Wang Yi : « La coopération sino-africaine est devenue un modèle de la coopération Sud-Sud »

China Africa MediaLe chef de la diplomatie chinoise, répondant à la question d’un journaliste, a affirmé que « La coopération sino-africaine est devenue un modèle de la coopération Sud-Sud et bel exemple de coopération internationale avec l’Afrique ». C’était à la faveur d’une conférence de presse qu’il donnait ce dimanche 07 mars à Beijing, Capitale politique de la Chine.

Le Conseiller d’État et ministre des Affaires Étrangers chinois, évoquant les relations entre l’Afrique et son pays, a tenu a souligner la solidité des rapports qui unissent les deux parties depuis des décennies. Pour Wang Yi, la Chine et l’Afrique « sont liées par une amitié solide qui se renforce au fil du temps et seront pour toujours de bons amis et de bons partenaires qui partagent un avenir commun ».

Au cours des deux décennies écoulées, dix programmes de coopération et huit initiatives majeures ont été mis en place par les deux parties. « Le volume de leurs échanges commerciaux 20 fois plus important qu’il y a 20 ans, et les investissements directs chinois en Afrique, 100 fois plus élevés » a-t-il indiqué . On compte aujourd’hui 150 jumelages de villes entre la Chine et l’Afrique, soit 3 fois plus qu’il y a 10 ans.

Concernant la lutte contre la pandémie de coronavirus, Wang Yi veut, s’agissant de la coopération sino-africaine, prioritairement accompagner les pays africains dans la riposte sanitaire et la reprise économique. Le Président Xi Jinping a d’ailleurs initié et présidé l’an dernier le Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la Solidarité contre la COVID-19, où il a annoncé une série de nouvelles mesures en faveur de l’Afrique. « Jusqu’à présent, nous avons fourni près de 120 lots de matériel sanitaire d’urgence à l’Afrique et envoyé des groupes d’experts médicaux à 15 pays africains. Nous avons fourni et fournirons des vaccins à 35 pays africains et à la Commission de l’Union Africaine » a-t-il rappelé.

Il a par ailleurs indiqué que le siège du CDC africain qui sera construit avec l’aide de la Chine a été officiellement mis en chantier, et la coopération entre des hôpitaux chinois et 30 hôpitaux partenaires africains avance dans d’heureuses conditions. Cette année, la prochaine conférence du FCSA est prévue pour se tenir au Sénégal. Selon le Patron de la diplomatie Chinoise, la Chine veut saisir cette occasion pour soutenir l’Afrique dans ses efforts pour vaincre le virus et renforcer son système de gouvernance de la santé publique. Ceci afin d’accélérer son industrialisation et augmenter ses capacités de développement autonome. Mais aussi accélérer l’intégration régionale et permettre à l’Afrique de prendre toute sa part dans la mondialisation économique.

« La Chine et l’Afrique travailleront ensemble à une coopération de qualité dans le cadre de l’Initiative la Ceinture et la Route et à la construction d’une communauté d’avenir partagé encore plus solide, pour contribuer sans cesse au développement et au redressement du continent africain » a-t-il conclut.

FESTIVAL ZADIÉ SADAKA: Jeux et participants

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Propos recueillis par Gaël OSSOUGHO

Qu’en est-il de la composante Jeux du Festival ?

La composante Jeux comprend deux jeux traditionnels : le Melum et le Mbia, appelé autrement Malutha et Ndambo. Pour le Melum, il y aura une compétition ou coupe féminine de 12 clubs, et une compétition de 12 clubs masculins. Selon les statuts élaborés par le Commissariat aux jeux du Festival, une équipe compte 9 joueurs et 5 encadreurs. Ce qui va représenter 288 participants.
Quant au Mbia, c’est uniquement une compétition masculine opposant 12 clubs, soit 144 participants. A coté de ces deux sports traditionnels modernisés, nous aurons la course de pirogue en équipe et en individuel. Soit environ 68 compétiteurs. Rien que pour les jeux, nous aurons un peu plus de 500 participants réunis. Nous avons déjà reçu l’accord de participation des équipes de Maybouth, M’Vady, Makokou, Sembe (Congo), Médoua (Congo). Le Commissaire chargé des Jeux est Jean-Bruno BANGO, les jeux se dérouleront de 8 h à 12 h 3 à tous les jours
Le Cabinet Wilcom Sports qui n’appartient pas à un ogivin a choisi de nous accompagner gratuitement pour le développement de ces sports à l’International, et, aboutir pourquoi pas à la création des fédérations nationales de ces sports.

Et la dernière composante du Festival ?

Enfin la quatrième grande activité est faite d’animation en nocturne au Village Venelle Qian Deng, Qian Sè de 18 h 30 au petit matin : concours devinettes, contes en langue vernaculaire avec traduction instantanée en français, prestations des artistes, au-delà des frontières comme par exemple DJ Samuel, DJ Fiston et DJ Moulema qui viennent du Congo. Bien sur nous aurons chaque soir nos artistes, sans oublier les groupes représentant le Tchad et le Cameroun. Le Commissaire chargé l’animation de nuit est Freddy POTOLO BIEL.

Quelle est la suite de l’agenda de maintenant à la tenue du Festival ?

Oui, nous avons un agenda qu’on essaie de respecter malgré le coronavirus. De novembre 2019 à mars 2020, le Comité d’organisation a inventorié les freins et contraintes, menaces et opportunités concernant ce festival. De mars 2020 à aout 2020, nous avons davantage travaillé sur les choix des acteurs culturelles et économiques, gages du succès de Festival et ainsi que l’inventaire des sites, la constitution d’un fichier des troupes culturelles.

Hôtel de ville Mekambo, bâtisse centenaire


D’aout 2020 à janvier 2021, c’est la phase de la campagne de sensibilisation. En octobre prochain, les commissaires vont se déployer dans plusieurs départements de l’Ogooué-Ivindo, expliquer le bienfondé d’un tel festival aux autorités locales, aux participants locaux éventuels. Nous allons statuer définitivement sur le ou les sites devant abriter ledit festival et organiser un tournoi pilote afin de tester de Melum et Mbia.


La période de février 2021 à mai 2021 va être consacrée à l’aménagement des sites, l’implantation des différents commerces et stands au village Venelle Mille Lumières, Mille Couleurs, à la construction de la Maison de la Chine ou du Centre culturel sur la Chine, qui devrait abriter les Conférences, les éléments décoratifs des sites, la confection des pirogues, la réunion des derniers sponsors, les trophées et médailles, à la définition du cahier de charges et son respect par les partenaires du festival.

La bande annonce parle de 3500 invités à 4000 visiteurs par jour. Avez-vous pensé aux infrastructures comme la route, les hôtels et les restaurants, à la faisabilité d’un tel Festival dans la Zadié ?

Nous allons dépasser ce nombre. Quinze personnes qui ne sont pas de la province de l’Ogooué-Ivindo ont déjà leurs chambres auprès du Comité d’organisation, alors que les chambres ne sont même pas encore construites et que rien n’est fait. C’est dire l’engouement et la confiance qu’ils ont vis-à-vis de l’équipe du festival au regard de notre manière de conduire le projet.
Parlant des infrastructures, si on attend que la route goudronnée arrive à Mékambo avant d’organiser une manifestation au niveau de la Zadié, nous allons attendre longtemps. « Mieux faut allumer une bougie que de maudire l’obscurité », dit le sage.
A la question des hôtels et des restaurants, nous avons une idée des invités, d’où ils viendront, leur qualité. Quelques investisseurs locaux ont dit se lancer dans la construction d’hôtels et Auberges écologiques d’ici à juillet 2021. Plus prosaïquement, un opérateur a un projet de 20 chambres de bon standing et 5 suites. L’emplacement reste à déterminer. A Venelle, un autre opérateur se propose de construire un Motel de 10 chambres standards. A Imbong, à deux 2 kilomètres du Village Venelle Mille Lumières, Mille Couleurs, un aubergiste va finaliser 10 chambres. Un autre Aubergiste à Ibea, 7 kilomètres du site des jeux, va mettre à la disposition du 10 chambres dont une suite. Soit une capacité de 55 lits. C’est peu certes, mais c’est un début.
Nous allons dès novembre 2020, mettre en place le Réseau Auberges et Gîtes pour Tourisme de la Zadié (Zadié RGT-Tourisme) afin de recenser auprès des particuliers des chambres en location le temps du festival qui répondent à notre cahier de charges qualité. Avec l’offre actuelle existante à Mékambo, on peut estimer atteindre une capacité de 400 lits disponibles. D’autres solutions de logements sont à l’étude.
Côté restauration, nous n’avons pas de grandes inquiétudes. Nous avons déjà enregistré des candidatures pour des restaurants homologués aux normes du Comité d’organisation qui vont ouvrir leurs portes au Village Venelles Mille Lumières, Mille Couleurs.

