Covid-19. Les vaccins du Chinois Sinopharm à Brazzaville

China Africa Media-Un premier lot de doses du vaccin chinois Sinopharm contre le nouveau coronavirus, don du gouvernement chinois, est arrivé mercredi à Brazzaville, la capitale de la République du Congo, avant la campagne de vaccination attendue à la veille de l’élection présidentielle du 21 mars prochain.

La ministre de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, accompagnée par deux collègues, et l’ambassadeur de Chine Ma Fulin, était présente à l’aéroport pour accueillir cette cargaison, notant qu’il s’agissait du premier lot de vaccin reçu par son pays.

« La vaccination va démarrer dans les jours qui suivent. Nous sommes prêts à vacciner. Les sites de vaccination sont connus« , a-t-elle assuré.

Selon son ministère, priorité sera donnée aux personnels de santé, aux journalistes, aux agents de la force publique, à ceux souffrant de diabète ou d’hypertension, ainsi que les personnes âgées de plus de 50 ans.

A en croire M. Ma, cette aide montre que la Chine a tenu la promesse qu’elle avait faite en juin dernier lors du sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité dans la lutte contre le nouveau coronavirus.

« L’amitié sino-congolaise et celle entre la Chine et l’Afrique seront plus profondes et plus fermes après l’épreuve de la pandémie. Comme le Congo, de nombreux pays africains ont reçu ou sont sur le point de recevoir les vaccins chinois. La Chine est disposée à travailler avec les pays en développement africains pour lutter côte à côte contre la pandémie« , a-t-il dit à des journalistes.

Le gouvernement congolais a annoncé qu’il allait lancer sa campagne de vaccination avant le scrutin présidentiel du 21 mars. Il a exhorté chacun à continuer à respecter strictement les barrières sanitaires pendant et après le vote.

En date de jeudi, le pays a recensé 9.329 cas d’infection, dont 131 décès, selon le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique).

Côte-d’Ivoire. Mort du Premier ministre Hamed Bakayoko

Le cancer fulgurant contre lequel il luttait depuis un moment aura finalement eu raison de lui. Le Premier ministre ivoirien, hospitalisé au début du mois de mars à l’Hôpital américain de Paris, puis transféré en urgence en Allemagne dans la matinée du 6 du même mois est décédé ce mercredi 10 mars en Allemagne.

D’après des sources médicales, son état de santé s’était soudainement dégradé ces derniers jours. Souffrant d’un cancer en phase terminale et hospitalisé depuis le début du mois de mars à l’Hôpital américain de Paris, Hamed Bakayoko avait été transféré, son état s’aggravant, dans un établissement de Fribourg, en Allemagne, dans la matinée du 6 mars, pour y suivre un traitement expérimental. Il a finalement succombé, hier 10 mars, à l’âge de 56 ans.

« Notre pays est en deuil » c’est la déclaration faite par le Président Alassane Ouattara, dans un message lu à la télévision nationale par Fidel Sarassoro, son directeur de cabinet. « Je rends hommage au Premier ministre, Hamed Bakayoko, mon fils et proche collaborateur, trop tôt arraché à notre affection », a poursuivi le chef de l’État, rendant hommage à « un grand homme d’État, un modèle pour notre jeunesse, une personnalité d’une grande générosité et d’une loyauté exemplaire. »

Il faut souligner que cette disparition intervient 9 mois après celle de l’ancien Premier ministre Amadou Gon Coulibaly mort dans des conditions presque similaires en juillet de l’année dernière. Devant la volonté affichée d’Alassane Ouattara de se retirer, Gon Coulibaly avait été désigné pour lui succéder. Mais, manque de peau, le poulain, alors Premier ministre, tomba brusquement malade et mourut peu de temps après.

Amadou Gon Coulibaly (gauche)

Hamed Bakayoko avait été choisi pour lui succéder à la Primature, mais pas pour endosser le costume d’héritier, le président sortant préférant finalement briguer un troisième mandat malgré les critiques. Fidèle collaborateur du chef de l’État depuis plus de vingt ans, « Hambak » (c’est ainsi qu’on l’appelait affectueusement) s’était imposé comme un membre incontournable de la sphère Ouattara.

Ministre de la Défense et maire d’Abobo, il venait d’être réélu député dans sa circonscription de Séguéla sous la bannière du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir. Dans le camp présidentiel, il apparaissait depuis peu comme l’un des plus sérieux candidats à la succession de Ouattara.

