Les vaccins ARN Messager chinois prêts à être commercialisés d’ici la fin de 2021

AUTRE PRESSE – La Chine sera en mesure de produire ses propres vaccins révolutionnaires d’ici la fin de 2021, en utilisant la technologie génétique pour stimuler le système immunitaire, a déclaré Feng Duojia, président de l’Association chinoise des vaccins.

Les vaccins chinois actuellement utilisés sont des vaccins inactivés, prenant la matière morte du coronavirus pour stimuler le système immunitaire. Cependant, les nouveaux vaccins radicaux utiliseront l’ARN messager pour copier le profil génétique du virus et aider le corps à développer une réponse immunitaire.

Une telle technologie bénéficie de nombreux avantages, notamment un temps de développement plus court pour lutter contre les variantes virales, et une meilleure biosécurité pour ne pas manipuler les virus vivants pendant le processus de production.

Feng a déclaré qu’un vaccin ARNm mis au point conjointement par l’Académie Militaire des Sciences (AMS), Walvax Biotechnology et Suzhou Abogen Biosciences, a terminé ses essais cliniques de phase 1 et 2 avec des résultats « satisfaisants ». Des plans d’essais cliniques de phase 3 dans plusieurs sites à l’étranger sont également en cours et les attentes étaient « très bonnes ». En décembre dernier, Walvax a commencé à construire une usine de production d’une capacité annuelle de 120 millions de doses en première phase.

En mars, un autre vaccin chinois contre l’ARNm mis au point conjointement par Stemirna Therapeutics, une société de biotechnologie basée à Shanghai, et l’Hôpital Shanghai East, a lancé des essais cliniques sur des humains, seulement deux mois après avoir obtenu l’approbation réglementaire.

Jusqu’à présent, les vaccins COVID-19 Chinois ont acquis une reconnaissance mondiale. Le premier vaccin de Sinopharm a reçu des autorisations d’utilisation d’urgence dans près de 30 pays, dont Bahreïn, le Guyana, la Hongrie, la Serbie et les Émirats arabes unis. La Hongrie a été le premier pays de l’Union européenne à approuver un vaccin chinois, et le Premier ministre Viktor Orbán se l’est fait administré.

Plusieurs pays ont également approuvé le jab CoronaVac de Sinovac pour une utilisation d’urgence, parmi lesquels le Brésil, le Chili (où le vaccin a été mis en expérimentation), l’Indonésie, le Laos, le Mexique et la Turquie. Le Mexique et le Pakistan ont approuvé l’utilisation d’urgence du vaccin CanSinoBIO. Le vaccin Anhui Zhifei Longcom a quant à lui, reçu l’autorisation d’être utilisé en Ouzbékistan.

Source : Peopledaily

Chine : explosion de ventes de téléphones mobiles en février

China Africa Media – Les ventes de téléphones mobiles en Chine ont grimpé de 240,9% en glissement annuel à 21,76 millions d’unités en février, selon les données de l’Académie chinoise des technologies de l’information et des communications.

La commercialisation de téléphones mobiles 5G se sont élevées à 15,07 millions d’unités, soit 69,3% du total des expéditions de février, a déclaré l’ACTIC, l’Académie chinoise des technologies de l’information et des communications (ACTIC), un institut de recherche relevant du ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information.

Comme on le voit sur la photo, les consommateurs essaient les smartphones compatibles 5G de Huawei dans sa boutique phare à Shanghai. C’est un véritable phénomène commercial.

En février 2021, un total de 28 nouveaux modèles ont été lancés sur le marché, en hausse de 33,3 pour cent d’une année sur l’autre, selon le CAICT. Les marques nationales ont continué de dominer le marché chinois de la téléphonie mobile le mois dernier avec des expéditions de 19,57 millions d’unités, soit 89,9% du total des expéditions de la période. Les ventes de smartphones ont atteint 21,34 millions d’unités le mois dernier, en hausse de 236,6% en glissement annuel.

Les règles de visas assouplies pour les bénéficiaires de vaccins chinois

CHINA AFRICA MEDIA – La Chine prévoit simplifier les procédures de demandes de visa pour de nombreux ressortissants étrangers qui auront reçu des vaccins anti COVID-19 produits en Chine, la dernière étape vers la normalisation des échanges de personnels.


À partir de lundi, les ambassades chinoises dans plusieurs pays, dont le Japon, Israël, la Thaïlande, le Pakistan et les Philippines, ont rationalisé les procédures de demande de visa dans de tels cas. Les autres pays inclus dans le plan comprennent les États-Unis, l’Allemagne, l’Australie et la Grèce.

La nouvelle disposition s’applique aux personnes qui souhaitent visiter la Chine à des fins non touristiques.

Ceux qui prévoient de se rendre à des fins professionnelles et qui ont été vaccinés avec un vaccin chinois peuvent préparer leur demande de visa et leur matériel d’inoculation et demander des visas conformément aux exigences en période pré-épidémique, selon un avis publié par l’ambassade de Chine aux États-Unis.

Les membres étrangers de la famille de citoyens chinois ou de résidents permanents peuvent demander des visas « pour des besoins humanitaires d’urgence » une fois leurs certificats de vaccination obtenus.

Pendant ce temps, les ressortissants étrangers titulaires de cartes de voyage d’affaires du forum de coopération économique Asie-Pacifique peuvent également reprendre les demandes de visa avec des lettres d’invitation et des certificats de vaccination, indique le communiqué.

L’avis indiquait que les passagers vaccinés se rendant en Chine par avion sont toujours tenus de fournir des certificats négatifs de tests d’acide nucléique et de tests d’anticorps IgM avant l’embarquement et doivent se conformer à la réglementation chinoise sur la quarantaine et l’observation après leur arrivée.

Les dispositions de facilitation pour les personnes vaccinées avec des vaccins chinois sont basées sur une prise en compte complète de la sécurité et de l’efficacité des vaccins, a déclaré mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Zhao Lijian. Zhao a appelé cela une tentative significative de faciliter les voyages transfrontaliers.

La Chine prévoit également de déployer des certificats de santé pour les voyageurs internationaux qui déclareront le statut vaccinal d’une personne ou les résultats de tests récents afin de faciliter la circulation sûre et ordonnée du personnel, a déclaré le conseiller d’État et ministre des Affaires étrangères Wang Yi lors d’une conférence de presse le 10 mars.

La Chine est prête à discuter de la reconnaissance mutuelle de la vaccination et de son fonctionnement avec d’autres pays, a-t-il ajouté.

Pendant ce temps, les dirigeants de l’Union européenne à 27 ont déclaré qu’ils espéraient adopter une proposition pour son « passeport » pour les vaccins, connu sous le nom de certificat numérique vert, lors d’une réunion des États membres mercredi.

La proposition du bloc a déclaré que quatre vaccins fabriqués par des développeurs aux États-Unis et au Royaume-Uni et approuvés par l’Agence européenne des médicaments seront valables pour voyager dans l’UE.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré qu’elle espérait que cela permettrait aux gens « de se déplacer en toute sécurité dans l’Union européenne ou à l’étranger - pour le travail ou le tourisme ».

