseau 5G est une question technique, toute analyse et tout jugement y relatifs doivent se faire de manière scientifique et sur la base des faits. L’accès au marché 5G doit être décidé par le marché et les entreprises. Ce que les États ont à faire, c’est adopter des mesures non discriminatoires à l’égard des entreprises 5G et observer les principes du libre-échange et de la concurrence basée sur les règles du marché pour assurer un cadre d’affaires ouvert, équitable, juste et non discriminatoire à toutes les entreprises, au lieu de politiser la question de la 5G et d’abuser le principe de la sécurité nationale pour exclure et contraindre certaines entreprises. La 5G, comme toutes les autres technologies, appartient à toute l’humanité et doit être mise en valeur au bénéfice de toute l’humanité.

Les pays doivent engager une coopération internationale sur les droits de l’homme sur la base de l’égalité et du respect mutuel et s’opposer à la politisation des droits de l’homme et à toute pratique de « deux poids, deux mesures ». Le Conseil des droits de l’homme et les autres organes onusiens doivent observer les principes d’impartialité, d’objectivité et de non-sélection, favoriser les échanges et la coopération entre différents pays sur les droits de l’homme et promouvoir de façon équilibrée les deux catégories de droits de l’homme, en particulier le droit à la survie et le droit au développement. La priorité actuelle est de régler les problèmes préoccupant gravement la communauté internationale, tels que la violence policière, l’incapacité de garantir les droits à la vie et à la santé du peuple face à l’épidémie et la discrimination raciale dans certains pays, afin de réaliser véritablement le noble idéal dit « les droits de l’homme pour tous ».

Il faut faire valoir le rôle majeur de l’ONU, du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et d’autres organes multilatéraux, pour mettre en œuvre effectivement le Pacte mondial sur les réfugiés et pour qu’ils assument les devoirs qui leur incombent concernant le règlement de la question des réfugiés selon le principe des « responsabilités communes mais différenciées ». Il est impératif de régler les problèmes de fond tels que la guerre, les conflits, la pauvreté, le sous-développement et autres, afin de créer des conditions favorables au retour volontaire, en toute sécurité et durable des réfugiés dans leurs pays d’origine. La migration a pour cause majeure les inégalités de développement, mais en même temps elle constitue un moteur important du développement. Nous devons veiller à régler les problèmes de développement qui sont à l’origine des migrations irrégulières, et faire de la promotion du développement durable la première priorité tout au long du processus de la gouvernance mondiale de la migration. Les pays d’origine, de transit et de destination doivent renforcer leur coordination et leur coopération en mettant en œuvre le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Dans la mise en œuvre du Pacte, il faut observer le principe du respect de la souveraineté et tenir pleinement compte des réalités nationales de chaque pays et des intérêts de chaque partie.

La Chine soutient le développement de la propriété intellectuelle dans le monde. Elle est engagée dans le perfectionnement du système de la gouvernance mondiale de la propriété intellectuelle et la promotion d’une gouvernance mondiale marquée par les amples consultations, la contribution conjointe et les bénéfices partagés. Elle œuvrera toujours activement à préconiser, favoriser et développer la coopération internationale et restera un ferme défenseur, acteur et constructeur des règles internationales en matière de propriété intellectuelle. Face à la COVID-19, les pays sont invités à continuer de renforcer la coopération internationale sur la protection de la propriété intellectuelle afin de relever ensemble ce défi sanitaire et de créer un environnement favorable à l’innovation pour les innovateurs et les acteurs du marché de tous les pays.