Wang Yi : « La coopération sino-africaine est devenue un modèle de la coopération Sud-Sud »

China Africa MediaLe chef de la diplomatie chinoise, répondant à la question d’un journaliste, a affirmé que « La coopération sino-africaine est devenue un modèle de la coopération Sud-Sud et bel exemple de coopération internationale avec l’Afrique ». C’était à la faveur d’une conférence de presse qu’il donnait ce dimanche 07 mars à Beijing, Capitale politique de la Chine.

Le Conseiller d’État et ministre des Affaires Étrangers chinois, évoquant les relations entre l’Afrique et son pays, a tenu a souligner la solidité des rapports qui unissent les deux parties depuis des décennies. Pour Wang Yi, la Chine et l’Afrique « sont liées par une amitié solide qui se renforce au fil du temps et seront pour toujours de bons amis et de bons partenaires qui partagent un avenir commun ».

Au cours des deux décennies écoulées, dix programmes de coopération et huit initiatives majeures ont été mis en place par les deux parties. « Le volume de leurs échanges commerciaux 20 fois plus important qu’il y a 20 ans, et les investissements directs chinois en Afrique, 100 fois plus élevés » a-t-il indiqué . On compte aujourd’hui 150 jumelages de villes entre la Chine et l’Afrique, soit 3 fois plus qu’il y a 10 ans.

Concernant la lutte contre la pandémie de coronavirus, Wang Yi veut, s’agissant de la coopération sino-africaine, prioritairement accompagner les pays africains dans la riposte sanitaire et la reprise économique. Le Président Xi Jinping a d’ailleurs initié et présidé l’an dernier le Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la Solidarité contre la COVID-19, où il a annoncé une série de nouvelles mesures en faveur de l’Afrique. « Jusqu’à présent, nous avons fourni près de 120 lots de matériel sanitaire d’urgence à l’Afrique et envoyé des groupes d’experts médicaux à 15 pays africains. Nous avons fourni et fournirons des vaccins à 35 pays africains et à la Commission de l’Union Africaine » a-t-il rappelé.

Il a par ailleurs indiqué que le siège du CDC africain qui sera construit avec l’aide de la Chine a été officiellement mis en chantier, et la coopération entre des hôpitaux chinois et 30 hôpitaux partenaires africains avance dans d’heureuses conditions. Cette année, la prochaine conférence du FCSA est prévue pour se tenir au Sénégal. Selon le Patron de la diplomatie Chinoise, la Chine veut saisir cette occasion pour soutenir l’Afrique dans ses efforts pour vaincre le virus et renforcer son système de gouvernance de la santé publique. Ceci afin d’accélérer son industrialisation et augmenter ses capacités de développement autonome. Mais aussi accélérer l’intégration régionale et permettre à l’Afrique de prendre toute sa part dans la mondialisation économique.

« La Chine et l’Afrique travailleront ensemble à une coopération de qualité dans le cadre de l’Initiative la Ceinture et la Route et à la construction d’une communauté d’avenir partagé encore plus solide, pour contribuer sans cesse au développement et au redressement du continent africain » a-t-il conclut.

Conférence de presse donnée par le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi sur la politique étrangère et les relations extérieures de la Chine

China Africa Media-Le 7 mars 2021, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a donné une conférence de presse à l’occasion de la 4e session annuelle de la 13e Assemblée populaire nationale (APN) au Grand Palais du Peuple et répondu aux questions de journalistes chinois et étrangers sur la politique étrangère et les relations extérieures de la Chine.

La conférence de presse d’aujourd’hui se tient une fois encore en visioconférence. Alors que l’épidémie a été effectivement maîtrisée en Chine, beaucoup de pays poursuivent leur combat contre le coronavirus. Tant que l’épidémie n’est pas éradiquée dans un pays, la communauté internationale doit poursuivre ses efforts dans la solidarité. Même s’il ne reste qu’une personne infectée, nous avons toujours la responsabilité d’apporter notre aide.

L’union fait la force. La persévérance nous conduit à la victoire. La lueur d’espoir est devant nous. La Chine poursuivra la coopération solidaire avec tous les pays pour contribuer à la victoire définitive de l’humanité contre l’épidémie.

Après cette brève introduction, le Chef de la diplomatie Chinoise s’est dit disposé à répondre aux questions de la presse.