Conférence de presse donnée par le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi sur la politique étrangère et les relations extérieures de la Chine

China Africa Media-Le 7 mars 2021, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a donné une conférence de presse à l’occasion de la 4e session annuelle de la 13e Assemblée populaire nationale (APN) au Grand Palais du Peuple et répondu aux questions de journalistes chinois et étrangers sur la politique étrangère et les relations extérieures de la Chine.

La conférence de presse d’aujourd’hui se tient une fois encore en visioconférence. Alors que l’épidémie a été effectivement maîtrisée en Chine, beaucoup de pays poursuivent leur combat contre le coronavirus. Tant que l’épidémie n’est pas éradiquée dans un pays, la communauté internationale doit poursuivre ses efforts dans la solidarité. Même s’il ne reste qu’une personne infectée, nous avons toujours la responsabilité d’apporter notre aide.

L’union fait la force. La persévérance nous conduit à la victoire. La lueur d’espoir est devant nous. La Chine poursuivra la coopération solidaire avec tous les pays pour contribuer à la victoire définitive de l’humanité contre l’épidémie.

Après cette brève introduction, le Chef de la diplomatie Chinoise s’est dit disposé à répondre aux questions de la presse.

CCTV : Comment voyez-vous la diplomatie chinoise de l’année dernière ? Quels seront les priorités et les temps forts diplomatiques en 2021 ?

Wang Yi : En 2020, la Chine, ensemble avec tous les pays du monde, a fait un parcours exceptionnel. Sous la ferme direction du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) rassemblé autour du Camarade Xi Jinping, la diplomatie chinoise a accompli son devoir envers le pays, le peuple et le monde. La Chine a travaillé sans relâche à relever les défis inédits et à jouer activement son rôle. 

Au cours de l’année dernière, la diplomatie de Chef d’État a eu plusieurs temps forts. À travers la « cloud diplomacy », le Président Xi Jinping a mené de multiples échanges avec les dirigeants d’autres pays pour développer la coopération, portant une vision globale propre au dirigeant d’un grand pays. Cela a permis de montrer l’orientation et de donner de l’impulsion à la lutte internationale contre l’épidémie. 

Au cours de l’année dernière, nous avons démontré la détermination la plus résolue pour défendre les intérêts du pays. Nous avons lutté résolument contre les actes hégémoniques, arbitraires et d’intimidation et les ingérences injustifiées dans les affaires intérieures de la Chine. La souveraineté de la Chine ne souffre aucune violation. La dignité de la nation chinoise ne souffre aucune atteinte. Les droits légitimes du peuple chinois doivent être préservés.

Au cours de l’année dernière, nous avons déployé le plus grand effort pour lutter contre l’épidémie. Nous avons assumé notre devoir pour contribuer au combat sanitaire dans le pays, et travaillé en solidarité avec la communauté internationale et engagé la plus grande opération humanitaire d’urgence depuis la fondation de la Chine nouvelle, apportant par là la contribution chinoise à la lutte internationale contre le virus.

Au cours de l’année dernière, nous avons accordé la première priorité à la sécurité et à la santé de nos compatriotes d’outre-mer. Face à l’épidémie, nous sommes rapidement venus en aide aux ressortissants chinois à l’étranger et avons fait tout le possible pour les protéger et les accompagner. Nous avons mis en pratique le principe de la diplomatie au service du peuple. 

Au cours de l’année dernière, nous avons suivi avec la plus grande attention la bonne orientation de la gouvernance mondiale. La Chine a combattu résolument la montée de l’unilatéralisme, et défendu le multilatéralisme et les normes régissant les relations internationales par des actes concrets. Face à la montée du protectionnisme, nous avons œuvré à élargir l’ouverture sur l’extérieur, à valoriser l’atout du marché immense de la Chine, et à offrir au monde plus d’opportunités de développement. 

L’année 2021 est pour la Chine une année qui fera époque. Nous célébrerons le centenaire du PCC et la diplomatie chinoise entamera une nouvelle marche. 

Nous serons à la hauteur des missions qui nous sont confiées par le Parti et le pays pour promouvoir activement les relations d’amitié avec différents pays, renforcer la compréhension mutuelle entre la Chine et le reste du monde, et continuer de créer un environnement extérieur favorable au grand renouveau de la nation chinoise. 

Nous garderons à l’esprit les grandes priorités du pays pour préserver et élargir la période d’importantes opportunités stratégiques pour le développement de la Chine, travailler sans relâche à un bon démarrage du 14e plan quinquennal, favoriser la circulation domestique et la circulation internationale, et contribuer à la nouvelle dynamique de développement. 

Nous nous tournerons vers l’ère post-COVID-19 pour promouvoir activement la coopération sanitaire internationale et bâtir la communauté de santé pour tous. Nous œuvrerons à faire avancer la coopération de qualité dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route », contribuerons à une reprise rapide de l’économie mondiale et renforcerons la réponse collective au changement climatique et à d’autres défis mondiaux. 

Nous continuerons d’aller dans le sens de l’histoire pour promouvoir activement un nouveau type de relations internationales, faire rayonner les valeurs communes de l’humanité de la paix, du développement, de l’équité, de la justice, de la démocratie et de la liberté, et travailler avec tous les pays pour bâtir une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. 

Cette année est l’année du Buffle selon le calendrier lunaire. Le buffle est symbole de la persévérance et de la vigueur. La diplomatie de Chef d’État continuera de guider notre action, et la diplomatie chinoise écrira de nouveaux chapitres plus brillants. Une Chine fidèle à l’amitié, forte de détermination et résolue dans ses principes et ses responsabilités, apportera plus de chaleur et d’espoir au monde, et plus de confiance et de force au développement partagé de tous les pays.

Quotidien du Peuple : Vous avez souligné que la direction du Parti est l’âme de la diplomatie chinoise. Cette année marque le centenaire du PCC. Pour la diplomatie, que signifie la direction du Parti ?

Wang Yi : La diplomatie chinoise est la diplomatie du peuple sous la direction du PCC. Le Parti est le pilier du peuple chinois et la boussole de la diplomatie chinoise.

Œuvrer au bonheur du peuple chinois et au renouveau de la nation chinoise est l’engagement initial et la mission du Parti qui déterminent le devoir et la responsabilité de la diplomatie chinoise. Rester fidèle à l’indépendance et promouvoir la justice et l’équité sont les valeurs que poursuit le Parti qui déterminent les principes fondamentaux que doit observer la diplomatie chinoise. Poursuivre le développement pacifique, rechercher la coopération gagnant-gagnant et promouvoir la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité sont non seulement les dispositions des Statuts du Parti et de la Constitution, mais aussi le chemin et l’orientation que doit suivre la diplomatie chinoise.

Les décisions et accomplissements majeurs de la diplomatie chinoise trouvent leur origine dans le plan général et stratégique du Comité central du PCC. Surtout depuis le 18e Congrès du PCC, le Secrétaire général Xi Jinping, avec la vision mondiale, la fermeté stratégique et le grand sens des responsabilités, a innové dans la théorie et la pratique et dressé un plan de développement pour la diplomatie chinoise, de manière que la Chine avance toujours dans le bon sens de l’Histoire.