Ceux qui veulent s’impliquer dans le festival que doivent-ils faire ?

Participer à plusieurs niveaux, en créant ou soutenant des équipes de sports en compétition, en investissant dans la Zone de Jeux, en créant des hôtels ou des chambres d’hôtes. Par exemple, à Venelle Nous aurons 2000 personnes sur place par jour. Nous avons besoin de personnes qui nous fassent des propositions de toilettes publiques payant : 50 à 100 francs. Nous avons besoin de trois photographes paparazzi indépendants exclusifs et agrées par le Comité. ces personnes se saisir le Comité d’organisation.

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FESTIVAL ZADIÉ SADAKA: Contenus novateurs

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Comment va se dérouler le Festival Zadié SADAKA en termes de contenus ?

En dehors de la Cérémonie officielle d’ouverture, le Festival Zadié SADAKA va se dérouler de 8 h 30 à 4 heures du matin, pendant 7 jours. C’est vraiment la Fête.
Pour ce faire, il va comporter quatre grandes activités. Première activité : un Grand Symposium de deux jours, des conférences, projections de films et documentaires sur les 100 du Parti Communiste Chinois et le développement fulgurant de la Chine. L’intérêt est de montrer que Mékambo et la Grande Sangha prendre en marche le train du développement si nous intégrons dès maintenant les technologies au centre de notre Stratégie Globale de Développement local.
Lors de ce symposuim, une jeune start-up Mékamboise va nous montrer comment les entrepreneurs de « Djouah, Terre de Prospérité » pourront créer des entreprises et se servir de l’Internet pour vendre et se faire de l’argent, beaucoup plus d’argent. Le Comité d’organisation du Festival s’est déjà entretenu cette start-up pour le business modèle.
Hormis quelques rajouts ou retouches, le programme détaillé du symposuim est déjà élaboré, sauf en cas de modifications des Conférenciers.

Qu’en est-il de la deuxième grande activité du Festival ZADIE SADAKA ?

Après ce symposium, il y aura cinq jours de découverte des Rites et Traditions Kwel et Kota. Le comité a classés Les Rites et Traditions en 5 classes : rites d’Immortalité et Rites Funéraires, Rites de Communication avec l’au-delà, Rites de passages, Rites de réjouissance, Rites de Chasse et de Pêche. Il y aura, chaque jour, pendant 5 jours, des conférences pour présenter une catégorie de ces rites, suivies des prestations des troupes folkloriques composés des initiés à ces rites.
Un exemple, selon le programme, nous aurons au 3e jour du Festival une Conférence de haut-niveau sur le rite de l’Immortalité Kwel nommé Medji. Cette conférence sera suivie de la prestation de la troupe MAMAZOUBA composée des Initiés au Medji ressortissants des Villages Mazingo, Massombo, Zoula et quartier de la commune Bangui. La prestation de MAMAZOUBA sera de celle des Maitres Dji venus du Congo.
Autres troupes attendues, le Ballet Böm Na Gnung d’Imbong (PK7) composés de 60 artistes en furie car la promesse est faite que deux maitres Initiés, l’un pygmée et l’autre Kwel, de soulever la poussière. A Ibéa, un Maitre Initiateur s’est proposé de faire danser les morts c’est-à-dire que le rythme sera intense… Les Maitres du Béka du village Massombo – PK 42 (40 artistes) vont démontrer que les voler dans les arbres. Au total c’est près de 360 artistes, chanteurs, instrumentalistes. Emotions garanties !
Une exposition de livres actuellement en écriture permettra aux visiteurs de s’imprégner de la force universelle de ces Traditions initiatiques. Le Commissaire chargé des Rites et Traditions est le Maitre du Beka, Elie ZINANE qui opère les candidats à la circoncision. Les Conférences, suivies de prestations des troupes initiatiques auront lieu de 14 h 30 à 18 heures.

Vous dites que des livres sont en écriture en ce moment ?

Oui, des bonnes volontés se sont manifestées pour faire le partager leur savoir. Parmi les ouvrages en écriture, on a le Mbima, récit légendaire des migrations des Peuples Kwel, L’étude comparée des 12 valeurs chinoises et des Valeurs Kwel du Mbenz (les signifiants de l’Architecture et Cosmogonie) deux ouvrages écrits par Guy Réné Ndimal. L’historien Gérard Meguile travaille sur deux projets : La Guerre de la Banane où l’histoire du lâche génocide français sur les Kwel, son deuxième livre porte sur les principaux clans Kwel du Gabon.
Le livre La Circoncision chez les kota de Dr Richard Ekazama est presque terminé. Il ne manque les photos.
L’anthropologue et universitaire Dr Paulin Kialo de l’Ogooué-Lolo travaille sur « Comment la culture ancienne kota peut-elle impulser la modernité économique et sociale » – Paulin Kialo aurait terminé si nous l’avons pas retardé.
Quelqu’un travaille sur « L’Origine du Médji, Rite de l’Immortalité selon la prêtresse Iwazet ». Un autre écrit sur Les Similitudes culturelles entre peuples de Chine et peuples Kwel et Kota. Le livre Symboles et le Mysticisme de la Circoncision chez les Kota est déjà en correction. La réédition du Livre Le secret de la Puissance Sexuelle chez les Kota du Gabon sera faite. Ibrahim Tsendjet Mboulou écrit sur « Les 200 Patronymes Kwel ». Le philosophe Jean Zobel Ahouka va nous montrer combien les pensées, proverbes et dictons des peuples de la Grande Sangha sont universels.

L’historien Gérard MEGUILE, un des écrivains


Enfin, dernier à ce joindre à ces braves écrivains volontaires, le jeune diplômé de linguistique Ulrich Koumba Koumba qui se propose d’accoucher d’un fascicule sur « Le Canton Djouah : villages, populations, principaux clans Kwel et Kota, mythes et légendes »
Nous avons bouclé les discussions China Africa Publishing House et une autre maison d’éditions qui se sont engagés à transformer ces manuscrits en livres, pour peu qu’ils leur parviennent dans des délais raisonnables. Ces ouvrages seront imprimés pour certains à Douala (Cameroun), d’autres à Fuzhou (Chine).

Guy Réné NDIMAL, Enseignant et écrivain.


Si nous imprimons 70 % de ces projets de livres qui seront commercialisés durant le festival, c’est une bonne chose. Aux lecteurs de préparer dès à présent l’argent car les tirages de ces livres de luxe seront limités.

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Festival Zadié SÄDAKĂ : « Émotions garanties ! »

Partie 1.

CHINA AFRICA MEDIA : Une vidéo diffusée sur notre Page Facebook et relayée par d’autres plateformes telles que Métandou Mia Mékambo, Echos de Méroe ou encore Fière d’Etre Mékambois(es) la semaine dernière annonce l’organisation du 23 au 31 août 2021 d’un Festival international dénommé Zadié Sädakâ. Innocent M’BADOUMA Journaliste spécialiste de la Chine et architecte de cet événement inédit dans le département, dévoile en long et en large sur l’opportunité d’une telle initiative, pourquoi ce Festival? et quelles localités sont concernées?