CCTV : Comment voyez-vous la diplomatie chinoise de l’année dernière ? Quels seront les priorités et les temps forts diplomatiques en 2021 ?

Wang Yi : En 2020, la Chine, ensemble avec tous les pays du monde, a fait un parcours exceptionnel. Sous la ferme direction du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) rassemblé autour du Camarade Xi Jinping, la diplomatie chinoise a accompli son devoir envers le pays, le peuple et le monde. La Chine a travaillé sans relâche à relever les défis inédits et à jouer activement son rôle. 

Au cours de l’année dernière, la diplomatie de Chef d’État a eu plusieurs temps forts. À travers la « cloud diplomacy », le Président Xi Jinping a mené de multiples échanges avec les dirigeants d’autres pays pour développer la coopération, portant une vision globale propre au dirigeant d’un grand pays. Cela a permis de montrer l’orientation et de donner de l’impulsion à la lutte internationale contre l’épidémie. 

Au cours de l’année dernière, nous avons démontré la détermination la plus résolue pour défendre les intérêts du pays. Nous avons lutté résolument contre les actes hégémoniques, arbitraires et d’intimidation et les ingérences injustifiées dans les affaires intérieures de la Chine. La souveraineté de la Chine ne souffre aucune violation. La dignité de la nation chinoise ne souffre aucune atteinte. Les droits légitimes du peuple chinois doivent être préservés.

Au cours de l’année dernière, nous avons déployé le plus grand effort pour lutter contre l’épidémie. Nous avons assumé notre devoir pour contribuer au combat sanitaire dans le pays, et travaillé en solidarité avec la communauté internationale et engagé la plus grande opération humanitaire d’urgence depuis la fondation de la Chine nouvelle, apportant par là la contribution chinoise à la lutte internationale contre le virus.

Au cours de l’année dernière, nous avons accordé la première priorité à la sécurité et à la santé de nos compatriotes d’outre-mer. Face à l’épidémie, nous sommes rapidement venus en aide aux ressortissants chinois à l’étranger et avons fait tout le possible pour les protéger et les accompagner. Nous avons mis en pratique le principe de la diplomatie au service du peuple. 

Au cours de l’année dernière, nous avons suivi avec la plus grande attention la bonne orientation de la gouvernance mondiale. La Chine a combattu résolument la montée de l’unilatéralisme, et défendu le multilatéralisme et les normes régissant les relations internationales par des actes concrets. Face à la montée du protectionnisme, nous avons œuvré à élargir l’ouverture sur l’extérieur, à valoriser l’atout du marché immense de la Chine, et à offrir au monde plus d’opportunités de développement. 

L’année 2021 est pour la Chine une année qui fera époque. Nous célébrerons le centenaire du PCC et la diplomatie chinoise entamera une nouvelle marche. 

Nous serons à la hauteur des missions qui nous sont confiées par le Parti et le pays pour promouvoir activement les relations d’amitié avec différents pays, renforcer la compréhension mutuelle entre la Chine et le reste du monde, et continuer de créer un environnement extérieur favorable au grand renouveau de la nation chinoise. 

Nous garderons à l’esprit les grandes priorités du pays pour préserver et élargir la période d’importantes opportunités stratégiques pour le développement de la Chine, travailler sans relâche à un bon démarrage du 14e plan quinquennal, favoriser la circulation domestique et la circulation internationale, et contribuer à la nouvelle dynamique de développement. 

Nous nous tournerons vers l’ère post-COVID-19 pour promouvoir activement la coopération sanitaire internationale et bâtir la communauté de santé pour tous. Nous œuvrerons à faire avancer la coopération de qualité dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route », contribuerons à une reprise rapide de l’économie mondiale et renforcerons la réponse collective au changement climatique et à d’autres défis mondiaux. 

Nous continuerons d’aller dans le sens de l’histoire pour promouvoir activement un nouveau type de relations internationales, faire rayonner les valeurs communes de l’humanité de la paix, du développement, de l’équité, de la justice, de la démocratie et de la liberté, et travailler avec tous les pays pour bâtir une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. 

Cette année est l’année du Buffle selon le calendrier lunaire. Le buffle est symbole de la persévérance et de la vigueur. La diplomatie de Chef d’État continuera de guider notre action, et la diplomatie chinoise écrira de nouveaux chapitres plus brillants. Une Chine fidèle à l’amitié, forte de détermination et résolue dans ses principes et ses responsabilités, apportera plus de chaleur et d’espoir au monde, et plus de confiance et de force au développement partagé de tous les pays.