Les cent ans passés n’ont fait qu’ouvrir une grande œuvre millénaire. Nous pourrons attendre des années à venir des réalisations encore plus glorieuses. La pratique l’a bien prouvé : la direction du Parti est le plus grand atout politique de la diplomatie chinoise et la garantie fondamentale qui nous permet d’aller de victoire en victoire. Nous continuerons de travailler sous la direction du Parti et d’appliquer intégralement la Pensée de Xi Jinping sur la diplomatie. Nous œuvrerons à puiser la force dans les traditions glorieuses du Parti, et la sagesse, dans les expériences historiques du Parti, afin d’ouvrir sans cesse de nouvelles perspectives de la diplomatie de grand pays aux caractéristiques chinoises.

Hong Kong China Review News Agency : L’APN prendra une décision sur le perfectionnement du système électoral de la Région administrative spéciale de Hong Kong. Certains pays pensent que les mesures concernées sont incompatibles avec la politique d’« un pays, deux systèmes ». Que répondez-vous à ces propos ?

Wang Yi : Tout d’abord, je tiens à souligner que perfectionner le système électoral de la Région administrative spéciale de Hong Kong et concrétiser l’« administration de Hong Kong par les patriotes » répondent à l’impératif de faire avancer la politique d’« un pays, deux systèmes » et d’assurer la stabilité et la prospérité de Hong Kong sur le long terme, et relèvent du pouvoir et de la responsabilité conférés à l’APN par la Constitution. Les mesures concernées sont tout à fait conformes à la Constitution et à la loi et sont légitimes et justifiées.

Dans tous les pays, la loyauté envers la patrie est une exigence d’éthique politique fondamentale à observer par tous les fonctionnaires et tous les candidats à la fonction publique. Hong Kong ne fait pas exception. Hong Kong est une région administrative spéciale de la Chine et fait partie de la République populaire de Chine. Comment peut-on espérer que quelqu’un aime vraiment Hong Kong s’il n’aime même pas sa patrie ? Aimer Hong Kong et aimer la patrie s’inscrivent parfaitement dans la même ligne.

Sous la colonisation, il n’y avait pas de démocratie à Hong Kong. Depuis le retour de Hong Kong il y a 24 ans, personne d’autre n’est plus attaché à la démocratie, à la stabilité et à la prospérité de Hong Kong que le gouvernement central. Le retour de Hong Kong à la stabilité est dans l’intérêt de toutes les parties et offrira une garantie plus solide à la préservation des droits des habitants de Hong Kong et des intérêts légaux des investisseurs étrangers à Hong Kong. Nous sommes déterminés à poursuivre la politique d’« un pays, deux systèmes », le principe de l’« administration de Hong Kong par les Hongkongais » et d’« un haut degré d’autonomie », et nous sommes convaincus d’assurer à Hong Kong un avenir encore plus radieux. 

CGTN : Cette année marque le 50e anniversaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime à l’ONU. Quels sont vos commentaires là-dessus ? 

Beaucoup de pays souhaitent voir une réforme des Nations Unies. Qu’en pense la Chine ?

Wang Yi : Il y a 50 ans, la 26e session de l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution rétablissant la République populaire de Chine dans son siège légitime à l’ONU. En ce jour, dans la salle retentissant d’applaudissements nourris, nos frères d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine étaient nombreux à ovationner et à s’embrasser. Les représentants de 57 pays sont montés sur la tribune pour nous féliciter. Depuis ce moment historique, un grand pays peuplé de près d’un quart de la population mondiale a rejoint la famille des Nations Unies, et l’ONU est devenue une véritable organisation universelle. Désormais, un nouvel acteur majeur crédible et fiable a participé à la cause de la paix et du développement du monde : la République populaire de Chine.

Au cours des 50 ans écoulés, la Chine a défendu fermement le système international centré sur les Nations Unies et l’ordre international fondé sur le droit international. Elle a adhéré à presque toutes les organisations internationales intergouvernementales et à plus de 500 conventions internationales. Elle est devenue le deuxième contributeur financier des opérations onusiennes de maintien de la paix et le plus grand fournisseur de troupes à ces opérations parmi les membres permanents du Conseil de Sécurité. La Chine défend depuis toujours l’équité et la justice ainsi que l’égalité entre pays de tailles différentes. Sa voix aux Nations Unies appartient toujours aux pays en développement.

Dans une situation internationale en mutation profonde, la communauté internationale souhaite voir les Nations Unies évoluer avec le temps et se perfectionner sans cesse à travers des réformes. La Chine est d’avis que quelles que soient l’évolution de la situation et les pistes de réforme, il est impératif de respecter les principes suivants :

Premièrement, rester fidèle aux buts et principes de la Charte des Nations Unies. La Charte a défini les normes fondamentales régissant les échanges interétatiques et le règlement des conflits. Toute violation de la Charte est une atteinte à la paix et à la stabilité mondiales.

Deuxièmement, défendre le rôle central de l’ONU dans le système international. L’ONU est l’organisation internationale la plus universelle, la plus représentative et dotée de la plus haute autorité dans le monde. Son rôle ne doit qu’être renforcé et non affaibli. Tous les pays sont tenus de défendre consciencieusement l’autorité des Nations Unies.

Troisièmement, observer le principe onusien fondamental de consultations sur un pied d’égalité. Les Nations Unies ne sont pas un club des grands, encore moins un club des riches. Tous les pays sont souverainement égaux. Aucun pays n’a le droit de monopoliser les affaires internationales. Il est nécessaire d’augmenter la représentation et le droit à la parole des pays en développement aux Nations Unies pour mieux refléter la volonté commune de la majorité des pays.

Sur un nouveau point de départ historique, la Chine mettra en œuvre scrupuleusement les initiatives et mesures majeures annoncées par le Président Xi Jinping, prendra une part plus active dans les affaires onusiennes et œuvrera sans cesse à l’idéal de l’ONU de transformer les glaives en hoyaux en vue d’un monde sans guerre.

Agence France-Presse : L’administration Biden a parlé le mois dernier du retour de l’alliance transatlantique. Comment la Chine gérera les relations trilatérales avec l’Europe et les États-Unis ?

Wang Yi : En 2020, le Président Xi Jinping a tenu avec les dirigeants européens trois visioconférences réussies. Les échanges de haut niveau entre les deux parties sont restés intenses. Les deux parties ont renforcé leur confiance mutuelle dans la lutte commune contre la COVID-19 et rehaussé leur coopération en cette année marquant le 45e anniversaire de leurs relations diplomatiques. Elles ont signé l’Accord sur les indications géographiques et conclu les négociations sur l’Accord d’investissement selon le calendrier prévu. Pour la première fois, la Chine est devenue le plus grand partenaire commercial de l’UE. Face aux crises et défis, les relations sino-européennes se sont avérées résilientes et dynamiques et ont envoyé un message positif au monde.

Le parcours des relations sino-européennes démontre parfaitement que la Chine et l’Europe partagent de larges intérêts communs, que la coopération gagnant-gagnant est l’aspect dominant de leurs relations, que ces deux grandes civilisations peuvent se parler, que la Chine et l’UE ne sont pas des rivaux systémiques, et qu’en coopérant dans l’esprit d’indépendance, elles pourront accomplir de grandes choses. Nous continuerons de soutenir l’intégration européenne et de soutenir une UE unie et forte qui jouera un rôle accru dans les affaires internationales. 