La Chine apprécie et soutient les efforts du Secrétaire général António Guterres pour promouvoir la réforme du système des Nations Unies ces dernières années. Les Nations Unies doivent se mettre en phase avec la nouvelle situation et assumer les nouvelles missions, notamment en veillant à réunir les engagements des différentes parties en faveur du multilatéralisme. L’organisation doit, selon le mandat accordé par les résolutions pertinentes, accroître l’efficacité de son fonctionnement, renforcer ses capacités de relever les défis planétaires, de même que les capacités de son système pour le développement à soutenir les États membres dans la mise en œuvre du Programme 2030, et intensifier la surveillance et la responsabilisation. Elle est appelée à refléter effectivement, dans la répartition du personnel et l’allocation de ressources, les besoins et les intérêts des pays en développement qui représentent 80% de ses États membres et 80% de la population mondiale, afin de répondre pleinement aux attentes de la communauté internationale.
IV. Membre fondateur de l’ONU, la Chine est le premier pays à avoir apposé sa signature sur la Charte des Nations Unies. En tant que le plus grand pays en développement et membre permanent du Conseil de Sécurité, elle poursuit activement les idéaux nobles de l’ONU, œuvre à faire progresser sans cesse la cause grandiose de la paix et du développement de l’humanité et à promouvoir par des actions concrètes la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

La Chine poursuit résolument la voie du développement pacifique. Elle rejette l’invasion et l’expansion et ne recherche pas de sphère d’influence. Elle s’attache à développer l’amitié et la coopération avec tous les pays sur la base des Cinq Principes de la Coexistence pacifique, en travaillant fermement à défendre sa souveraineté, sa dignité et ses droits et intérêts légitimes, et à préserver l’équité et la justice dans le monde.
La Chine participe activement au dénouement des grands dossiers régionaux tels que la question nucléaire de la Péninsule coréenne, le nucléaire iranien, l’Afghanistan, le Myanmar, le Moyen-Orient et la Syrie, et explore et applique sans cesse une approche chinoise dans le règlement des points chauds internationaux et régionaux. Elle a participé à une trentaine d’opérations de maintien de la paix et est devenue le premier contributeur de Casques bleus parmi les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité avec plus de 40 000 Casques bleus envoyés au total. Les troupes chinoises sont hautement appréciées par l’ONU et les pays hôtes pour leur discipline et leur compétence.

Après avoir mis les 1,4 milliard de Chinois à l’abri des besoins élémentaires, la Chine aura réussi d’ici la fin de l’année à sortir de la pauvreté tous les ruraux démunis selon le critère chinois en vigueur, et parachevé l’édification intégrale de la société de moyenne aisance. Ce sera une grande contribution à l’œuvre du développement de l’humanité. Fidèle au nouveau concept de développement innovant, coordonné, vert, ouvert et partagé, la Chine travaille à la mise en œuvre globale du Programme 2030 à l’intérieur du pays. La Chine a publié en premier un plan national sur la mise en œuvre du Programme 2030 et deux rapports sur son état d’avancement, et obtenu les premiers résultats dans de nombreux domaines. Elle travaille à ce que les pays placent le développement au cœur du cadre macropolitique mondial et approfondit sans cesse la synergie entre l’Initiative « la Ceinture et la Route » et le Programme 2030. Dans le cadre de la coopération Sud-Sud, elle fait autant qu’elle peut pour aider les autres pays en développement à mettre en œuvre le Programme 2030.
La Chine poursuivra sa stratégie d’ouverture mutuellement bénéfique et partagera ses expériences de développement de même que les opportunités avec tous les pays du monde. Nous avons obtenu des acquis stratégiques majeurs dans la lutte nationale contre la COVID-19, et sommes le premier pays à reprendre les activités économiques. Nous saisirons ces opportunités pour contribuer à une économie mondiale ouverte de meilleure qualité, accélérer la mise en place d’une nouvelle architecture de développement qui s’appuie sur le rôle de pilier du grand cycle domestique et le renforcement mutuel entre le cycle domestique et le cycle international, afin de soutenir la reprise mondiale et d’apporter de nouvelles opportunités de développement aux autres pays.