Propos recueillis par Gael OSSOUGHO

Innocent M’BADOUMA : Le Festival international des Peuples des Rivières et des Forets dénommé Zadié Sädakâ est une manifestation culturelle, économique et touristique qui va rassembler des délégations et/ou des ressortissants de plusieurs pays à Mékambo en aout 2021. Comme une colonie des étudiants gabonais y sera pour traduire et commenté en chinois et en direct sur les réseaux sociaux Tik Tok et Wechat, les manifestations du Festival, de l’ouverture à la clôture, il est probable qu’on ramène au milieu du mois d’aout, la semaine dudit festival.En effet en Chine, la rentrée académique et les inscriptions débutent dès le 2 septembre, cette colonie d’étudiants, ambassadeurs du Festival Zadié SADAKA dans 5 provinces de Chine, doit regagner Libreville pour rallier la Chine. Pour l’édition 2021, les Peuples Li et Qian de Chine, les provinces de Guizhou et du Sichuan seront à l’honneur à l’occasion des 100 ans du Parti Communiste Chinois et de l’organisation du Sommet Chine-Afrique, Focac 2021-2023.
Pour revenir au Festival, Sädakâ signifie en langues locales fête, grand festin, ou sanctification par la parole, le geste et le repas. Le Festival Zadié Sädakâ qui s’inscrit dans une dynamique sous-régionale se veut l’outil annuel d’une Stratégie Globale conçue pour focaliser l’attention du monde sur la région de la Grande Sangha, région qui s’étend du Gabon au Congo, en englobant le Cameroun et le Sud-ouest de la Centrafrique. La Grande Shanga comprend la province de l’Ogooué-Ivindo, la province Est au Cameroun, les provinces de la Shanga et de la Cuvette-Ouest, toutes frontalières à la province de l’Ogooué-Ivindo, et les provinces de la Haute-sangha et de la Sangha, toutes deux provinces au Sud-Ouest de la Centrafrique.
Le département de l’Ivindo et celui de la Zadié qui va abriter ce festival est un cœur de cette région parce que riche en fleuves, riche d’un gisement de fer plus important que celui du Cameroun et du Congo, riche d’un massif forestier encore intact, d’une biodiversité à l’état pure. Mékambo est riche d’une diversité de peuples dépositaires des Traditions initiatiques encore authentiques et millénaires, d’une culture et des valeurs encore peu falsifiées.
Par ce Festival Zadié Sädakâ, les peuples Kwel au Gabon, Congo et Cameroun, les Kota, Mahongwé, Yessa, Ungom vont se révéler au Monde et partager avec les autres peuples du Gabon et du monde les savoirs botaniques et initiatiques qu’ils ont su conserver durant des siècles. Ayant pour noyau « un Chœur économique », Zadié Sädakâ va donc puiser dans les éléments de cette culture plurielle de quoi en faire des activités économiques, attirer et générer un flux d’argent par le biais de la transformation immédiate et concrète des produits de la forêt, des produits agricoles, de l’écotourisme, par la production littéraire et audiovisuelle, la création des PME culturelles, etc.
Par ce Festival Zadié Sädakâ, c’est la province de l’Ogooué-Ivindo qui va s’exporter à l’international. Elle ne sera plus la province d’arrière chambre du Gabon, mais la province du Soleil-Levant par laquelle les premiers rayons de Soleil touchent la terre gabonaise. Pendant un an, avec une équipe engagée, le soutien moral des amis Chinois, nous avons réfléchi à comment y parvenir. Ceci fait, il nous faut passer à l’action maintenant. Sont d’abord concernées les populations de la Zadié, du Haut-Ivindo, puis celles de la Grande Sangha en général.
Voilà pour ce qui est de la philosophie et de la mission qui sous-tend ce Festival. Rien à voir avec les petits calculs.

Et si l’on résumait les objectifs de ce festival en quelques mots ?

Les objectifs sont : promouvoir et archiver les Traditions, cultures de la Zadié et du Bassin de la Grande Sangha, valoriser économiquement le potentiel de cette Grande Sangha, intégrer la Femme dans le tissu économique de la sous-région, consolider l’amitié entre Peuples du Gabon et ceux du Gabon avec ceux des autres pays comme le Congo, le Cameroun, la Centrafrique, la Chine. Enfin, exporter la culture du Gabon pour enrichir celles d’autres régions du Monde, importer la culture des autres régions du Monde afin d’enrichir la culture du Gabon. C’est le sens de la communauté des destins de l’humanité.

Mékambo étant une région enclavée : voie d’accès difficiles, infrastructures quasi-inexistantes, pas de sociétés implantées, peu d’hôtels… Pensez-vous pensez développer une région avec un simple Festival ? Avez-vous le budget nécessaire pour réussir un si grand festival ?

Le festival n’est que le levier d’un concept que mes amis et moi avons mis en place : « La Grande Sangha, Terre de prospérité ». Je reviendrai là-dessus plus tard.
En 1988, quand Xi Jinping arrive dans le Mindong, une localité très pauvre de la Chine, parler du Mindong renvoyait à l’esprit cinq mots : « ancien », « minoritaire », « frontalier », « insulaire » pour ne pas dire enclaver, et « appauvri ». Dites-moi que cela ne vous fais pas pensez à Mékambo d’aujourd’hui.
Et dans son livre « Sortir de la Pauvreté » qui est pour moi un manuel pratique sur comment conduire le développement d’une localité pauvre, Xi Jinping qui travaillait à la préfecture du Ningde, autre appellation du Mindong, écrit : « les régions appauvries ne peuvent se contenter d’idéaux appauvris ». C’est pas parce que Mékambo est pauvre que nous devons avoir des idées pauvres. Xi Jinping ajoute : « se satisfaire de son sort », « se contenter dans la pauvreté », « attendre l’aide du gouvernement, se reposer sur les aides financières, exiger des allocations pauvreté », « blâmer tout le monde sauf soi-même », « tous ces concepts sont ajouté à la poubelle ».
Il ya des gens qui ont de l’argent mais ne savent pas quoi en faire. D’aucuns ne vivent sur terre que pour eux-mêmes. Si nos arrières Grands-Pères n’avaient pensé qu’à eux-mêmes, il n’y aurait pas de canton Djouah aujourd’hui au Gabon. Cette vaste partie du Gabon serait peut-être occupé par le Congo aujourd’hui. Faute de route, les Colons leurs avaient demandé de quitter cette partie frontalière du Gabon, pour rejoindre la rive sur laquelle se trouve Mékambo aujourd’hui. Voulant rester sur la terre de leurs ancêtres, nos arrières Grand-Pères ont crée la Route cantonale de la Djouah en remblayant, avec des centaines de milliers de tonnes de terre transportée dans des paniers à dos blessant leurs lombaires, dans des corbeilles creusant leurs épaules, afin de former la crête routière dans un marécage qui les engloutissait jusqu’à la poitrine. Et ce, sur une distance de plus de 20 Kilomètres, entre Venelle et Bangui (8 à 10 Kilomètres), entre Ibéà et Zoula (8 kilomètres), à Mia-Mia (2 km). Ils ont eu pour seul et unique budget que le courage. Oui, on peut développer cette région de Mékambo. Il faut moderniser notre manière de penser et d’agir.

En faisant quoi par exemple ?

La Bible dit : « Aide-toi, le Ciel t’aidera ». Et un dicton ikota ajoute : « Ndoma ndéka i gnagwamè ! », autrement dit un homme, une femme ikota ne pleurniche pas, il agit pour s’en sortir. Confucius, penseur et philosophe chinois enseigne que : « Mieux vaut allumer une bougie plutôt que de maudire l’obscurité ». Vous pensez que Dieu nous a autorisés à naitre à Mékambo pour pleurnicher sur notre sort ? Je ne crois pas, IL a certainement estimé que ceux qui naissent dans cette région sont des combattants. Mieux vaut échouer en ayant tenté quelque chose, que de faillir par l’inaction, tétanisé par la peur d’échouer ou le manque de budget. Par ce Festival, nous avons de chance de réussir.

Comment réussir à partir d’un Festival telle est ma question ?

Je ne l’esquive pas votre question. Plus sérieusement, une Stratégie Globale de développement local a été élaborée et le Festival Zadié Sadaka n’est qu’un levier d’impulsion de ladite. Je ne voulais pas aborder cette question car cela va être long.
Nous nous sommes inspirés de la démarche méthodique théorique et pratique conduite par le président Xi Jinping dans la localité du Mindong en Chine, en 1988 ; démarche qui a fait ses preuves. La stratégie contenue dans son livre « Sortir de la Pauvreté » mentionne les étapes qu’il faut suivre pas à pas. Quand un peuple est déprimé, perd confiance en soi, Xi Jinping préconise l’organisation d’un Festival sur les aspects glorieux de sa Culture. C’est ce que nous allons faire.