Nous sommes d’avis que la Chine et l’UE sont deux forces majeures dans le monde multipolaire. Les relations sino-européennes sont marquées par l’égalité et l’ouverture. Elles ne visent aucune partie tierce, ni ne dépendent d’aucune partie tierce. Nous nous réjouissons de voir l’UE renforcer sans cesse son autonomie stratégique, porter le multilatéralisme et œuvrer à la coordination et à la coopération entre grands pays. Nous entendons travailler ensemble avec l’UE pour relever les défis planétaires, apporter davantage d’énergie positive aux efforts internationaux visant à vaincre la COVID-19, à redresser l’économie et à lutter contre le changement climatique, et fournir plus de stabilité aux relations internationales.

Sources : Cgtn français.

Lutte contre la pauvreté. XI Jinping :«plus de 98 millions de chinois sortis de la pauvreté ces 8 dernières années»

Autre PresseLors d’une conférence de presse, tenu vendredi 26 février dernier, à Beijing, au Grand Hall du peuple, le Président Xi Jinping, par ailleurs Secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et Président de la Commission militaire centrale, a déclaré que la pauvreté absolue a été éradiquée dans son pays.

«Au cours des huit dernières années, les 98, 99 millions de ruraux démunis qui vivaient encore sous le seuil de pauvreté sont tous sortis de la pauvreté. L’ensemble des 832 districts et des 128 000 villages pauvres ont été retirés de la liste de la pauvreté», a-t-il confié. Et d’ajouter : «Depuis le lancement de la réforme et l’ouverture au reste du monde, à la fin des années 1970, 770 millions de ruraux démunis sont sortis de la pauvreté selon le seuil de pauvreté actuel de la Chine».

D’après Xi Jinping, la Chine a contribué «à hauteur de plus de 70 % à la réduction de la pauvreté dans le monde au cours de cette période. Avec de telles réalisations, a-t-il affirmé, la Chine a créé un nouveau «miracle» qui «entrera dans l’histoire».

Le Président chinois a rappelé que le PCC s’efforce d’améliorer les moyens de subsistance des populations depuis sa fondation, et son Comité central a maintenu l’éradication de la pauvreté au premier plan des priorités dans la gouvernance au cours des huit dernières années.

En moyenne, plus de 10 millions de personnes pauvres sortent de la pauvreté chaque année depuis 2012. Lors de cette conférence, les combattants considérés comme des modèles dans la lutte contre la pauvreté ont été récompensés.

Amadou Diop

Lutte contre la pauvreté en Chine : Trois mots-clés à retenir

French.xinhuanet.com | Publié le 26-02-2021 à 10:11

BEIJING, 26 février (Xinhua) — Dans le « village au bord du précipice« , petit hameau de la préfecture autonome Yi de Liangshan, dans la province du Sichuan, les habitants étaient obligés d’emprunter durant des heures des échelles de bois rudimentaires pour partir de chez eux et revenir. Aujourd’hui, tout est différent : un escalier en acier a été construit en 2016 ; des stations-antennes 4G ont été installées ; de courtes vidéos réalisées par de jeunes villageois ont attiré près 100.000 touristes en 2019. Mais ce n’est pas tout. Ne citons qu’un exemple. Inaccessible pour les camions, le dispensaire local n’est aujourd’hui approvisionné ni par des nacelles soulevées par des treuils, ni par des travailleurs qui se tuent à la tâche à gravir de longues échelles, mais par des drones !

En 2020, la Chine a atteint, comme prévu, les objectifs d’éradication de la pauvreté dans la nouvelle ère. Depuis le XVIIIe Congrès du Parti communiste chinois en 2013, près de 100 millions d’habitants ruraux démunis selon les critères en vigueur sont sortis de la pauvreté. Sur la période 2013-2019, le revenu disponible par habitant des 832 districts défavorisés est passé de 6.079 à 11.567 yuans. Avec dix ans d’avance, la Chine a réalisé l’objectif d’élimination de l’extrême pauvreté du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

La pauvreté n’est une fatalité pour personne. Le Secrétaire général de l’ONU António Guterres avait bien raison de dire en 2018 à Boao : « La voie de la Chine pour éradiquer la pauvreté d’ici 2020 prouve qu’il est effectivement possible de ne laisser personne derrière. » De tous ces accomplissements de la lutte contre la pauvreté, nous pouvons tirer trois mots-clés.

Le premier est « direction efficace« . La direction du Parti communiste chinois est la garantie fondamentale de l’action nationale. Le Président Xi Jinping fait de la lutte contre la pauvreté une priorité dans la gouvernance de l’Etat. Depuis 2015, il a convoqué sept réunions pour discuter de l’éradication de la pauvreté. Jusqu’en mars 2020, 255.000 équipes regroupant 2,9 millions de membres du Parti ont été envoyées dans les villages démunis pour diriger sur place les actions contre la pauvreté. Un régime de responsabilisation à cinq échelons, à savoir province, ville, district, bourg et village, a été mis en place pour assurer l’efficacité de l’application des politiques.

Le deuxième est « mesure ciblée« . Tout doit reposer sur la différenciation et le ciblage. En 2013, Xi Jinping a avancé l’idée d’une lutte ciblée contre la pauvreté. Plus précisément, de savoir pour qui, par qui et comment, et ce, en fonction de la situation sur le terrain. A la lumière de cette vision, d’énormes efforts ont été consentis pour identifier les populations prioritaires, analyser les causes profondes de la pauvreté, élaborer des politiques efficaces, assurer une bonne mise en œuvre et consolider les acquis.

Le troisième est « contribution commune« . Les efforts de chacun sont indispensables à l’accomplissement de cette mission importante. Les avis des différents milieux ont été attentivement écoutés et la créativité et l’initiative de tous ont été mobilisées. Tous les Chinois y participent et y contribuent. Une synergie gouvernement – marché – société a été mise en valeur. La coopération entre les régions plus développées de l’Est et celles moins développées de l’Ouest a porté des fruits. Les paysans ont été encouragés à la création d’entreprises et à l’e-commerce et ont bénéficié d’aides financières publiques et privées. Les consommateurs chinois se tournent davantage vers des produits bio des régions reculées… Chacun y contribue, chacun en bénéficie.

A l’heure où la pandémie de COVID-19 continue de se propager, les progrès des dernières décennies risquent d’être compromis et un long chemin reste à parcourir pour l’avènement d’un monde sans pauvreté. Mais le monde sortira plus fort de ces épreuves, comme il l’a toujours fait dans le passé, et réussira l’élimination de l’extrême pauvreté si nous œuvrons ensemble à une coopération internationale renforcée. Il est temps de perfectionner le partenariat mondial pour le développement, de promouvoir la coopération Nord-Sud et de poursuivre la coopération Sud-Sud, en vue de construire une communauté de destin pour l’humanité, où plus personne ne souffre de la pauvreté

Train «Ananas express» pour combler le déficit de l’interdiction d’importation

La Chine continentale lance un train «ananas express», après avoir interdit les importations en provenance de l’île de Taïwan.

La Chine a lancé une ligne ferroviaire à grande vitesse sur le thème de l’ananas pour promouvoir les ananas produits à Xuwen, dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine.

Les agriculteurs locaux ont déjà assisté à une augmentation des ventes au cours du week-end, après que les ananas de l’île de Taiwan ont été interdits par la Chine continentale vendredi dernier.

La ligne express relie plusieurs villes de Chine, dont Guangzhou, capitale du Guangdong, et les principaux marchés de l’ananas tels que Pékin, Shanghai et Lanzhou, capitale de la province du Gansu, dans le nord-ouest de la Chine, dans le cadre de la campagne de marketing de Xuwen.