Vivre une vie heureuse est le droit de l’homme le plus important. La Chine respecte et garantit depuis toujours les droits de l’homme, en veillant à combiner leur universalité et leur spécificité, à favoriser le renforcement mutuel entre la démocratie et le bien-être de la population et entre la paix et le développement, et à promouvoir et protéger les droits de l’homme dans le développement. Ainsi a-t-elle réussi à frayer une voie de développement des droits de l’homme adaptée aux conditions nationales. Elle œuvre énergiquement à développer sa propre cause des droits de l’homme. En même temps, fidèle aux principes de l’égalité, de la confiance mutuelle, de l’inclusivité, de l’inspiration mutuelle, de la coopération gagnant-gagnant et du développement partagé, elle participe activement aux affaires onusiennes des droits de l’homme, remplit scrupuleusement ses obligations internationales, mène largement la coopération internationale en la matière et apporte activement sa sagesse et sa solution à la gouvernance mondiale des droits de l’homme.

La Chine défend fermement le système de la gouvernance mondiale centré sur l’ONU, les normes fondamentales régissant les relations internationales basées sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies, l’autorité et la place de l’ONU ainsi que son rôle central dans les affaires internationales. Elle a adhéré à presque toutes les organisations internationales intergouvernementales à vocation universelle et à plus de 500 conventions internationales. Elle remplit fidèlement ses obligations internationales et honore scrupuleusement ses engagements internationaux. Elle œuvrera avec la communauté internationale pour lutter résolument contre tout acte sabotant l’ordre international et bafouant les règles internationales.

Face à la COVID-19, la Chine a répondu activement au Plan de réponse humanitaire global lancé par l’ONU, en fournissant une aide financière de 50 millions de dollars US à l’OMS et des dons en matériels à plus de 150 pays et organisations internationales, et en exportant des matériels de lutte contre l’épidémie à plus de 200 pays et régions du monde. Lors de l’ouverture de la 73e Assemblée mondiale de la Santé, le Président Xi Jinping a annoncé des initiatives importantes : accorder d’ici deux ans une aide internationale de deux milliards de dollars US, travailler avec l’ONU pour créer en Chine un dépôt et hub de réponse humanitaire globale, mettre en place un mécanisme de coopération entre des hôpitaux chinois et 30 hôpitaux africains, faire des vaccins chinois contre la COVID-19 un bien public mondial quand ils seront développés et déployés et œuvrer avec les autres membres du G20 pour concrétiser l’Initiative sur la suspension du service de la dette pour les pays les plus pauvres. La Chine honorera fidèlement et intégralement tous ses engagements pour contribuer à la construction d’une communauté de santé pour tous.

Malgré ses lourdes tâches en matière de développement dont l’amélioration du bien-être de ses populations, la Chine assume activement les responsabilités internationales adaptées à son stade de développement et à ses conditions nationales. Elle a adopté un ensemble de politiques et mesures pour relever le défi climatique et réalisé en avance ses objectifs 2020 en matière d’actions climatiques, apportant une contribution majeure à la lutte internationale contre le changement climatique. La Chine prend depuis toujours une part active à la gouvernance climatique mondiale. Elle est l’un des premiers États parties à la CCNUCC et a apporté une contribution importante à la conclusion du Protocole de Kyoto, de l’Accord de Paris et de ses règles d’application. Grâce aux efforts conjugués de la Chine et des autres parties, la Conférence des Parties à la CCNUCC qui s’est tenue en 2019 à Madrid a adopté une série de décisions réaffirmant l’attachement au multilatéralisme et reflétant le consensus des parties sur la gouvernance climatique, ce qui a jeté la base pour les négociations ultérieures.