Quotidien du Peuple : Vous avez souligné que la direction du Parti est l’âme de la diplomatie chinoise. Cette année marque le centenaire du PCC. Pour la diplomatie, que signifie la direction du Parti ?

Wang Yi : La diplomatie chinoise est la diplomatie du peuple sous la direction du PCC. Le Parti est le pilier du peuple chinois et la boussole de la diplomatie chinoise.

Œuvrer au bonheur du peuple chinois et au renouveau de la nation chinoise est l’engagement initial et la mission du Parti qui déterminent le devoir et la responsabilité de la diplomatie chinoise. Rester fidèle à l’indépendance et promouvoir la justice et l’équité sont les valeurs que poursuit le Parti qui déterminent les principes fondamentaux que doit observer la diplomatie chinoise. Poursuivre le développement pacifique, rechercher la coopération gagnant-gagnant et promouvoir la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité sont non seulement les dispositions des Statuts du Parti et de la Constitution, mais aussi le chemin et l’orientation que doit suivre la diplomatie chinoise.

Les décisions et accomplissements majeurs de la diplomatie chinoise trouvent leur origine dans le plan général et stratégique du Comité central du PCC. Surtout depuis le 18e Congrès du PCC, le Secrétaire général Xi Jinping, avec la vision mondiale, la fermeté stratégique et le grand sens des responsabilités, a innové dans la théorie et la pratique et dressé un plan de développement pour la diplomatie chinoise, de manière que la Chine avance toujours dans le bon sens de l’Histoire.

Les cent ans passés n’ont fait qu’ouvrir une grande œuvre millénaire. Nous pourrons attendre des années à venir des réalisations encore plus glorieuses. La pratique l’a bien prouvé : la direction du Parti est le plus grand atout politique de la diplomatie chinoise et la garantie fondamentale qui nous permet d’aller de victoire en victoire. Nous continuerons de travailler sous la direction du Parti et d’appliquer intégralement la Pensée de Xi Jinping sur la diplomatie. Nous œuvrerons à puiser la force dans les traditions glorieuses du Parti, et la sagesse, dans les expériences historiques du Parti, afin d’ouvrir sans cesse de nouvelles perspectives de la diplomatie de grand pays aux caractéristiques chinoises.

Hong Kong China Review News Agency : L’APN prendra une décision sur le perfectionnement du système électoral de la Région administrative spéciale de Hong Kong. Certains pays pensent que les mesures concernées sont incompatibles avec la politique d’« un pays, deux systèmes ». Que répondez-vous à ces propos ?

Wang Yi : Tout d’abord, je tiens à souligner que perfectionner le système électoral de la Région administrative spéciale de Hong Kong et concrétiser l’« administration de Hong Kong par les patriotes » répondent à l’impératif de faire avancer la politique d’« un pays, deux systèmes » et d’assurer la stabilité et la prospérité de Hong Kong sur le long terme, et relèvent du pouvoir et de la responsabilité conférés à l’APN par la Constitution. Les mesures concernées sont tout à fait conformes à la Constitution et à la loi et sont légitimes et justifiées.

Dans tous les pays, la loyauté envers la patrie est une exigence d’éthique politique fondamentale à observer par tous les fonctionnaires et tous les candidats à la fonction publique. Hong Kong ne fait pas exception. Hong Kong est une région administrative spéciale de la Chine et fait partie de la République populaire de Chine. Comment peut-on espérer que quelqu’un aime vraiment Hong Kong s’il n’aime même pas sa patrie ? Aimer Hong Kong et aimer la patrie s’inscrivent parfaitement dans la même ligne.

Sous la colonisation, il n’y avait pas de démocratie à Hong Kong. Depuis le retour de Hong Kong il y a 24 ans, personne d’autre n’est plus attaché à la démocratie, à la stabilité et à la prospérité de Hong Kong que le gouvernement central. Le retour de Hong Kong à la stabilité est dans l’intérêt de toutes les parties et offrira une garantie plus solide à la préservation des droits des habitants de Hong Kong et des intérêts légaux des investisseurs étrangers à Hong Kong. Nous sommes déterminés à poursuivre la politique d’« un pays, deux systèmes », le principe de l’« administration de Hong Kong par les Hongkongais » et d’« un haut degré d’autonomie », et nous sommes convaincus d’assurer à Hong Kong un avenir encore plus radieux. 