Xuwen est la plus grande base de production d’ananas en Chine. Selon l’agence de presse Xinhua, le rendement annuel des ananas à Xuwen représente 38 % de la production nationale.

Les autorités douanières de la Chine continentale ont émis vendredi une interdiction d’importation d’ananas en provenance de l’île de Taïwan, qui prend effet lundi. L’interdiction a fait état de préoccupations concernant les phytoravageurs, et l’autorité a déclaré qu’il s’agissait d’une mesure de biosécurité normale.

L’interdiction a déclenché une réaction aigre au cours du week-end de la part de l’île, dont le commerce d’ananas avec le continent vaut jusqu’à environ 30 milliards de FCFA par an, selon les médias.

Prouesse spatiale de la Chine : deux kilos d’échantillons lunaires ramenés sur Terre

China Africa Media -C’est un véritable exploit technologique que vient de réaliser la Chine avec le retour, dans la nuit du 17 au 18 décembre de cette année de sa sonde spatiale. Des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux montrent des foules en liesse qui, malgré l’heure avancée, ont bravé le froid pour voir l’engin spatiale.

Le module de retour de la sonde spatiale chinoise Chang’e-5 lancée le 24 novembre dernier a atterri cette nuit dans la province de Mongolie intérieure. Il a ramené avec lui deux kilos de roches prélevées sur la lune.

Un véritable succès pour la Chine qui devient ainsi le troisième pays à réussir cet exploit après les États-unis et l’ex-URSS dans les années 70.

Mais c’est surtout une prouesse technologique à bien des égards car la mission n’était pas simple du tout.

Arrivée en orbite lunaire, la sonde devait envoyer son atterrisseur se poser sur la Lune, précisément près du Mons Rümker, dans une zone montagneuse encore jamais explorée.

Après avoir récolté les échantillons, l’atterrisseur de la sonde devait remonter automatiquement en orbite lunaire, s’arrimer à l’orbiteur, puis transférer sa cargaison au module de retour. Celui-là même qui a atterri en Mongolie. Et tout ceci commandé à distance depuis la Terre. Des opérations délicates car cela n’avait jamais été fait jusqu’à présent.

Cet exploit a été d’ailleurs salué par l’élite scientifique du monde entier. La NASA et la ESA (agence spatiale européenne) ont même adressé des messages de félicitations sur leurs réseaux sociaux.

A noter que ces échantillons permettront aux scientifiques chinois d’en apprendre davantage sur les origines de la Lune, sa formation et l’activité volcanique à sa surface. Et ceci permettrait à la Chine de marquer une avancée significative dans le domaine spatial.

75ÈME ANNIVERSAIRE DE L’ONU. La Chine dévoile son positionnement


C’est à l’occasion du 75ème anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies que la chine a rendu publique une communication dans laquelle elle exprime clairement sa position aux côtés de l’organisme international.Une communication parvenue ce matin à la rédaction de CHINA AFRICA MEDIA que nous vous livrons in extenso ici.

AUTRE PRESSE-2020 marque le 75e anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies (ONU), et le 75e anniversaire de la victoire de la Guerre mondiale antifasciste et de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise. Il y a 75 ans, les peuples du monde, résolus à « préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances », ont créé l’ONU, l’organisation internationale la plus universelle, la plus représentative et dotée de la plus grande autorité, et établi l’ordre et le système internationaux centrés sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies. Un nouveau chapitre s’est donc ouvert pour la cause de la paix et du développement dans le monde.
Au cours des 75 ans écoulés, l’ONU est restée fidèle à sa vocation en matière de maintien de la paix. Elle a instauré et fait fonctionner un mécanisme de sécurité collective, offert activement des médiations et bons offices, travaillé au règlement pacifique des différends et déployé plus de 70 opérations de maintien de la paix dans des zones de conflits. Grâce aux efforts de l’ONU, beaucoup de conflits locaux ont pu être maîtrisés, et de nouvelles guerres mondiales, évitées. Le monde a pu jouir d’une paix et d’une stabilité globales pendant 75 ans.
Au cours des 75 ans écoulés, l’ONU a poursuivi son objectif de promouvoir le développement. Suivant la tendance de la mondialisation économique et mobilisant des ressources à travers le monde, l’ONU a élaboré et mis en œuvre les objectifs du Millénaire pour le développement et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 (Programme 2030). Sous son impulsion, des milliards de personnes ont pris le chemin de la modernisation, plusieurs maladies infectieuses qui ont sévi pendant des milliers d’années telles que la variole ont été éradiquées et un grand nombre de pays en développement se sont engagés sur une voie de développement rapide.
Au cours des 75 ans écoulés, l’ONU a agi dans l’esprit de l’équité. Elle est attachée à l’égalité de tous les pays, quelle que soit leur taille, et travaillé à faire rayonner l’esprit de la démocratie. Unis sous le drapeau onusien, les 193 États membres ont élaboré ensemble les règles internationales, géré ensemble les affaires mondiales et partagé ensemble les fruits du développement.

Aujourd’hui, le monde traverse des changements majeurs jamais connus depuis un siècle, qui s’accélèrent avec la propagation de la COVID-19 dans le monde. Une période de bouleversements et de transformations s’est ouverte. Le protectionnisme, l’unilatéralisme et les pratiques d’intimidation gagnent du terrain. Certains pays et forces politiques n’hésitent pas à se découpler des autres, à rejeter les responsabilités sur autrui, et à se retirer d’organisations et accords internationaux. Ils sapent la coopération internationale et tentent de provoquer une confrontation des idéologies et des systèmes sociaux, mettant ainsi le monde en danger. Cela dit, la paix et le développement demeurent le thème de notre temps. La tendance générale à la montée des pays émergents et des pays en développement reste inchangée, celle à la multipolarisation du monde reste inchangée, et celle à la mondialisation économique en dépit des vicissitudes reste inchangée.
Dans ce contexte, les différentes parties doivent se préparer à l’ère post-COVID-19, savoir répondre à des questions majeures, à savoir, à quoi ressemblera le monde de demain et de quelle ONU le monde a besoin, et ouvrir ensemble un bel avenir pour les générations futures.
II. La communauté internationale doit saisir les opportunités importantes offertes par la célébration du 75e anniversaire de l’ONU et faire de la lutte contre la COVID-19 un nouveau point de départ, pour réaffirmer l’engagement initial et la mission de l’Organisation, et réunir le consensus des différents pays pour construire ensemble une communauté d’avenir partagé pour l’humanité et bâtir un monde de paix durable, de sécurité globale, de prospérité commune, d’ouverture et d’inclusion, propre et beau. Pour ce faire, tous les pays doivent :

Préserver ensemble les acquis de la victoire de la Guerre mondiale antifasciste, rejeter tout acte qui va à rebours de l’histoire, s’opposer à l’unilatéralisme, à l’hégémonisme et à la politique du plus fort, soutenir fermement le multilatéralisme, défendre résolument les buts et principes de la Charte des Nations Unies, préserver le système international centré sur les Nations Unies et l’ordre international fondé sur le droit international, et promouvoir la démocratie, la primauté du droit et l’équité dans les relations internationales.