En 2015, lors des conférences commémorant le 70e anniversaire de la création des Nations Unies, le Président Xi Jinping a annoncé une série d’initiatives et mesures majeures pour appuyer les causes de l’organisation, qui sont aujourd’hui toutes mises en œuvre.
Une force en attente de 8 000 éléments et des unités de police permanentes d’un effectif total de 300 éléments pour le maintien de la paix ont été inscrites auprès de l’ONU et six unités de la force en attente ont été hissées au niveau 3. La Chine est devenue le pays qui a fourni les contingents les plus nombreux et les plus variés à la force en attente de maintien de la paix de l’ONU. Le Fonds Chine-ONU pour la paix et le développement a développé plus de 80 projets et consacré au total 67,7 millions de dollars US pour soutenir l’action de l’ONU dans les domaines du maintien de la paix, de la lutte antiterroriste, de l’énergie, de l’agriculture, des infrastructures, de la santé et de l’éducation.
La Chine a fourni aux pays en développement 180 projets de réduction de la pauvreté, 118 projets de coopération agricole, 178 projets d’aide en faveur de la promotion des échanges commerciaux et 103 projets de protection de l’environnement et de lutte contre le changement climatique, et construit pour eux 134 hôpitaux et cliniques et 123 établissements d’enseignement et centres de formation professionnelle. Le Fonds d’aide pour la coopération Sud-Sud a conduit plus de 80 projets dans plus de 30 pays en développement, donnant une impulsion au développement durable dans le monde. La Chine a fait un don budgétaire de dix millions de dollars US à l’ONU Femmes et est devenue le premier contributeur financier de cette institution parmi les pays en développement. La Chine a accompli 133 projets de santé pour les femmes et enfants et invité plus de 30 000 femmes de pays en développement en Chine pour la formation, apportant une contribution importante à la cause des femmes dans le monde.
Face à la nouvelle situation, la Chine, en tant que grand pays, continuera de remplir son devoir, d’assumer ses responsabilités et d’apporter sa contribution au monde. Elle travaillera pour fournir davantage de biens publics mondiaux et contribuer à la cause de la paix et du développement dans le monde. Elle entend œuvrer avec les pays du monde pour défendre et promouvoir le multilatéralisme, donner conjointement un nouvel élan à l’ONU et construire ensemble une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

COVID-19 en Afrique. 1,08 million de cas et 24.660 de morts déjà.

CHINA AFRICA MEDIA — Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) a révélé vendredi que le nombre de cas COVID-19 confirmés sur le continent a franchi la barre des 1,08 million de cas confirmés alors que l’on dénombre 24.660 décès.

Le CDC Afrique, agence de santé spécialisée de la Commission de l’Union africaine, a déclaré dans son dernier point sur la situation que le nombre de cas confirmés de COVID-19 à travers le continent s’élevait à 1.084.687 en date de vendredi, contre 1.073.788 jeudi.

Le CDC Afrique a également noté une hausse de 404 du nombre de décès liés au COVID-19 à travers le continent, passant de 24.256 jeudi à 24.660 vendredi.

L’agence continentale de contrôle et de prévention des maladies a également indiqué que 780.076 patients atteints de COVID-19 s’étaient rétablis sur le continent jusqu’à présent.

L’Afrique du Sud est actuellement le pays le plus touché du continent, avec 572.865 cas confirmés. Le pays compte également le plus grand nombre de décès dus au COVID-19, avec 11.270 morts, selon le CDC Afrique. L’Egypte vient ensuite avec 96.108 cas atteints par le nouveau coronavirus et 5.107 décès liés au COVID-19, suivie du Nigeria qui a jusqu’à présent enregistré 48.116 cas confirmés et 966 décès.

Toujours selon l’agence africaine, le Maroc arrive troisième avec 37.935 cas dont 584 décès. L’Algérie complète la liste des cinq pays les plus touchés, avec 37.631 cas et 1.328 décès.

Ces cinq pays comptent pour près des trois quarts de tous les cas de COVID-19 en Afrique, l’Afrique du Sud comptant à elle seule pour plus de la moitié de tous les cas de COVID-19 sur le continent. L’Afrique australe est la zone la plus affectée en termes de cas, suivie de l’Afrique du Nord et de l’Afrique de l’Ouest, selon le CDC Afrique.

Sources Xinhua Afrique

GABON : L’IMPLICATION CITOYENNE DE HUAWEI CONTRE LE COVID-19

CHINA AFRICA MEDIA- L’engagement citoyen et la solidarité nationale de la société chinoise HUAWEI au Gabon, l’un des leaders mondiaux dans les TIC, sont à féliciter. Les autorités médicales de l’Hôpital d’Instruction des Armées d’Akanda (au nord de Libreville) fort heureusement l’ont déjà fait, fin juillet dernier !