Nous avons associé à cette démarche méthodique, théorique et pratique du Mindong, l’expérience de la Stratégie d’agrégation agricole que tirée de mes 6 ans de voyage au Maroc de 2010 à 2015. A cela nous avons ajouté, le concept de la nouvelle ruralité puisé de 3 ans de voyage d’études en Chine – de 2017 à 2019. Notamment, à Gansu aux portes du désert de TaKlamakan, dit le désert de la mort, au Manoir de Lianxi et le Marché de Thé dans le Comté rural de Meitan (province du Guizhou), la boutique en ligne des agriculteurs de Guiyang, les plantations de Thé dans les provinces du Fujian et les ouvrages touristiques autour de l’eau dans la province du Sichuan. De chacune de ces régions visitées, nous avons tiré une expérience pratique pour construire le Concept de « Djouah, Terre de prospérité », autrement dit, un Plan Pratique et Pragmatique de Développement local de la Zadié.

Pouvez-vous donner quelques exemples concrets de ce que vous avez tiré de ces théories et voyage d’études qui soient applicables à Mékambo ?

Bien sûr ! Un exemple : le président Xi Jinping recommande qu’il faut commencer par connecter les gens avec leur culture. Nous allons commencer donc par ce festival en 2021 et d’autres événements culturels et économiques suivront en 2022, 2023.
« Sortir de la Pauvreté » nous apprend qu’il faille concentrer l’action sur un « Chœur économique ». D’où le concept de « Grande Sangha, Terre de Prospérité » qui se décline en « Ogooué-Ivindo, Terre de Prospérité », « Zadié, Terre de Prospérité », « Djouah, Loué, Mbengoue, Sassamongo, Terre de prospérité ».
Dans la ville de Ziyang, dans la province du Sichuan, nous avons appris que pour développer un projet à une échelle plus grande, il faut d’abord l’expérimenter et le réussir à une petite échelle. C’est pourquoi nous allons débuter par « Djouah, Terre de Prospérité », avec deux points pilotes dans le canton Loué, aux villages Ntolo et Etsela.


Un deuxième exemple. De l’expérience de l’agrégation agricole au Maroc, nous allons établir des Manoirs, regroupement des producteurs par village et par Canton. A partir du Manoir de Lianxi à Meitan en Chine, nous avons imaginé pour Mékambo des marques pour le chocolat indigène, pour les épices de la forêt comme « Le Poivre Ogivin » bon pour le mal de dos, trois marques distinctes, trois grands crus de vin de maïs. Les détails prochainement car nous sommes en train de terminer les études techniques.
Du Marché de Thé de Meitan, nous avons tiré l’intelligence de bien conditionnés les produits du terroir de Mékambo et de faire une Maison de la Chine. Nous sommes adressés aux meilleurs fournisseurs de Chine en matière d’emballages. Du Fujian et du Guizhou, provinces du Thé, nous avons tiré l’idée de constituer des plantations agro-forestières dans tout le canton pour la production dès mars 2021 des « Gélules de la Jeunesse », un complément alimentaire, « du Thé de Mékambo » une boisson chaude pour nettoyer les reins et donner davantage du sourire aux couples.
De la Province du Sichuan, nous tirons l’enseignement que les fleuves Zadié et Djouah sont une richesse. D’où les parcs d’attractions Venelle Qian Deng, Qian Sè (Venelle Village Mille Lumières, Mille Couleurs à inaugurer en juin 2021), Venelle River Beach en 2022, du Venelle Palm Bungalow inaugurale en 2023, et des Camping Cross River pour l’écotourisme à Ego Poma et le long Djouah, de Mazingo à Maybouth. Un Cabinet en stratégie de Développement touristique qui n’appartient pas à un Ogivin s’est proposé de nous accompagner gratuitement dans le développement de l’écotourisme dans la Djouah et la corne Mazingo-M’Vady…

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« La Chine, comme un épouvantail de l’économie mondiale »

CHINA AFRICA MEDIA -Depuis le début de la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus, de nombreux États ont pointé un doigt accusateur vers la Chine. Le reproche lui était fait d’avoir facilement, trop facilement même à leur goût, pu maîtriser la progression de la pandémie, alors même que des pays « mieux équipés » ( et mieux préparés) du point de vue sanitaire, en ont été foudroyés de plein fouet. Dani RODRIK, économiste turc reconnu mondialement, professeur à la prestigieuse université de Cambridge, dévoile les raisons d’un tel dénouement. Dans cet article publié le 09 juillet dernier que China Africa Media vous propose ici, l’universitaire pointe les spécificités du système économique chinois qui a permis à ce pays de résister à l’épidémie et surtout d’enregistrer la réduction de la pauvreté la plus rapide de l’histoire.

Par Dani RODRIK

CAMBRIDGE – Lorsque la COVID-19 s’est propagée de la Chine à l’Europe puis aux États-Unis, les pays frappés par la pandémie se sont retrouvés dans une course folle aux fournitures médicales – masques, respirateurs, vêtements de protection. Le plus souvent, c’est vers la Chine qu’ils ont dû se tourner.

Au moment où la crise a éclaté, la Chine était devenue le plus grand fournisseur mondial de nombreux produits clés, représentant la moitié de toutes les importations européennes et américaines d’équipements de protection individuelle. « La Chine a jeté les bases pour dominer le marché des fournitures de protection et médicales dans les années à venir », selon un récent rapport du New York Times.

Au départ, lorsque la Chine s’est tournée vers les marchés mondiaux, elle avait l’avantage d’une offre pratiquement illimitée de main-d’œuvre bon marché. Pourtant, comme tout le monde le reconnaît maintenant, les prouesses de fabrication de la Chine ne sont pas le résultat des forces du libre marché.

Dans le cadre de sa politique Made in China 2025, le gouvernement chinois a ciblé des augmentations ambitieuses de la part des producteurs nationaux dans les fournitures médicales mondiales. Le rapport du New York Times explique en détail comment le gouvernement a fourni des terrains à bas prix aux usines chinoises, octroyé des prêts subventionnés, ordonné aux sociétés d’État de produire des matériaux fondamentaux et stimulé les chaînes d’approvisionnement nationales en obligeant les hôpitaux et entreprises à utiliser des intrants locaux.

Par exemple, le Sichuan, deuxième province de Chine, a réduit de moitié le nombre de catégories pour lesquelles l’importation de matériel médical était autorisée. La plupart des hôpitaux étaient obligés de tout se procurer localement, seuls les meilleurs hôpitaux étant autorisés à importer des fournitures de l’étranger.

Les médias occidentaux regorgent désormais de témoignages sur la « volonté de la Chine de dominer d’importants rouages de la machine industrielle mondiale », selon les termes du New York Times. De plus en plus, le rôle de la Chine dans l’économie mondiale est décrit en termes qui font davantage penser à une agression impériale qu’au « doux commerce ». L’autoritarisme croissant du président chinois Xi Jinping et l’escalade des conflits commerciaux avec les États-Unis jouent évidemment aussi un rôle dans ce récit.

Les tensions stratégiques et géopolitiques entre les États-Unis et la Chine sont réelles. Elles sont fondées sur la puissance économique et militaire croissante de la Chine et sur la réticence des dirigeants américains à reconnaître la réalité d’un monde nécessairement multipolaire. Mais il ne faut pas laisser l’économie devenir l’otage de la géopolitique ou, pire, renforcer et amplifier la rivalité stratégique.

Pour commencer, nous devons reconnaître qu’un modèle économique mixte, piloté par l’État, a toujours été à l’origine du succès économique chinois. Si la moitié du miracle économique de la Chine reflète son virage vers les marchés à la fin des années 1970, l’autre moitié est le résultat de politiques gouvernementales actives qui ont protégé les anciennes structures économiques – telles que les entreprises d’État – tandis que les nouvelles industries ont vu le jour grâce à un large éventail de politiques industrielles.

Le peuple chinois en a bien sûr été le principal bénéficiaire, faisant l’expérience de la réduction de la pauvreté la plus rapide de l’histoire. Mais ces gains ne sont pas venus au détriment du reste du monde. Loin de là. Les politiques de croissance qui suscitent aujourd’hui l’ire des autres pays sont la raison pour laquelle la Chine est devenue un si grand marché pour les exportateurs et les investisseurs occidentaux.