Rester fidèles au principe de l’égalité entre tous les pays, qu’ils soient grands ou petits, puissants ou faibles, riches ou pauvres, respecter le droit de chaque peuple de choisir en toute indépendance le système social et la voie de développement de son pays et s’opposer à l’ingérence dans les affaires intérieures d’autrui pour bâtir ensemble un nouveau modèle de relations internationales basé sur le respect mutuel, l’équité, la justice et la coopération gagnant-gagnant.

Construire un nouveau type de partenariat international pour le développement fondé sur une plus grande égalité et un meilleur équilibre et consolider l’architecture de coopération ayant l’ONU en son centre, la coopération Nord-Sud comme canal principal et la coopération Sud-Sud comme complément ; renforcer la coopération internationale sur la réduction de la pauvreté et en faire une plus grande priorité dans la mise en œuvre du Programme 2030 à l’échelle mondiale, afin de réaliser au plus tôt les objectifs en matière d’élimination de la pauvreté ; préserver le système commercial multilatéral centré sur l’OMC et fondé sur des règles, réaliser la libéralisation et la facilitation du commerce et de l’investissement, bâtir une économie mondiale ouverte, créer un environnement propice au développement durable, et faire évoluer la mondialisation économique dans un sens plus ouvert, plus inclusif, plus équilibré et bénéfique pour tous.

Perfectionner le système de gouvernance de la santé publique en prenant en compte les défaillances et insuffisances révélées par la COVID-19 ; assurer une réaction plus rapide aux urgences sanitaires et créer des réserves mondiales et régionales de matériels destinés à la lutte contre les épidémies ; intensifier le dialogue et les échanges sur les politiques, encourager les différentes parties à mettre la vie et la santé de la population au-dessus de tout, à accorder une place prioritaire à la sécurité de la santé publique dans l’agenda international et à construire une communauté de santé pour tous.

Avoir une conscience aiguë de l’importance de respecter la nature, de s’adapter à ses lois et de la protéger, promouvoir l’harmonie entre l’homme et la nature, réaliser un développement durable sur les plans économique, social et environnemental ainsi que l’épanouissement de l’homme, et construire une civilisation écologique à l’échelle mondiale, promouvoir un mode de production et de vie vert, sobre en carbone, circulaire et durable, et agir pour lutter contre le changement climatique et protéger notre planète Terre, foyer de tous les êtres humains.

Rester attachés au concept de la gouvernance mondiale dit d’« amples consultations, contribution conjointe et bénéfices partagés », au rôle prépondérant des États membres et à une approche orientée sur l’action, et faire en sorte que le système de gouvernance mondiale reflète mieux l’évolution de l’échiquier international, incarne de façon plus équilibrée la volonté et les intérêts de la majorité des pays du monde, notamment des pays émergeants et en développement, et permette de relever plus efficacement les défis planétaires.

III. La 75e session de l’Assemblée générale est une session importante qui se tient à un moment historique exceptionnel. Le thème « L’avenir que nous voulons, les Nations Unies dont nous avons besoin : réaffirmer notre engagement collectif en faveur du multilatéralisme », est d’une grande pertinence aujourd’hui. La Chine espère que les différentes parties pourront se concentrer sur ce thème afin d’insuffler une nouvelle dynamique à la cause de la paix et du développement dans le monde et de donner espoir et confiance à tous les peuples.

Il est essentiel de renforcer la solidarité, de rejeter la politisation de l’épidémie et l’étiquetage du virus, de valoriser pleinement le rôle leader crucial de l’OMS et de promouvoir des actions synergiques de prévention et de contrôle à l’échelle internationale pour lutter ensemble contre la COVID-19. Il faut renforcer le partage d’informations, la communication de politiques et la coordination d’actions et accélérer la recherche sur les médicaments, les vaccins et le dépistage pour obtenir rapidement des percées. Les pays où les conditions le permettent doivent, en assurant la prévention et le contrôle réguliers et en suivant les recommandations de l’OMS, favoriser de manière ordonnée la reprise de l’activité économique et la réouverture des écoles, et réajuster des mesures en temps opportun en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

Cette année marque le début de la Décennie d’action pour atteindre les objectifs de développement durable d’ici à 2030, il est important de soutenir les efforts déployés par les Nations Unies pour mettre le développement au cœur de la coopération internationale et de concentrer l’effort sur la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire, l’éducation, la santé, secteurs essentiels pour les pays en développement, pour mobiliser davantage de ressources en faveur des pays en développement, leur apporter du soutien en termes de financement, de technologies et de renforcement de capacités et leur créer un bon environnement extérieur de développement.
La communauté internationale doit prendre au sérieux les impacts de la COVID-19 sur les pays en développement et entreprendre des actions communes pour aider les pays concernés à mobiliser les ressources, à surmonter l’épreuve sanitaire et à stabiliser l’économie, afin qu’ils puissent réaliser dans les délais prévus les objectifs de développement durable. La partie chinoise travaille avec les autres membres du G20 à concrétiser l’Initiative sur la suspension du service de la dette pour les pays les plus pauvres et appelle à une prorogation d’échéance sur cette base. Il est important d’accroître le soutien aux pays durement touchés et soumis à une forte pression. Les institutions financières internationales et les créanciers commerciaux doivent engager des actions concrètes et former une synergie pour contribuer à l’allègement de la dette.

La communauté internationale doit interpréter de manière intégrale et exacte et mettre effectivement en œuvre la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et l’Accord de Paris, et continuer à perfectionner le régime de gouvernance climatique juste, équitable et basé sur la coopération gagnant-gagnant. L’appauvrissement de la biodiversité et la dégradation des écosystèmes constituent un risque majeur pour le développement de l’humanité. En tant que pays hôte de la quinzième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, la Chine entend travailler avec les autres parties pour aboutir à un « Cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020 » ambitieux, équilibré et pragmatique.

L’année 2020 marque le 25e anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes (Beijing). La communauté internationale doit saisir cette occasion pour poursuivre la mise en œuvre de la Déclaration et le Programme d’action de Beijing. Dans la lutte contre la COVID-19, la priorité doit être accordée à la préservation des droits et intérêts des femmes et des filles afin de réaliser concrètement et effectivement l’égalité des sexes. Les Nations Unies doivent intensifier l’effort pour éradiquer la violence, la discrimination et la pauvreté, lutter contre la fracture numérique entre les sexes, et augmenter la représentation des femmes dans les instances onusiennes.

La Chine salue l’appel au cessez-le-feu mondial lancé par le Secrétaire général António Guterres et appelle les parties au conflit à cesser rapidement les hostilités et les violences. Le Conseil de Sécurité doit jouer son rôle en tant que mécanisme international de sécurité collective, assumer la responsabilité au premier chef du maintien de la paix et de la sécurité internationales et promouvoir le règlement politique des points chauds régionaux. La Chine s’oppose fermement au recours arbitraire à la force ou à la menace par la force, et s’oppose aux sanctions unilatérales et aux pratiques extraterritoriales. Toute action coercitive doit être mandatée par le Conseil de Sécurité. Les Nations Unies doivent renforcer la capacité des opérations de maintien de la paix à s’acquitter de leurs mandats, poursuivre les trois principes de base du maintien de la paix et aider les pays post-conflit à réaliser une paix durable.
La question palestinienne est au cœur de la question du Moyen-Orient. La Chine soutient la création par le peuple palestinien d’un État palestinien indépendant et pleinement souverain sur la base des frontières de 1967 et ayant Jérusalem-Est comme capitale, et appuie une plus grande participation de la Palestine aux affaires internationales en tant qu’État. La Chine soutient fermement les revendications justes de la partie palestinienne ainsi que tous les efforts en faveur du règlement de la question palestinienne. La Chine estime qu’il faut suivre la bonne direction de la solution à deux États, et promouvoir un dialogue et des négociations d’égal à égal entre la Palestine et Israël sur la base des résolutions pertinentes des Nations Unies et des consensus et normes internationaux tels que « la terre contre la paix » et l’« Initiative de paix arabe ». La communauté internationale doit adopter une position objective et impartiale et redoubler d’efforts pour favoriser la paix.