Quelles actions citoyennes entreprises par cette sociétés ? HUAWEI a installé un LOGICIEL d’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE d’aide au diagnostic du Covid-19 au scanner de l’Hôpital d’Instruction des Armées d’Akanda.

Dans un premier temps, cette technologie améliore le diagnostic radiologique en permettant par exemple de localiser, quasi-instantanément et avec une grande précision, la partie des poumons infectée, y compris l’état de gravité. Second avantage, conséquence logique du premier, ce logiciel permet de réduire les délais de mise sous traitement des patients atteints du Covid-19. Car, le personnel médical ne perd plus du temps à interpréter et décortiquer la radiographie.

Enfin, cette technologie ultramoderne propulse le Gabon dans le giron des pays utilisant le E-Santé, notamment les outils prédictifs de sévérité pour les patients atteints par le Covid-19.

Le taux de guérison se trouve ainsi amélioré. Déjà, le 18 mars 2020, grâce aux infrastructures technologies de cette entreprise, le Gabon (COPIL- Ministère de la Santé) avait pris part la visioconférence Chine-Afrique sur la connaissance de la maladie et sa prise en charge efficace des patients du Covid-19.

Félicitations HUAWEI–Gabon pour cette contribution majeure à sauver des vies au Gabon.

LIBAN. « Quand le soleil se lèvera, Beyrouth, ma ville, n’existera plus »

CHINA AFRICA MEDIA- Au lendemain de la double explosion qui a dévasté la capitale libanaise le 04 août dernier, la presse du monde entier a aussitôt fait l’échos de cette tragédie qui aura coûté 113 vies humaines, près de 5000 blessés et plusieurs milliards de dollars de dégât matériel. Certains médias titraient sur l’ampleur des dégâts tandis que d’autres recueillaient les témoignages et récits de témoins oculaires. CHINA AFRICA MEDIA vous propose donc ici les regards croisés d’organes de presse présents sur le terrain. 

Autres Presses-« Quand le soleil se lèvera, Beyrouth, ma ville, n’existera plus » : après avoir sillonné la capitale à moto, juste après les explosions, une reporter du journal évoque, tard dans la nuit, « une destruction digne d’un film de fiction », une ville dont « il ne reste plus rien que ses habitants, qui ont appris à survivre, à vivoter, à être résilients ». « Il ne reste plus rien à Beyrouth. Plus rien. Et quand le soleil se lèvera, écrit-elle, nous constaterons que la ville n’est plus ».

L’onde de choc de ces explosions se propage à travers la presse internationale. The National relève que la seconde explosion a été si forte qu’elle a été ressentie jusqu’à Chypre. « Les traces de ces explosions massives sont visibles partout dans la capitale, tout comme la solidarité du peuple libanais, coutumier des crises », note le quotidien émirati.

« Beyrouth brisé » : au Royaume-Uni, The Independent fait état du témoignage d’une infirmière de l’hôpital Saint-Georges, qui dit avoir traversé la guerre civile de 1975-1990 et la guerre de 2006 contre Israël sans avoir jamais connu une telle déflagration. « Nous sommes maudits. Et même si c’est un accident, c’est la dernière chose que nous pouvions nous permettre », déclare un jeune blessé d’une vingtaine d’années, dans The Guardian. Le quotidien britannique parle d' »un désastre d’une telle ampleur qu’il est difficile d’en prendre la mesure, dans un pays qui était déjà au bord du précipice ».

Pour rappel les autorités libanaises ont indiqué que les explosions étaient dues à l’embrasement de 2750 tonnes de nitrates d’ammonium entreposées près du port de la ville. 