CGTN : Cette année marque le 50e anniversaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime à l’ONU. Quels sont vos commentaires là-dessus ? 

Beaucoup de pays souhaitent voir une réforme des Nations Unies. Qu’en pense la Chine ?

Wang Yi : Il y a 50 ans, la 26e session de l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution rétablissant la République populaire de Chine dans son siège légitime à l’ONU. En ce jour, dans la salle retentissant d’applaudissements nourris, nos frères d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine étaient nombreux à ovationner et à s’embrasser. Les représentants de 57 pays sont montés sur la tribune pour nous féliciter. Depuis ce moment historique, un grand pays peuplé de près d’un quart de la population mondiale a rejoint la famille des Nations Unies, et l’ONU est devenue une véritable organisation universelle. Désormais, un nouvel acteur majeur crédible et fiable a participé à la cause de la paix et du développement du monde : la République populaire de Chine.

Au cours des 50 ans écoulés, la Chine a défendu fermement le système international centré sur les Nations Unies et l’ordre international fondé sur le droit international. Elle a adhéré à presque toutes les organisations internationales intergouvernementales et à plus de 500 conventions internationales. Elle est devenue le deuxième contributeur financier des opérations onusiennes de maintien de la paix et le plus grand fournisseur de troupes à ces opérations parmi les membres permanents du Conseil de Sécurité. La Chine défend depuis toujours l’équité et la justice ainsi que l’égalité entre pays de tailles différentes. Sa voix aux Nations Unies appartient toujours aux pays en développement.

Dans une situation internationale en mutation profonde, la communauté internationale souhaite voir les Nations Unies évoluer avec le temps et se perfectionner sans cesse à travers des réformes. La Chine est d’avis que quelles que soient l’évolution de la situation et les pistes de réforme, il est impératif de respecter les principes suivants :

Premièrement, rester fidèle aux buts et principes de la Charte des Nations Unies. La Charte a défini les normes fondamentales régissant les échanges interétatiques et le règlement des conflits. Toute violation de la Charte est une atteinte à la paix et à la stabilité mondiales.

Deuxièmement, défendre le rôle central de l’ONU dans le système international. L’ONU est l’organisation internationale la plus universelle, la plus représentative et dotée de la plus haute autorité dans le monde. Son rôle ne doit qu’être renforcé et non affaibli. Tous les pays sont tenus de défendre consciencieusement l’autorité des Nations Unies.

Troisièmement, observer le principe onusien fondamental de consultations sur un pied d’égalité. Les Nations Unies ne sont pas un club des grands, encore moins un club des riches. Tous les pays sont souverainement égaux. Aucun pays n’a le droit de monopoliser les affaires internationales. Il est nécessaire d’augmenter la représentation et le droit à la parole des pays en développement aux Nations Unies pour mieux refléter la volonté commune de la majorité des pays.

Sur un nouveau point de départ historique, la Chine mettra en œuvre scrupuleusement les initiatives et mesures majeures annoncées par le Président Xi Jinping, prendra une part plus active dans les affaires onusiennes et œuvrera sans cesse à l’idéal de l’ONU de transformer les glaives en hoyaux en vue d’un monde sans guerre.

Agence France-Presse : L’administration Biden a parlé le mois dernier du retour de l’alliance transatlantique. Comment la Chine gérera les relations trilatérales avec l’Europe et les États-Unis ?

Wang Yi : En 2020, le Président Xi Jinping a tenu avec les dirigeants européens trois visioconférences réussies. Les échanges de haut niveau entre les deux parties sont restés intenses. Les deux parties ont renforcé leur confiance mutuelle dans la lutte commune contre la COVID-19 et rehaussé leur coopération en cette année marquant le 45e anniversaire de leurs relations diplomatiques. Elles ont signé l’Accord sur les indications géographiques et conclu les négociations sur l’Accord d’investissement selon le calendrier prévu. Pour la première fois, la Chine est devenue le plus grand partenaire commercial de l’UE. Face aux crises et défis, les relations sino-européennes se sont avérées résilientes et dynamiques et ont envoyé un message positif au monde.