Mais les politiques industrielles chinoises, telles que celles déployées dans le secteur des fournitures médicales, ne sont-elles pas injustes pour les concurrents ailleurs dans le monde ?

Nous devrions faire preuve de prudence avant de parvenir à un tel verdict. La justification traditionnelle des politiques industrielles est que les nouvelles industries produisent des retombées d’apprentissage, des externalités technologiques et d’autres avantages sociaux généraux qui rendent le soutien de l’État souhaitable. Mais de nombreux économistes occidentaux présument que les gouvernements ne sont pas très bons pour identifier les industries qui méritent d’être soutenues et que les consommateurs et les contribuables nationaux supportent la majeure partie des coûts. En d’autres termes, si la politique industrielle chinoise avait été mal conçue et mal orientée, c’est bien l’économie chinoise qui en aurait souffert directement.

Dans la même logique, si les décideurs chinois ont effectivement ciblé des activités où les avantages sociaux dépassent les avantages privés, produisant une amélioration des performances économiques, la raison pour laquelle les étrangers devraient s’en plaindre n’est pas claire. C’est ce que les économistes appellent un cas de « correction des défaillances du marché ». Il serait aussi insensé pour les étrangers de vouloir empêcher le gouvernement chinois de poursuivre de telles politiques que d’empêcher un concurrent de libérer l’accès à ses marchés.

Cela est particulièrement vrai lorsque l’externalité en question est mondiale, comme dans le cas du changement climatique. Les subventions chinoises aux panneaux solaires et éoliennes ont entraîné une baisse du coût des énergies renouvelables – ce qui représente un énorme avantage pour le reste du monde.

La science économique des politiques industrielles peut devenir plus compliquée en présence de monopoles et d’entreprises dominantes sur le marché. Les politiques industrielles peuvent être à juste titre restreintes lorsqu’elles permettent d’exercer un pouvoir de marché aux dépens du reste du monde.

Mais les producteurs chinois sont rarement accusés de maintenir des prix élevés, ce qui est la marque du pouvoir de marché. Plus souvent, la plainte est à l’opposé. De telles considérations s’appliquent probablement davantage aux entreprises américaines et européennes qui sont souvent les acteurs dominants sur les marchés de haute technologie.

Rien de tout cela n’est un argument pour que les autres pays restent les bras croisés pendant que la Chine progresse vers des industries toujours plus sophistiquées. Les États-Unis, pour leur part, ont une longue histoire de politique industrielle réussie, en particulier dans les technologies liées à la défense. Il existe désormais un large consensus, traversant le spectre politique américain, selon lequel le pays a besoin d’une politique industrielle plus explicite visant de bons emplois, l’innovation et une économie verte. Un projet de loi présenté par le leader démocrate du Sénat américain, Chuck Schumer, propose de dépenser 100 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années dans le domaine des nouvelles technologies.

Une grande partie du nouveau front en faveur d’une politique industrielle forte aux États-Unis et en Europe est motivée par la perception de la « menace » chinoise. Or, les arguments économiques suggèrent que ce n’est pas le bon objectif. Les besoins et les remèdes se situent dans la sphère domestique. L’objectif devrait être de bâtir chez nous des économies plus productives et plus inclusives – et non pas simplement de surpasser la Chine ou d’essayer de saper ses progrès économiques.

SANTÉ. L’OMS suspend l’essai d’un médicament contre le paludisme bu par Donald TRUMP

CHINA AFRICA MEDIA – L’Organisation mondiale de la santé a déclaré qu’elle abandonnerait temporairement l’hydroxychloroquine – le médicament antipaludique que le président américain TRUMP a déclaré qu’il utilisait – de son étude mondiale dans les traitements expérimentaux COVID-19, affirmant que ses experts devaient examiner toutes les preuves disponibles à ce jour.

Lors d’une conférence de presse lundi 25 mai 2020, le directeur général de l’OMS, Tedros ADHANOM GHEBREYESUS, a déclaré qu’à la lumière d’un article publié la semaine dernière dans le Lancet, qui montrait que les personnes prenant de l’hydroxychloroquine couraient un risque plus élevé de décès et de problèmes cardiaques que celles qui ne l’étaient pas, il y aurait être « une pause temporaire » sur le volet hydroxychloroquine de son essai clinique mondial.

« Cette préoccupation concerne l’utilisation de l’hydroxychloroquine et de la chloroquine dans COVID-19 », a déclaré Tedros, ajoutant que les médicaments sont des traitements acceptés pour les personnes atteintes de paludisme ou de maladies auto-immunes.

L’amitié indestructible entre la Chine et l’Afrique

Par ZHU Jing (1), Ambassadeur de Chine en RDC

Notre Correspondant à Kinshasa nous a fait parvenir cette Opinion rédigée par ZHU Jing, Ambassadeur de Chine en République Démocratique du Congo, au moment où des rumeurs sur les réseaux sociaux faisaient état d’un pseudo-racisme contre les Africains à Guangzhou (Chine). Pour lui, toute tentative de noircir les relations séculaires sino-africaines est vaine. Et il énumère ici des arguments.

Ces derniers jours, des nouvelles sur la souffrance du traitement discriminatoire des Africains dans la province chinoise du Guangdong se sont largement propagées, provoquant l’attention, l’inquiétude et le mécontentement de beaucoup d’Africains. Avec des détails hideux, des forces cherchent à torpiller et à noircir les relations sino-africaines en profitant de cette occasion. 

Depuis quelques mois, après des efforts d’une âpreté inouïe et des sacrifices considérables, le peuple chinois a dans l’ensemble freiné la propagation du COVID-19 en Chine et remporté un grand succès dans le premier temps de la prévention et du contrôle de l’épidémie. Pourtant, en raison de la propagation mondiale de la pandémie du COVID-19, la pression exercée sur le système de prévention par des cas importés en Chine est de plus en plus forte. En particulier, le Guangdong, grande province ouverte, fait face à un grand risque des cas importés.

Ici, le mardi 24 mars 2020, échanges entre le chef de l’État Félix-Antoine TSHISEKEDI et ZHU Jing, Ambassadeur de la République populaire de Chine en RDC, à la Cité de l’Union africaine.

Pour défendre les premiers résultats chèrement acquis de la prévention et du contrôle de l’épidémie et éliminer à temps tout risque de cas importés, les autorités locales ont renforcé les mesures de prévention et de contrôle : faire le dépistage de tous les Chinois et de tous les étrangers venus de l’étranger et mettre en quarantaine tous les patients infectés et toutes les personnes étroitement contactées, afin d’endiguer sans tarder la transmission interhumaine. Au cours de la mise en œuvre de ces mesures, la plupart des Chinois et des étrangers ont démontré une collaboration active, mais il existait des étrangers, y compris des Africains, qui ne respectaient pas les règles chinoises. En outre, les différences linguistiques, culturelles et habituelles entre les Chinois et les Africains ont également causé des malentendus et des contradictions dans les échanges. 

Le 10 avril 2020 à Kinshasa. Cérémonie de signature du certificat pour le transfert de l’hôpital général pilote construit par la Chine dans la province du Katanga de la RDC.

Néanmoins, il faut remarquer que les malentendus et les contradictions ne sont que des phénomènes minoritaires. Ils ne signifient pas le changement des politiques amicales de la Chine envers l’Afrique, et ne doivent pas non plus être déformés en un jugement qui affirmerait que les Chinois adopteraient une attitude discriminatoire à l’égard des Africains. En réalité, dans la prévention et le contrôle du COVID-19, le gouvernement chinois s’appuie toujours sur la science et la situation réelle, refusant la discrimination sous toutes ses formes et traitant les gens sur un pied d’égalité, tant les Chinois que les étrangers.

La politique de prévention sur les cas importés de la province du Guangdong est identique à celles des autres provinces chinoises, sans règles spéciales visant les étrangers, surtout les Africains. À travers le contrôle actif, le gouvernement local a découvert des cas importés et des cas liés à ceux-ci et les a transportés dans un premier temps à l’hôpital. Cela a joué un rôle très important dans le freinage de la propagation du nouveau coronavirus et la préservation de la vie, de la santé et de la sécurité des Chinois et des étrangers, y compris les Africains.