« La Chine, comme un épouvantail de l’économie mondiale »

CHINA AFRICA MEDIA -Depuis le début de la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus, de nombreux États ont pointé un doigt accusateur vers la Chine. Le reproche lui était fait d’avoir facilement, trop facilement même à leur goût, pu maîtriser la progression de la pandémie, alors même que des pays « mieux équipés » ( et mieux préparés) du point de vue sanitaire, en ont été foudroyés de plein fouet. Dani RODRIK, économiste turc reconnu mondialement, professeur à la prestigieuse université de Cambridge, dévoile les raisons d’un tel dénouement. Dans cet article publié le 09 juillet dernier que China Africa Media vous propose ici, l’universitaire pointe les spécificités du système économique chinois qui a permis à ce pays de résister à l’épidémie et surtout d’enregistrer la réduction de la pauvreté la plus rapide de l’histoire.

Par Dani RODRIK

CAMBRIDGE – Lorsque la COVID-19 s’est propagée de la Chine à l’Europe puis aux États-Unis, les pays frappés par la pandémie se sont retrouvés dans une course folle aux fournitures médicales – masques, respirateurs, vêtements de protection. Le plus souvent, c’est vers la Chine qu’ils ont dû se tourner.

Au moment où la crise a éclaté, la Chine était devenue le plus grand fournisseur mondial de nombreux produits clés, représentant la moitié de toutes les importations européennes et américaines d’équipements de protection individuelle. « La Chine a jeté les bases pour dominer le marché des fournitures de protection et médicales dans les années à venir », selon un récent rapport du New York Times.

Au départ, lorsque la Chine s’est tournée vers les marchés mondiaux, elle avait l’avantage d’une offre pratiquement illimitée de main-d’œuvre bon marché. Pourtant, comme tout le monde le reconnaît maintenant, les prouesses de fabrication de la Chine ne sont pas le résultat des forces du libre marché.

Dans le cadre de sa politique Made in China 2025, le gouvernement chinois a ciblé des augmentations ambitieuses de la part des producteurs nationaux dans les fournitures médicales mondiales. Le rapport du New York Times explique en détail comment le gouvernement a fourni des terrains à bas prix aux usines chinoises, octroyé des prêts subventionnés, ordonné aux sociétés d’État de produire des matériaux fondamentaux et stimulé les chaînes d’approvisionnement nationales en obligeant les hôpitaux et entreprises à utiliser des intrants locaux.

Par exemple, le Sichuan, deuxième province de Chine, a réduit de moitié le nombre de catégories pour lesquelles l’importation de matériel médical était autorisée. La plupart des hôpitaux étaient obligés de tout se procurer localement, seuls les meilleurs hôpitaux étant autorisés à importer des fournitures de l’étranger.

Les médias occidentaux regorgent désormais de témoignages sur la « volonté de la Chine de dominer d’importants rouages de la machine industrielle mondiale », selon les termes du New York Times. De plus en plus, le rôle de la Chine dans l’économie mondiale est décrit en termes qui font davantage penser à une agression impériale qu’au « doux commerce ». L’autoritarisme croissant du président chinois Xi Jinping et l’escalade des conflits commerciaux avec les États-Unis jouent évidemment aussi un rôle dans ce récit.

Les tensions stratégiques et géopolitiques entre les États-Unis et la Chine sont réelles. Elles sont fondées sur la puissance économique et militaire croissante de la Chine et sur la réticence des dirigeants américains à reconnaître la réalité d’un monde nécessairement multipolaire. Mais il ne faut pas laisser l’économie devenir l’otage de la géopolitique ou, pire, renforcer et amplifier la rivalité stratégique.

Pour commencer, nous devons reconnaître qu’un modèle économique mixte, piloté par l’État, a toujours été à l’origine du succès économique chinois. Si la moitié du miracle économique de la Chine reflète son virage vers les marchés à la fin des années 1970, l’autre moitié est le résultat de politiques gouvernementales actives qui ont protégé les anciennes structures économiques – telles que les entreprises d’État – tandis que les nouvelles industries ont vu le jour grâce à un large éventail de politiques industrielles.

Le peuple chinois en a bien sûr été le principal bénéficiaire, faisant l’expérience de la réduction de la pauvreté la plus rapide de l’histoire. Mais ces gains ne sont pas venus au détriment du reste du monde. Loin de là. Les politiques de croissance qui suscitent aujourd’hui l’ire des autres pays sont la raison pour laquelle la Chine est devenue un si grand marché pour les exportateurs et les investisseurs occidentaux.