Le Plan d’action global commun sur le nucléaire iranien (JCPoA) a été endossé par la résolution 2231 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. C’est un acquis majeur de la diplomatie multilatérale et un élément clé du régime international de non-prolifération nucléaire. Préserver le JCPoA contribue à la défense du multilatéralisme, de l’ordre international fondé sur le droit international et de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient. La Chine défend résolument l’autorité des résolutions du Conseil de Sécurité et la validité du JCPoA. Toutes les dispositions de la résolution 2231 du Conseil de Sécurité, y compris celles concernant la levée de l’embargo sur les armes, doivent être effectivement appliquées. Le pays qui s’est déjà retiré du JCPoA n’a pas le droit d’activer unilatéralement le mécanisme de « snapback » contre l’Iran au Conseil de Sécurité. La Chine continuera de travailler avec les autres parties concernées et la communauté internationale pour préserver le JCPoA et les résolutions du Conseil de Sécurité, défendre le multilatéralisme et promouvoir le règlement politique et diplomatique de la question du nucléaire iranien.
Les moyens politiques sont l’unique bonne voie à suivre pour résoudre la question de l’Afghanistan. La Chine soutient toujours fermement le processus de paix et de réconciliation des Afghans et conduit par les Afghans. Elle encourage les différentes parties concernées en Afghanistan à faire des décisions en toute indépendance sur l’avenir du pays par un dialogue et des négociations larges et inclusifs pour que l’Afghanistan ne soit plus le terreau ou le refuge du terrorisme et de l’extrémisme et qu’il réalise rapidement une paix durable et un développement global. Les troupes étrangères doivent se retirer de ce pays de manière ordonnée et responsable. La communauté internationale doit renforcer la coordination et intensifier l’effort pour contribuer au processus de paix, de réconciliation et de reconstruction en Afghanistan.

Les pays dotés d’armes nucléaires doivent réaffirmer qu’« une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée », renoncer aux politiques de dissuasion nucléaire fondées sur le recours en premier aux armes nucléaires, réduire le rôle des armes nucléaires dans la politique de sécurité nationale, cesser de développer et de déployer le système mondial de défense antimissile, et prévenir l’arsenalisation de l’espace et la course aux armements dans l’espace, afin de promouvoir l’équilibre et la stabilité stratégiques mondiaux. Les États-Unis se sont retirés du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) et cherchent à déployer hors de leur territoire des missiles terrestres à moyenne portée, ce qui portera gravement atteinte à la stabilité stratégique mondiale ainsi qu’à la paix et à la sécurité régionales et internationales. La Chine s’y oppose fermement. Le désarmement nucléaire doit être mené de manière graduelle dans le respect des principes de préservation de la stabilité stratégique mondiale et de non atteinte à la sécurité d’aucun pays. Les pays dotés des plus grands arsenaux nucléaires assument une responsabilité particulière et primordiale en matière de désarmement nucléaire, et doivent prolonger le Traité sur la réduction et la limitation des armes stratégiques offensives, et sur cette base, réduire considérablement leurs arsenaux nucléaires. La prétendue négociation Chine-États-Unis-Russie sur le contrôle des armements n’est ni juste ni raisonnable. La Chine n’y participera pas. La communauté internationale doit travailler ensemble à préserver l’autorité et la validité du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et faire aboutir la dixième Conférence d’examen du TNP à des résultats positifs. Il faut soutenir fermement le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) et faire en sorte que le TICE entre en vigueur dans les meilleurs délais. Il faut poursuivre le multilatéralisme, faire jouer pleinement le rôle pilote des Nations Unies, respecter effectivement le TNP, la Convention sur l’interdiction des armes biologiques, la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et la résolution 1540 du Conseil de Sécurité, et bâtir un régime international de non-prolifération juste et inclusif.

La coopération internationale est nécessaire pour relever le défi des menaces sécuritaires non conventionnelles. Nous devons rester vigilants face à la résurgence du terrorisme dans le monde. La coopération internationale antiterroriste doit être renforcée et non affaiblie. Dans la lutte contre le terrorisme, il faut adopter une approche intégrée qui s’attaque tant à ses manifestations qu’à ses racines afin d’éradiquer le terreau de ce fléau. Il ne faut pas associer le terrorisme et l’extrémisme à un pays, une ethnie ou une religion particuliers, et encore moins pratiquer le « deux poids, deux mesures » sur la question de la lutte antiterroriste. La COVID-19 a tiré la sonnette d’alarme pour la gouvernance mondiale de la sécurité biologique. Les pays doivent renforcer leur coopération pour prévenir les menaces des armes biologiques et du terrorisme biologique et promouvoir un développement sain des technologies biologiques pour le bien-être de l’humanité. Face aux impacts négatifs de la COVID-19 sur la sécurité alimentaire dans le monde, les pays doivent promouvoir la modernisation agricole, augmenter les capacités de la production agricole, poursuivre la coopération agricole internationale, travailler ensemble à un ordre du commerce agricole équitable, raisonnable et stable. Ils doivent également accorder davantage de soutien en matière de technologies agricoles et de fonds aux pays en développement, en particulier aux pays les moins avancés, en vue d’élever effectivement le niveau de la sécurité alimentaire dans les pays concernés.

La communauté internationale doit renforcer le dialogue et la coopération sur la base du respect mutuel, de l’égalité et du bénéfice mutuel pour mettre le cyberespace au service du développement économique et social, de la paix et de la stabilité dans le monde et du bien-être de l’humanité. Elle doit s’opposer à la cyberguerre et à la course aux armements dans le cyberespace et construire un cyberespace où règnent la paix, la sécurité, l’ouverture, la coopération et l’ordre. L’urgence est d’élaborer, dans le cadre de l’ONU, un code international de conduite dans le cyberespace acceptable pour toutes les parties. La Chine s’oppose à ce qu’un pays quelconque, sous prétexte de la sécurité nationale, pose des restrictions aux actions normales du développement des technologies de l’information et de la communication et de la coopération en la matière.
Actuellement, la révolution des technologies de l’information connaît des progrès fulgurants et l’économie numérique est en plein essor. Dans le même temps, on constate des risques et défis croissants dans le domaine de la sécurité des données. L’urgence est donc de trouver un accord sur les règles internationales qui puissent refléter la volonté et les intérêts de la majorité des pays. À cette fin, la Chine a avancé une initiative mondiale sur la sécurité des données. En voici le contenu principal : s’opposer à l’utilisation des technologies de l’information visant à attaquer les infrastructures clés et voler des données importantes d’autres pays ; prendre des mesures pour prévenir ou arrêter l’utilisation des technologies de l’information portant atteinte aux données personnelles, s’opposer à l’usage abusif des technologies de l’information visant à effectuer une surveillance d’échelle sur d’autres pays ; encourager les entreprises à choisir librement les lieux de stockage des données et respecter leur décision ; il est interdit pour les pays d’obliger leurs entreprises à stocker sur leur territoire les données enregistrées à l’étranger ; il est interdit de demander à une entreprise ou à un individu de fournir des données enregistrées à l’étranger sans la permission du pays concerné ; les entreprises ne doivent pas mettre de portes dérobées dans leurs produits et services. La Chine appelle les gouvernements et entreprises de tous les pays à soutenir cette initiative, et à assumer ensemble les responsabilités mondiales de cette ère numérique pour réaliser la coopération gagnant-gagnant et le développement commun.