Il nous faut garder une grande vigilance sur les forces qui ont exagéré quelques frictions apparues au cours de l’application des mesures chinoises de prévention et de contrôle de l’épidémie et qui ont accusé la Chine de favoriser le racisme dans l’unique but de noircir l’amitié sino-africaine. Leurs mensonges sont immoraux et sans fondement. 

Hôpital pilote construit par la Chine au Katanga

Premièrement, la Chine est une victime du racisme, elle a donc une très profonde aversion pour les paroles et les comportements discriminatoires. Dans son histoire récente, le peuple chinois a amèrement souffert de l’oppression et de la discrimination des puissances occidentales pendant une longue période. Elle a été nommée l’« Homme malade de l’Asie ». Hong Kong et Macao ont souffert de la longue domination coloniale. Le peuple chinois n’a jamais oublié et n’oubliera jamais cette histoire ponctuée d’humiliations.

De plus, après l’apparition de la crise sanitaire du COVID-19, des pays se sont efforcés de discréditer la Chine et d’étiqueter le nouveau coronavirus dans l’intention de rejeter leurs responsabilités, ce qui a causé plusieurs faux reportages sur la Chine sur Internet. Beaucoup de Chinois à l’étranger ont également souffert d’humiliations, d’insultes et d’attaques personnelles. Comme le dit le proverbe chinois : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît. » Comment le peuple chinois qui proteste et condamne fortement le racisme, pourrait-il pratiquer la discrimination raciale ? Cette accusation s’applique-t-elle au peuple chinois ? 

Deuxièmement, la Chine poursuit toujours ses politiques amicales envers l’Afrique, caractérisées principalement par le respect mutuel, l’égalité et le refus de toutes les formes de racisme et de discrimination. Au XXe siècle, le peuple chinois a donné son assistance au peuple africain, afin de soutenir sa lutte pour la libération de la nation, pour l’indépendance du pays et contre la ségrégation raciale.

Depuis des dizaines d’années, la Chine a considérablement contribué, à travers des actions concrètes, au développement économique et social de l’Afrique. Elle a à plusieurs reprises défendu et soutenu l’Afrique dans le cadre de l’ONU et à d’autres occasions multilatérales. De ce fait, le peuple chinois et le peuple africain ont construit une communauté de destin tout en se serrant les coudes et en partageant le même sort dans les difficultés et épreuves. N’éprouvant que de l’amitié sincère, la Chine et l’Afrique n’auront jamais une attitude hostile et discriminatoire l’une contre l’autre.

Face à la pandémie du COVID-19, le peuple chinois et le peuple africain se sont entraidés pour lutter ensemble contre cette crise et pour venir à bout des difficultés rencontrées en ce moment, démontrant leur amitié profonde. Au moment critique de la lutte contre le coronavirus, la Chine a fait des efforts considérables pour assurer la sécurité et la santé des amis africains en Chine. Parmi plus de 3 000 étudiants africains dans la province du Hubei, il n’y a eu qu’un étudiant atteint de cette maladie et il a été rapidement guéri.

SE ZHU Jing, ici à la Primature de la RDC

Lorsque le COVID-19 a frappé le continent africain, la Chine a donné en temps voulu de l’aide à l’Afrique, bien qu’elle ait encore une forte pression sur son système de prévention et de contrôle de l’épidémie. La Chine a envoyé un grand nombre de matériel médical très demandé, organisé beaucoup de visioconférences pour les échanges sanitaires entre les experts chinois et africains, et a envoyé des équipes médicales pour partager les expériences chinoises en la matière. Actuellement, environ un millier de soignants chinois sont dans 45 pays africains pour aider les habitants locaux à lutter contre la pandémie. Des autorités locales et des entreprises chinoises, ainsi que des Chinois, ont également fournit de l’aide à l’Afrique, à travers divers moyens. Si la Chine avait une attitude discriminatoire envers l’Afrique, pourquoi aurait-t-elle fermement soutenu celle-ci pour lutter contre le COVID-19 ? 

Si les amis ont des malentendus, nous pouvons les résoudre par les consultations. Le gouvernement chinois prête une grande attention aux problèmes formulés par les pays africains et y a rapidement répondu. Le conseiller d’État et le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a spécialement donné un coup de fil au président de la Commission de l’UA Moussa FAKI MAHAMAT. Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères CHEN Xiaodong a rencontré les diplomates africains en Chine pour leur expliquer la situation réelle. Le gouvernement local du Guangdong a également amélioré son mode de travail, établi un mécanisme d’échanges efficace avec les consulats des pays africains à Guangzhou et diffusé largement le guide de prévention du COVID-19 en plusieurs langues. Les réponses rapides et responsables de la partie chinoise révèlent que les politiques amicales chinoises envers l’Afrique ne sont pas des vaines promesses, mais des actions concrètes.

La partie africaine a d’ailleurs exprimé sa compréhension et son soutien à ces politiques chinoises. Lors d’une conférence de presse, le ministre nigérian des Affaires étrangères a hautement apprécié les efforts chinois déployés pour lutter contre le COVID-19, dénoncé les faux reportages et appelé tout le monde à traiter le problème de la situation des Africains dans le Guangdong d’une façon objective et raisonnable. La Chine et l’Afrique peuvent résoudre les problèmes par des consultations amicales, ce qui démontre le haut niveau du partenariat stratégique global sino-africain et la haute confiance mutuelle.

Le virus est impitoyable mais l’humain est charitable. Face au COVID-19, ennemi commun de toute l’humanité, la Chine et l’Afrique ont plus besoin que jamais de s’unir et de marcher fermement côte à côte. Cela reflète non seulement le consensus des deux parties, mais aussi la tendance générale de la situation. Le peuple chinois n’oubliera jamais le grand soutien et l’assistance du peuple africain, accordés à la Chine au moment difficile de sa lutte contre cette épidémie.

La Chine chérit l’amitié précieuse sino-africaine qui a survécu à l’épreuve du temps. En prenant en considération son propre travail de prévention et de contrôle du COVID-19, la Chine va continuer à aider autant que possible l’Afrique et renforcer la coopération sanitaire avec ce continent pour lutter ensemble contre cette crise, jusqu’à la disparition du virus en Afrique et à la victoire finale de cette bataille contre le nouveau coronavirus. Nous sommes convaincus que les amis africains en Chine vont continuer à comprendre, à soutenir et à respecter les mesures chinoises de lutte contre l’épidémie. À condition de mener à bien son propre travail de prévention et de contrôle, la Chine pourra mieux aider l’Afrique à lutter contre le COVID-19.

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(1) Parcours diplomatique de ZHU Jing

  • 1995-1996 : Fonctionnaire du Ministère des Affaires Etrangères de Chine
  • 1996-2000 : Fonctionnaire, Attaché à l’Ambassade de Chine au Bénin
  • 2000-2007 : Attaché, Troisième secrétaire, Directeur adjoint au Département des Affaires d’Afrique du Ministère des Affaires Etrangères de Chine
  • 2007-2014 : Deuxième secrétaire, Premier secrétaire, Conseiller à l’Ambassade de Chine en France
  • 2014-2015 : Conseiller et Directeur au Département des Affaires d’Europe du Ministère des Affaires Etrangères de Chine
  • 2015-2019 : Conseiller, Directeur général adjoint au Département des Affaires d’Europe du Ministère des Affaires Etrangères de Chine
  • 2019 à aujourd’hui : Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Populaire de Chine en République Démocratique du Congo

Dissémination mondiale du coronavirus : les surprenantes leçons d’une étrange pandémie

Omer NTOUGOU, Expert gabonais en préservation de la biodiversité et dynamique environnementale offre une analyse qui décoiffe sur la répartition mondiale de la pandémie et les comportements adoptés par les États dans la lutte contre la pandémie.

Par Omer NTOUGOU (1) – On a beau être convaincus qu’on fait partie du même monde, que la fluidité des communications est si étendue aujourd’hui que la planète entière est devenue un vaste village (selon la formule consacrée), il reste quand même que la carte dont je viens de prendre le cliché me porte à m’interroger.