Mais les politiques industrielles chinoises, telles que celles déployées dans le secteur des fournitures médicales, ne sont-elles pas injustes pour les concurrents ailleurs dans le monde ?

Nous devrions faire preuve de prudence avant de parvenir à un tel verdict. La justification traditionnelle des politiques industrielles est que les nouvelles industries produisent des retombées d’apprentissage, des externalités technologiques et d’autres avantages sociaux généraux qui rendent le soutien de l’État souhaitable. Mais de nombreux économistes occidentaux présument que les gouvernements ne sont pas très bons pour identifier les industries qui méritent d’être soutenues et que les consommateurs et les contribuables nationaux supportent la majeure partie des coûts. En d’autres termes, si la politique industrielle chinoise avait été mal conçue et mal orientée, c’est bien l’économie chinoise qui en aurait souffert directement.

Dans la même logique, si les décideurs chinois ont effectivement ciblé des activités où les avantages sociaux dépassent les avantages privés, produisant une amélioration des performances économiques, la raison pour laquelle les étrangers devraient s’en plaindre n’est pas claire. C’est ce que les économistes appellent un cas de « correction des défaillances du marché ». Il serait aussi insensé pour les étrangers de vouloir empêcher le gouvernement chinois de poursuivre de telles politiques que d’empêcher un concurrent de libérer l’accès à ses marchés.

Cela est particulièrement vrai lorsque l’externalité en question est mondiale, comme dans le cas du changement climatique. Les subventions chinoises aux panneaux solaires et éoliennes ont entraîné une baisse du coût des énergies renouvelables – ce qui représente un énorme avantage pour le reste du monde.

La science économique des politiques industrielles peut devenir plus compliquée en présence de monopoles et d’entreprises dominantes sur le marché. Les politiques industrielles peuvent être à juste titre restreintes lorsqu’elles permettent d’exercer un pouvoir de marché aux dépens du reste du monde.

Mais les producteurs chinois sont rarement accusés de maintenir des prix élevés, ce qui est la marque du pouvoir de marché. Plus souvent, la plainte est à l’opposé. De telles considérations s’appliquent probablement davantage aux entreprises américaines et européennes qui sont souvent les acteurs dominants sur les marchés de haute technologie.

Rien de tout cela n’est un argument pour que les autres pays restent les bras croisés pendant que la Chine progresse vers des industries toujours plus sophistiquées. Les États-Unis, pour leur part, ont une longue histoire de politique industrielle réussie, en particulier dans les technologies liées à la défense. Il existe désormais un large consensus, traversant le spectre politique américain, selon lequel le pays a besoin d’une politique industrielle plus explicite visant de bons emplois, l’innovation et une économie verte. Un projet de loi présenté par le leader démocrate du Sénat américain, Chuck Schumer, propose de dépenser 100 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années dans le domaine des nouvelles technologies.

Une grande partie du nouveau front en faveur d’une politique industrielle forte aux États-Unis et en Europe est motivée par la perception de la « menace » chinoise. Or, les arguments économiques suggèrent que ce n’est pas le bon objectif. Les besoins et les remèdes se situent dans la sphère domestique. L’objectif devrait être de bâtir chez nous des économies plus productives et plus inclusives – et non pas simplement de surpasser la Chine ou d’essayer de saper ses progrès économiques.

ISRAËL. Covid-19. Des milliers de manifestants protestent contre la mauvaise gestion de l’épidémie

CHINA AFRICA MEDIA -Se sentant abandonnés par le gouvernement après la fermeture forcée de leur commerce et des lieux publics pendant la pandémie, chômeurs, syndicats étudiants et travailleurs indépendants israéliens se sont réunis sur la place Rabin, lieu traditionnel de rassemblement, pour exiger au gouvernement d’honorer à ses engagements financiers. Ceci alors que le pays enregistre trois nouveaux décès du covid-19.