Le parcours des relations sino-européennes démontre parfaitement que la Chine et l’Europe partagent de larges intérêts communs, que la coopération gagnant-gagnant est l’aspect dominant de leurs relations, que ces deux grandes civilisations peuvent se parler, que la Chine et l’UE ne sont pas des rivaux systémiques, et qu’en coopérant dans l’esprit d’indépendance, elles pourront accomplir de grandes choses. Nous continuerons de soutenir l’intégration européenne et de soutenir une UE unie et forte qui jouera un rôle accru dans les affaires internationales. 

Nous sommes d’avis que la Chine et l’UE sont deux forces majeures dans le monde multipolaire. Les relations sino-européennes sont marquées par l’égalité et l’ouverture. Elles ne visent aucune partie tierce, ni ne dépendent d’aucune partie tierce. Nous nous réjouissons de voir l’UE renforcer sans cesse son autonomie stratégique, porter le multilatéralisme et œuvrer à la coordination et à la coopération entre grands pays. Nous entendons travailler ensemble avec l’UE pour relever les défis planétaires, apporter davantage d’énergie positive aux efforts internationaux visant à vaincre la COVID-19, à redresser l’économie et à lutter contre le changement climatique, et fournir plus de stabilité aux relations internationales.

Sources : Cgtn français.

Sénégal. L’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko déclenche des émeutes dans plusieurs grandes villes.

China Africa MediaDepuis trois jours déjà, plusieurs grandes villes du Sénégal sont le théâtre de violentes émeutes opposant les forces de l’ordre aux populations sénégalaises. Ces affrontements font suite à l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko, dont la garde à vue a été prolongée. Selon le ministère de l’Intérieur sénégalais, quatre personnes ont été tuées dans les émeutes.

Ousmane Sonko, arrivé troisième de la présidentielle de 2019 et pressenti comme un des principaux concurrents du président Macky Sall en 2024, a été arrêté en début de semaine après une plainte pour viol déposée contre lui.

Ousmane Sonko

«Alors qu’il se rendait au tribunal pour y être auditionné, le cortège qui l’accompagnait et lui sont stoppés net par des forces de l’ordre lui signifiant son arrestation, cette fois pour trouble à l’ordre public. Ce qui a aussitôt déclenché l’ire des populations qui y voient des manœuvres d’élimination politique orchestré par la main invisible de la France» relate Diop Amadou, journaliste au quotidien Le Soleil que nous avons joint au téléphone.

Selon la même source, des saccages et des pillages de magasins ont été perpétrés, en particulier sous enseigne française, dans la capitale et différentes villes du pays telle que Thiess, Saint Louis ou encore Kolda depuis mercredi dernier.

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, on peut voir une foule immense de jeune qui courent en scandant «libérez Sonko». Dans une autre, on voit la foule saccager le magasin français Auchan. Dans une autre encore, une foule de jeunes, des filles y compris, harcèlent à coup de Pierre et de bâtons, un camion de police qui sera finalement contraint à rebrousser chemin.

«Libérez Sonko !» scande la foule

Si l’arrestation d’Ousmane Sonko est l’étincelle qui a embrasé le pays, il n’en demeure pas mois que l’exaspération générale face à la dureté de la vie, accrue depuis au moins un an avec la pandémie de Covid-19, y est également pour beaucoup. Ce soulèvement, s’il perdure, risque bien d’être fatal pour le président Macky Sall.

Lutte contre la pauvreté. XI Jinping :«plus de 98 millions de chinois sortis de la pauvreté ces 8 dernières années»

Autre PresseLors d’une conférence de presse, tenu vendredi 26 février dernier, à Beijing, au Grand Hall du peuple, le Président Xi Jinping, par ailleurs Secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et Président de la Commission militaire centrale, a déclaré que la pauvreté absolue a été éradiquée dans son pays.

«Au cours des huit dernières années, les 98, 99 millions de ruraux démunis qui vivaient encore sous le seuil de pauvreté sont tous sortis de la pauvreté. L’ensemble des 832 districts et des 128 000 villages pauvres ont été retirés de la liste de la pauvreté», a-t-il confié. Et d’ajouter : «Depuis le lancement de la réforme et l’ouverture au reste du monde, à la fin des années 1970, 770 millions de ruraux démunis sont sortis de la pauvreté selon le seuil de pauvreté actuel de la Chine».

D’après Xi Jinping, la Chine a contribué «à hauteur de plus de 70 % à la réduction de la pauvreté dans le monde au cours de cette période. Avec de telles réalisations, a-t-il affirmé, la Chine a créé un nouveau «miracle» qui «entrera dans l’histoire».