Quand même, ce coronavirus ne frappe-t-il d’abord l’humanité qu’aux entrailles de ses nations les plus riches, orgueilleuses, surpuissantes, maillots jaunes de la prospérité, de la finance et de la technologie? Car les ratios que la pandémie nous présente sont quand même étonnants, quand bien même les médias occidentaux nous certifient qu’elle entend mettre toute l’humanité devant le même risque de fragilité.

Les chiffres d’abord (agrégés de plusieurs sources), par ordre de gravité : le monde affiche à ce jour près de 3.256.570 cas positifs au Covid19, dont 233.363 décès. La décomposition moyenne de ces chiffres nous donne, par ordre décroissant de cas positifs:

* Amérique du nord : 1.188.485 cas (Population : 579 millions; Premier cas positif : 20/01/2020; mortalité: 5,87%; patients dans un état grave: 1,69%; décédés : 69.901)

* Europe : 1.273.420 cas (Population : 741,4 millions; Premier cas positif : 23/01/2020; mortalité: 10,54%; patients dans un état grave: 1,72%; décédés : 134.275)

* Asie : 628.010 (Population : 4,463 milliards; Premier cas positif : 10/01/2020; mortalité: 3,14%; patients dans un état grave: 1,29%; décédés : 19,736)

* Amérique du sud : 178.638 cas (Population : 422 millions; Premier cas positif : 24/02/2020; mortalité: 4,93% patients dans un état grave: 5,51%; décédés : 8.808)

* Afrique : 39.787 cas (Population : 1,216 milliards; Premier cas positif : 13/02/2020; mortalité: 4,12%, patients dans un état grave: 0,32%; décédés : 1.638)

* Océanie : 8.506 cas (Population : 38,3 millions d’habitants; Premier cas positif : 24/01/2020; mortalité: 1,4% de patients dans un état grave: 0,4%; décédés : 120)

Les seules contestations de ces chiffres nous viennent de certains scientifiques et médias occidentaux, qui affirment, concernant la Chine par exemple, qu’il n’est pas possible qu’elle n’ait eu que 4.636 décès. (Pour mémoire : la Chine a une population de 1,393 milliards d’habitants et a déclaré 83,853 cas positifs). Personne, par contre, ne conteste les chiffres de l’Inde (population 1,353 milliards, 34.863 cas positifs pour 1.154 décès), qui sont étrangement similaires à ceux de l’Afrique (population 1.216 milliards, 39.787 cas positifs pour 1.638 décès).

Premier constat, le plus surprenant d’ailleurs : l’ordre mondial est respecté. Alors que le virus semblait avoir démarré sa course dans la cacophonie, il s’est résolu à respecter la courbe de la distribution normale de la richesse dans le monde. Je n’irai pas jusqu’à certifier que sa main invisible a adapté et régulé son expansion en fonction des lois du marché. Pourtant l’observatoire des inégalités renseigne (dès 2013) que L’Amérique du Nord et l’Europe détiennent ensemble 64,4 % du patrimoine monétaire mondial (32,7 % pour l’Amérique du Nord et 31,7 % pour l’Europe), l’Asie-Pacifique en détient 30,7 %, tandis que L’Afrique ne dispose que de 1,1 % de la richesse mondiale. Les courbes de la richesse mondiale et du Covid pourraient presque se fondre, se confondre et se rouler des pelles !

Le virus se paie même le luxe de nous offrir une interprétation inédite de la loi de Pareto (souvenez-vous: environ 80 % des effets sont le produit de 20 % des causes). Aujourd’hui 80% de la richesse mondiale est détenue par 20% de la population mondiale. Toutes choses étant égales par ailleurs, 80% de la pandémie est concentrée sur 20% de la population mondiale.

Second constat, découlant du premier : le virus descend les marches de l’escalier au lieu de les grimper. Le 26 mars, Les Etats-Unis avaient dépassé la barre des 80.000 cas, contre moins de 500 pour le voisin mexicain. Aujourd’hui (un mois plus tard), les USA affichent 1.069.534 cas et le Mexique 19.224 cas : s’il y a-t-il eu osmose, c’est allé dans quel sens ? L’ironie ici, c’est que si la crise persiste, le Mexique risque, ainsi que l’avait prédit Donald Trump, d’achever de construire ce mur qui le sépare des USA – mais pour empêcher que des américains positifs au Covid ne traversent la frontière pour répandre le virus au sud.

L’Afrique est dans le peloton de queue. On ne s’en étonne plus, habitués que nous sommes de trainer le pas derrière le reste de l’humanité. Mais pour une fois, avouons que l’effet est bénéfique. J’entends déjà certains prêcher, un livre saint à la main, que « les derniers seront les premiers …» ! On n’en est pas encore là, gardons les pieds sur terre.

Au-delà du « on vous jure qu’autour du mois de juin ça va vous tomber dessus pire que l’Europe », que l’OMS nous lance déjà chaque matin au réveil ; au-delà du « vous serez le principal réservoir des foyers secondaires de contamination de ce virus » que l’Asie (qui a déjà commencé) et l’occident (qui s’y mettra bientôt) nous réservent comme accusation dans les mois à venir (parce qu’il faut bien que l’Afrique soit fautive quelque part dans cette affaire, sinon cela déstructure la logique même de l’aide au développement – et des vaccins qui vont avec), il est tentant de souligner les inconséquences vers lesquelles le crépuscule de cette pandémie va nous conduire.

Dernier constat : l’épopée chevaleresque de ce virus va repositionner les déterminants et les enjeux de ce commerce triangulaire qui fait de l’Amérique du Nord et l’Europe les maîtres incontestés d’un commerce triangulaire dans lequel l’Afrique est le champ de coton à ciel ouvert et l’Asie l’atelier de couture confiné. Signes avant-coureurs : la Chine bouscule les lignes en se positionnant comme fournisseur exclusifs d’équipements mondiaux, et l’Afrique fabrique déjà sa tisane pour résister à la pression bientôt insistante (et plutôt menaçante) de vaccins certifiés FDA (Food And Drug Administration ) et/ou ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) et imposés via l’OMS.

Le monde devient anxiogène, mes amis. Les gestes barrières vont entrainer des comportements barrières, qui eux même vont nous replier vers des économies barrières.

Omer NTOUGOU (1), Expert gabonais sur les dynamiques environnementales. Analyse publiée le 1er Mai 2020.

Vaccin mortel aux 720 000 bébés africains : l’Union africaine doit ouvrir une enquête

Les révélations faites par le Dr congolais Jérôme MUYANGI, faisant état du test d’un vaccin en cours d’administration en Afrique depuis plusieurs années, et qui viserait 720 000 enfants, devraient faire réagir aussi bien la société civile, les ministres africains de la Santé des 54  Etats africains, que l’Union africaine qui dispose des organismes spécialisés.

Conduite par la firme pharmaceutique GSK, en complicité d’intérêts avec la Fondation Melinda et Bill GATES, l’administration de ces vaccins, en réalité des tests humains sans consentement, aurait fait des victimes dit le Dr MUYANGI. Surtout chez les bébés filles. Pire, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) serait partie prenante à cette expérience ignoble, mêlant son honneur à la mort programmée de centaines de milliers sur le continent africain.

Si ces révélations du Dr Jérôme MUYANGI sont exactes, on comprend mieux les prédictions macabres du couple Melinda et Bill GATES, parlant de 10 millions de morts en Afrique au sujet du Covid-19. La Fondation GATES, les laboratoires GSK et l’organisation Gavi seraient alors un consortium ou Groupement d’Intérêt Economiques pour planifier la mort des centaines de milliers d’enfants qui auraient participé à la reproduction de la population africaine. 

Tous les démographes le prédisent, au regard de son taux actuel de croissance démographique, l’Afrique sera en 2050 un continent démographiquement important, économique actif et productif, un marché de consommation qui va tracter la croissance mondiale. L’action en sourdine des laboratoires GSK, de la Fondation Melinda et Bill GATES, alimente les thèses complotistes. Selon lesquelles thèses conspirationistes estiment que des forces du mal œuvrent à planifier la mort à grande échelle de la population mondiale, empêchant par la réalisation de ce leadership africain à l’horizon 2050. Créer une cassure démographique, en décimant une bonne partie de la population noire, serait alors une action envisagée dans le plus grand des secrets, si l’on en croit les vidéos de certains commandos de la mort, venus en Afrique pour vacciner les populations contre les maladies alors que la mission inavouée était d’inoculer la mort par le VIH/SIDA.  