Les médias locaux ont estimé à quelque 10 000 le nombre de personnes ayant pris part à la manifestation de protestation contre la politique économique du gouvernement pendant la pandémie de COVID-19 ce samedi 11 juillet à Tel Aviv.

300 policiers ont été dépêchés sur place et aux alentours afin de faire respecter les directives du gouvernement concernant le coronavirus, notamment la distanciation physique et le port des masques. « Des centaines de policiers seront déployés pour assurer la protection des manifestants et préserver l’ordre public », avaient indiqué les autorités policières dans un communiqué.

Il faut dire que conséquemment aux mesures restrictives prises par le gouvernement israélien aux fins de lutter contre la pandémie de Covid-19, le taux de chômage en Israël a été quasiment multiplié par 9 ces derniers mois, passant de 3,4 % en février à 27 % en avril, avant de redescendre légèrement en mai à 23,5 %. Les chiffres de juin n’ont pas encore été publiés.

Si les salariés qui se sont retrouvés sans travail ont pu demander des allocations chômage, les travailleurs indépendants affirment chaque jour que nombre d’entre eux attendent depuis des mois l’aide promise par le gouvernement.

Les syndicats étudiants ont aussi participé au rassemblement pour exprimer leurs inquiétudes dans un contexte où de nombreux jeunes se retrouvent aujourd’hui sans travail.

Ce n’est pas une protestation politique mais du peuple

Une résidente de Tel Aviv, a confié au Times of Israël assister à la manifestation pour afficher sa solidarité avec beaucoup de ses amis qui ont perdu leur emploi en raison des restrictions prises par le gouvernement. Lesquelles restrictions visaient à contenir la pandémie.

« Ce n’est pas une protestation politique, c’est une protestation du peuple », a lancé un autre manifestant, le chef de l’Association des bars et clubs d’Israël. Il a fait savoir que les manifestants exigent une action immédiate. « Nous voulons voir l’argent à la banque. La période de naïveté est terminée », a-t-il martelé.

« Je suis ici pour appeler le gouvernement à faire ce qu’il a promis. Transférer l’argent aux salariés et aux petites entreprises », a poursuivi un autre encore. « Vous leur avez dit de fermer et ils l’ont fait. Maintenant, c’est à vous de les aider avant qu’il ne soit trop tard », ajoute-t-elle.

Il y a une grave crise de confiance

Il y a une grave crise de confiance entre le gouvernement et une grande partie delà population israélienne, c’est en tout cas ce que pense Shai BERMAN, un des organisateurs de la manifestation, interrogée par nos confrères de la radio publique israélienne. BERMAN faisait partie d’un groupe de militants invités vendredi par NETANYAHU et des responsables du ministère des Finances, dans une tentative de dernière minute visant à éviter la gigantesque manifestation. « Il a essayé », a-t-elle déclaré, ajoutant que les aides présentées étaient un bon début mais comportaient des défauts. Benjamin NETANYAHU avait, de son côté, déclaré « Nous tiendrons nos engagements ».

Mais cela n’a pas empêché certains des manifestants de scander « Bibi [Netanyahu], rentre chez toi », dans ce qui semble représenter le sentiment de la majorité manifestants, l’appelant à démissionner en raison des soupçons de  corruption qui pèsent sur lui. Selon Kan, plus de 160 manifestations ont eu lieu dans différents endroits du paysmalgré l’interdiction de rassemblement en vigueur.

L’ombre de George Floyd plane encore

« Les manifestants n’ont aucune raison de protester, nous n’avons pas perdu le contrôle de ce qui se passe dans l’économie », a estimé le ministre des Finances, Israel Katz à la Treizième chaîne. Concernant les plaintes selon lesquelles l’aide gouvernementale promise a été lente à arriver, Katz dit : « l’argent arrivera à la banque mardi et vous le verrez dans votre compte mercredi ».

Certains à Tel Aviv ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Laissez-nous respirer » en hébreu. En écho au « Je ne peux pas respirer », repris dans les manifestations contre les violences policières dans le monde entier depuis la mort, le 25 mai  de George Floyd.