Le Président chinois a rappelé que le PCC s’efforce d’améliorer les moyens de subsistance des populations depuis sa fondation, et son Comité central a maintenu l’éradication de la pauvreté au premier plan des priorités dans la gouvernance au cours des huit dernières années.

En moyenne, plus de 10 millions de personnes pauvres sortent de la pauvreté chaque année depuis 2012. Lors de cette conférence, les combattants considérés comme des modèles dans la lutte contre la pauvreté ont été récompensés.

Amadou Diop

Lutte contre la pauvreté en Chine : Trois mots-clés à retenir

French.xinhuanet.com | Publié le 26-02-2021 à 10:11

BEIJING, 26 février (Xinhua) — Dans le « village au bord du précipice« , petit hameau de la préfecture autonome Yi de Liangshan, dans la province du Sichuan, les habitants étaient obligés d’emprunter durant des heures des échelles de bois rudimentaires pour partir de chez eux et revenir. Aujourd’hui, tout est différent : un escalier en acier a été construit en 2016 ; des stations-antennes 4G ont été installées ; de courtes vidéos réalisées par de jeunes villageois ont attiré près 100.000 touristes en 2019. Mais ce n’est pas tout. Ne citons qu’un exemple. Inaccessible pour les camions, le dispensaire local n’est aujourd’hui approvisionné ni par des nacelles soulevées par des treuils, ni par des travailleurs qui se tuent à la tâche à gravir de longues échelles, mais par des drones !

En 2020, la Chine a atteint, comme prévu, les objectifs d’éradication de la pauvreté dans la nouvelle ère. Depuis le XVIIIe Congrès du Parti communiste chinois en 2013, près de 100 millions d’habitants ruraux démunis selon les critères en vigueur sont sortis de la pauvreté. Sur la période 2013-2019, le revenu disponible par habitant des 832 districts défavorisés est passé de 6.079 à 11.567 yuans. Avec dix ans d’avance, la Chine a réalisé l’objectif d’élimination de l’extrême pauvreté du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

La pauvreté n’est une fatalité pour personne. Le Secrétaire général de l’ONU António Guterres avait bien raison de dire en 2018 à Boao : « La voie de la Chine pour éradiquer la pauvreté d’ici 2020 prouve qu’il est effectivement possible de ne laisser personne derrière. » De tous ces accomplissements de la lutte contre la pauvreté, nous pouvons tirer trois mots-clés.

Le premier est « direction efficace« . La direction du Parti communiste chinois est la garantie fondamentale de l’action nationale. Le Président Xi Jinping fait de la lutte contre la pauvreté une priorité dans la gouvernance de l’Etat. Depuis 2015, il a convoqué sept réunions pour discuter de l’éradication de la pauvreté. Jusqu’en mars 2020, 255.000 équipes regroupant 2,9 millions de membres du Parti ont été envoyées dans les villages démunis pour diriger sur place les actions contre la pauvreté. Un régime de responsabilisation à cinq échelons, à savoir province, ville, district, bourg et village, a été mis en place pour assurer l’efficacité de l’application des politiques.

Le deuxième est « mesure ciblée« . Tout doit reposer sur la différenciation et le ciblage. En 2013, Xi Jinping a avancé l’idée d’une lutte ciblée contre la pauvreté. Plus précisément, de savoir pour qui, par qui et comment, et ce, en fonction de la situation sur le terrain. A la lumière de cette vision, d’énormes efforts ont été consentis pour identifier les populations prioritaires, analyser les causes profondes de la pauvreté, élaborer des politiques efficaces, assurer une bonne mise en œuvre et consolider les acquis.

Le troisième est « contribution commune« . Les efforts de chacun sont indispensables à l’accomplissement de cette mission importante. Les avis des différents milieux ont été attentivement écoutés et la créativité et l’initiative de tous ont été mobilisées. Tous les Chinois y participent et y contribuent. Une synergie gouvernement – marché – société a été mise en valeur. La coopération entre les régions plus développées de l’Est et celles moins développées de l’Ouest a porté des fruits. Les paysans ont été encouragés à la création d’entreprises et à l’e-commerce et ont bénéficié d’aides financières publiques et privées. Les consommateurs chinois se tournent davantage vers des produits bio des régions reculées… Chacun y contribue, chacun en bénéficie.