L’Union Africaine devrait impérativement se saisir de cette question et ouvrir une enquête. Tout comme la société civile indépendante devrait inciter les Gouvernants à agir en urgence sur cette épineuse question criminelle. Considérer l’inoculation des doses d’un vaccin mortel doit devenir une cause d’action vigoureuse pour l’Union africaine.

Enfin, les représentations régionales de l’OMS devraient s’expliquer sur cette question très gênante qui assène un sérieux coup à l’éthique et déontologie médicale et pharmaceutique. Que des enfants deviennent des cobayes à leur insu et à l’insu de leurs parents, un simplement abject. Et aucun humain de devrait tolérer cela. A commencer par les Africains et leurs institutions.

Révélations du Dr Jérôme MUYANGI : 720 000 enfants africains en sursis de mort, menacés par l’arme bactériologique de GSK et la Fondation Gates

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, le Dr Jérôme MUYANGI, chercheur ayant élaboré le protocole de traitement à base d’Artémisia, qui a abouti à la fabrication du Covid-organics à Madagascar, dénonce avec véhémence les vices de forme dans les essais cliniques menés depuis 2015 en Afrique par les laboratoires pharmaceutiques GSK et la Fondation Melinda et Bill Gates. Il dénonce la mort des enfants, surtout des nourrissons filles, suite à ces essais clandestins d’un vaccin, opérés avec la complicité de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). China Africa Media a transcrit pour vous ces accusations graves où, sous prétexte de vaccins classiques, des enfants africains sont devenus de cobayes.

Extrait du Dr Jérôme MUYANGI. Au sujet de ces vaccins de GSK, vous savez quoi, ce qui est drôle c’est que ce sont beaucoup plus les filles qui décèdent après avoir été vaccinées. Ce sont là des faits qui se passent en Afrique en 2020. Donc arrêtez chers Africains de penser qu’il y a un vaccin contre le coronavirus, il n’existe pas de vaccin contre le coronavirus et s’il en existait un, ça devrait d’abord concerner la France, la Belgique, l’Italie, les Etats-Unis.

Par contre, il existe par contre un vaccin qui est en cours d’expérimentation et entrain de tuer en Afrique aujourd’hui, ça s’appelle le vaccin de GSK.

Déjà, il faut souligner que ce vaccin est présenté par le personnel de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Normalement, l’OMS est sensée être indépendante et ne devrait pas s’impliquer dans les essais cliniques. Vous avez sans doute suivi les propositions que nous avions faites par rapport à l’artemisia et vous avez vu comment l’OMS a tout de suite pris position, contre moi et contre mes recherches. Laquelle prise de position continue jusqu’à aujourd’hui. Ceci suscite beaucoup d’interrogations en nous.

Quelle est la relation entre l’OMS, GSK, Gavi, et la Fondation Melinda et Bill Gates ? Ce sont tous ces problèmes là qui font que les Africains doutent aujourd’hui de l’efficacité des vaccins. Je suis un scientifique, je ne suis pas un anti-vaccin. Le vaccin est une bonne chose dans sa conception logique et scientifique. Mais lorsque vous le transformez en une arme biologique, cela devient très dangereux pour notre communauté et nous avons le droit et l’obligation de défendre les nôtres.

Ce vaccin, comme nous l’avons dit, viole les règles de la bioéthique pour deux principales raisons. D’abord, il viole l’éthique internationale parce qu’il est présenté sous forme d’une campagne de vaccination de routine. Vous savez que ces vaccins sont surtout destinés aux nourrissons, c’est-à-dire que qu’un enfant qui vient de naître en Afrique aujourd’hui, reçoit systématiquement ce vaccin. Mais c’est un vaccin qui va le tuer en réalité. Pire encore si c’est une fille.

Ensuite, parce que dans un essai clinique, les gens doivent consentir à se faire vacciner? Cela s’appelle un consentement éclairé. Ce vaccin étant incorporé dans le programme de vaccination de routine, est de facto considéré comme ayant déjà prouvé son efficacité. Or, on le sait tous, on est justement en train de chercher son efficacité. Son efficacité n’est pas encore prouvée. Ceci viole le protocole clinique puisqu’il n’y a pas de consentement éclairé.

Autre chose, nous n’avons pas sur le continent des structures de surveillance post-vaccinales. L’Afrique n’a pas de comité scientifique indépendant qui suit les personnes soumissent à une campagne de vaccination comme cela se fait en Europe, en Amérique ou même en Asie. Il n’existe à ce jour aucun observatoire africain indépendant pour contrôler l’état de santé des personnes qui ont été vaccinées. Nous n’avons pas de structures de pharmacovigilance en Afrique. Ça veut dire que tous les enfants qui ont été vaccinés, même si après ils font de cas de méningite, de malaria cérébrale, même s’ils en meurent, personne ne va les dédommager. Ce sont juste des cobayes de laboratoire.

Quel crime ! Qui pour défendre ces enfants ? Communautés africaines réveillez vous ! Citoyens africains réveillez-vous ! Diasporas réveillez-vous ! Scientifiques africains indépendants, réveillez-vous ! Nos enfants sont en train d’être tués sous nos yeux.

Je voudrais me référer à un fait. L’OMS, Gavi et la Fondation Gates ont décidé de recruter 720 000 enfants africains afin de tester sur eux un vaccin. Seulement, plutôt que d’attendre la fin de la phase 3 de cet essai clinique, ils réduit la durée du projet et l’ont ramené à 2 ans. En totale violation du droit international. Il faut savoir qu’initialement l’essai était sensé durer 4 ans.

Chers africains, mouvements citoyens, société civile, diaspora, scientifiques indépendants nous devons nous inspirer du modèle indien. Que s’est-il passé en Inde ? Ce pays a traduit la Fondation Bill Gâtes en justice et ceci à l’initiative des scientifiques indépendants qui ont alerté la communauté internationale sur la base de faits avérés, comme nous sommes entrain de le faire sur des faits qui sont bien documentés. Cela s’est passé en 2011-2012.

Mais ces scientifiques indiens ne l’ont pas fait seuls. Ils ont travaillé en collaboration avec leur communauté. Ils ont ensemble pu traduire Bill Gates en justice et ce dernier a été condamné pour crime suite au décès de plus de 10.000 enfants indiens après qu’ils aient été vaccinés.

Ce fut également le cas au Pakistan, vous vous en souviendrez, où les scientifiques ont tiré la sonnette d’alarme et la communauté a suivi.

Je donnerai ici l’exemple du Mali dans le village de Gao où des enfants ont été vaccinés de forces et ont tout de suite manifesté des cas de méningite. La même chose s’est produite au Nigéria, en Ouganda, en République démocratique du Congo. Nos enfants sont décédés après avoir reçu des doses mortelles de vaccins qui normalement devraient les protéger.

Peuple africain nous vous interpellons : diaspora, mouvement citoyen… vous tous qui allez écouter ce message et allez le partager, nous avons tous cette responsabilité. Nous avons constitué les faits, nous devons maintenant agir. Nous devons traduire GSK en justice pour tous ces enfants africains décédés après avoir reçu ces vaccins. GSK l’a reconnu, mais tant qu’on ne fera pas de pression sur lui, ces enfants et leurs familles ne seront jamais dédommagés.

Nos gouvernements corrompus jusqu’à la moelle épinière ne bougeront jamais le moindre petit doigt pour défendre nos enfants. C’est à nous scientifiques de constituer les faits et c’est à vous de nous donner les moyens de le faire. Donnez nous les moyens de descendre au Malawi, au Kenya, au Ghana afin de recenser tous les enfants qui ont été touchés par ces vaccins. Nous devons nous-mêmes constituer notre propre système de pharmaco-vigilance indépendant des Africains. Et à chaque fois que nous remarquerons des effets secondaires liés aux vaccins, nous convoquerons GSK et nous le traduisons en justice pour réparation.

Que nos ancêtres accueillent ces enfants qui ont été pris pour des cobayes et sacrifiés à l’autel de la recherche scientifique de GSK. A vous communautés africaines : diaspora, société civile, chercheurs indépendants, vous serez tenus pour complices si vous ne réagissez pas. Je m’appelle Jérôme MUYANGI et je n’ai pas peur.