A l’heure où la pandémie de COVID-19 continue de se propager, les progrès des dernières décennies risquent d’être compromis et un long chemin reste à parcourir pour l’avènement d’un monde sans pauvreté. Mais le monde sortira plus fort de ces épreuves, comme il l’a toujours fait dans le passé, et réussira l’élimination de l’extrême pauvreté si nous œuvrons ensemble à une coopération internationale renforcée. Il est temps de perfectionner le partenariat mondial pour le développement, de promouvoir la coopération Nord-Sud et de poursuivre la coopération Sud-Sud, en vue de construire une communauté de destin pour l’humanité, où plus personne ne souffre de la pauvreté

Chine. Plus de milliardaires que les USA et l’Inde réunis

La Chine comptait en fin 2020, 253 milliardaires en dollars américain de plus qu’en 2019. Début 2021, elle totalise désormais 1058 super-riches (en incluant Hong Kong).

Les milliardaires chinois sont toujours plus nombreux. Alors que la Chine apparaît comme un des grands gagnants de la crise du Covid-19, l’Empire du Milieu a vu l’an dernier le nombre de ses milliardaires en dollars s’étoffer (+253), selon le classement annuel du cabinet Hurun qui comptabilise 1058 milliardaires en dollars.

En nombre, les États-Unis sont seconds avec 696 milliardaires. Les trois plus grosses fortunes mondiales restent néanmoins américaines et française : 197 milliards de dollars pour Elon Musk, le fantasque patron de Tesla, devant Jeff Bezos (Amazon) et Bernard Arnault (LVMH).

L’Inde est le troisième pays au monde à compter le plus grand nombre de milliardaires (177).

Source : Capital

Jack Ma déclassé, l’homme le plus riche de Chine est désormais Zhong Shanshan

L’homme le plus riche de Chine est désormais le discret patron d’un géant de l’eau en bouteille, Zhong Shanshan, qui ne figurait pas au classement des 100 premières fortunes mondiales un an plus tôt.

Sa fortune est évaluée à 46 456, 47 milliards de francs CFA, environ 85 milliards de dollars (70,71 milliards d’euros), après l’entrée en Bourse de sa société Nongfu Spring l’an dernier. Pour la première fois dans l’histoire du classement Hurun, les plus grosses fortunes de Chine ne sont plus liées à l’immobilier, un secteur sur lequel la croissance du pays a longtemps reposé.

L’eau minérale Nongfu Spring

La perte par Jack Ma, de sa couronne (il était y a quelques mois première fortune de Chine) coïncide avec les déboires de son groupe Alibaba auprès des régulateurs chinois. Fin 2020, Pékin a stoppé net l’entrée en Bourse du géant du paiement Ant Group, filiale d’Alibaba, qui aurait dû être la plus grosse opération de tous les temps.

En Chine, même riche, on ne badine pas avec l’État ou la Chine continentale. Respect à l’État.

Train «Ananas express» pour combler le déficit de l’interdiction d’importation

La Chine continentale lance un train «ananas express», après avoir interdit les importations en provenance de l’île de Taïwan.

La Chine a lancé une ligne ferroviaire à grande vitesse sur le thème de l’ananas pour promouvoir les ananas produits à Xuwen, dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine.

Les agriculteurs locaux ont déjà assisté à une augmentation des ventes au cours du week-end, après que les ananas de l’île de Taiwan ont été interdits par la Chine continentale vendredi dernier.

La ligne express relie plusieurs villes de Chine, dont Guangzhou, capitale du Guangdong, et les principaux marchés de l’ananas tels que Pékin, Shanghai et Lanzhou, capitale de la province du Gansu, dans le nord-ouest de la Chine, dans le cadre de la campagne de marketing de Xuwen.

Xuwen est la plus grande base de production d’ananas en Chine. Selon l’agence de presse Xinhua, le rendement annuel des ananas à Xuwen représente 38 % de la production nationale.

Les autorités douanières de la Chine continentale ont émis vendredi une interdiction d’importation d’ananas en provenance de l’île de Taïwan, qui prend effet lundi. L’interdiction a fait état de préoccupations concernant les phytoravageurs, et l’autorité a déclaré qu’il s’agissait d’une mesure de biosécurité normale.

L’interdiction a déclenché une réaction aigre au cours du week-end de la part de l’île, dont le commerce d’ananas avec le continent vaut jusqu’à environ 30 milliards de FCFA par an, selon les médias.