La sécurité du réseau 5G est une question technique, toute analyse et tout jugement y relatifs doivent se faire de manière scientifique et sur la base des faits. L’accès au marché 5G doit être décidé par le marché et les entreprises. Ce que les États ont à faire, c’est adopter des mesures non discriminatoires à l’égard des entreprises 5G et observer les principes du libre-échange et de la concurrence basée sur les règles du marché pour assurer un cadre d’affaires ouvert, équitable, juste et non discriminatoire à toutes les entreprises, au lieu de politiser la question de la 5G et d’abuser le principe de la sécurité nationale pour exclure et contraindre certaines entreprises. La 5G, comme toutes les autres technologies, appartient à toute l’humanité et doit être mise en valeur au bénéfice de toute l’humanité.

Les pays doivent engager une coopération internationale sur les droits de l’homme sur la base de l’égalité et du respect mutuel et s’opposer à la politisation des droits de l’homme et à toute pratique de « deux poids, deux mesures ». Le Conseil des droits de l’homme et les autres organes onusiens doivent observer les principes d’impartialité, d’objectivité et de non-sélection, favoriser les échanges et la coopération entre différents pays sur les droits de l’homme et promouvoir de façon équilibrée les deux catégories de droits de l’homme, en particulier le droit à la survie et le droit au développement. La priorité actuelle est de régler les problèmes préoccupant gravement la communauté internationale, tels que la violence policière, l’incapacité de garantir les droits à la vie et à la santé du peuple face à l’épidémie et la discrimination raciale dans certains pays, afin de réaliser véritablement le noble idéal dit « les droits de l’homme pour tous ».

Il faut faire valoir le rôle majeur de l’ONU, du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et d’autres organes multilatéraux, pour mettre en œuvre effectivement le Pacte mondial sur les réfugiés et pour qu’ils assument les devoirs qui leur incombent concernant le règlement de la question des réfugiés selon le principe des « responsabilités communes mais différenciées ». Il est impératif de régler les problèmes de fond tels que la guerre, les conflits, la pauvreté, le sous-développement et autres, afin de créer des conditions favorables au retour volontaire, en toute sécurité et durable des réfugiés dans leurs pays d’origine. La migration a pour cause majeure les inégalités de développement, mais en même temps elle constitue un moteur important du développement. Nous devons veiller à régler les problèmes de développement qui sont à l’origine des migrations irrégulières, et faire de la promotion du développement durable la première priorité tout au long du processus de la gouvernance mondiale de la migration. Les pays d’origine, de transit et de destination doivent renforcer leur coordination et leur coopération en mettant en œuvre le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Dans la mise en œuvre du Pacte, il faut observer le principe du respect de la souveraineté et tenir pleinement compte des réalités nationales de chaque pays et des intérêts de chaque partie.

La Chine soutient le développement de la propriété intellectuelle dans le monde. Elle est engagée dans le perfectionnement du système de la gouvernance mondiale de la propriété intellectuelle et la promotion d’une gouvernance mondiale marquée par les amples consultations, la contribution conjointe et les bénéfices partagés. Elle œuvrera toujours activement à préconiser, favoriser et développer la coopération internationale et restera un ferme défenseur, acteur et constructeur des règles internationales en matière de propriété intellectuelle. Face à la COVID-19, les pays sont invités à continuer de renforcer la coopération internationale sur la protection de la propriété intellectuelle afin de relever ensemble ce défi sanitaire et de créer un environnement favorable à l’innovation pour les innovateurs et les acteurs du marché de tous les pays.

La Chine apprécie et soutient les efforts du Secrétaire général António Guterres pour promouvoir la réforme du système des Nations Unies ces dernières années. Les Nations Unies doivent se mettre en phase avec la nouvelle situation et assumer les nouvelles missions, notamment en veillant à réunir les engagements des différentes parties en faveur du multilatéralisme. L’organisation doit, selon le mandat accordé par les résolutions pertinentes, accroître l’efficacité de son fonctionnement, renforcer ses capacités de relever les défis planétaires, de même que les capacités de son système pour le développement à soutenir les États membres dans la mise en œuvre du Programme 2030, et intensifier la surveillance et la responsabilisation. Elle est appelée à refléter effectivement, dans la répartition du personnel et l’allocation de ressources, les besoins et les intérêts des pays en développement qui représentent 80% de ses États membres et 80% de la population mondiale, afin de répondre pleinement aux attentes de la communauté internationale.
IV. Membre fondateur de l’ONU, la Chine est le premier pays à avoir apposé sa signature sur la Charte des Nations Unies. En tant que le plus grand pays en développement et membre permanent du Conseil de Sécurité, elle poursuit activement les idéaux nobles de l’ONU, œuvre à faire progresser sans cesse la cause grandiose de la paix et du développement de l’humanité et à promouvoir par des actions concrètes la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

La Chine poursuit résolument la voie du développement pacifique. Elle rejette l’invasion et l’expansion et ne recherche pas de sphère d’influence. Elle s’attache à développer l’amitié et la coopération avec tous les pays sur la base des Cinq Principes de la Coexistence pacifique, en travaillant fermement à défendre sa souveraineté, sa dignité et ses droits et intérêts légitimes, et à préserver l’équité et la justice dans le monde.
La Chine participe activement au dénouement des grands dossiers régionaux tels que la question nucléaire de la Péninsule coréenne, le nucléaire iranien, l’Afghanistan, le Myanmar, le Moyen-Orient et la Syrie, et explore et applique sans cesse une approche chinoise dans le règlement des points chauds internationaux et régionaux. Elle a participé à une trentaine d’opérations de maintien de la paix et est devenue le premier contributeur de Casques bleus parmi les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité avec plus de 40 000 Casques bleus envoyés au total. Les troupes chinoises sont hautement appréciées par l’ONU et les pays hôtes pour leur discipline et leur compétence.

Après avoir mis les 1,4 milliard de Chinois à l’abri des besoins élémentaires, la Chine aura réussi d’ici la fin de l’année à sortir de la pauvreté tous les ruraux démunis selon le critère chinois en vigueur, et parachevé l’édification intégrale de la société de moyenne aisance. Ce sera une grande contribution à l’œuvre du développement de l’humanité. Fidèle au nouveau concept de développement innovant, coordonné, vert, ouvert et partagé, la Chine travaille à la mise en œuvre globale du Programme 2030 à l’intérieur du pays. La Chine a publié en premier un plan national sur la mise en œuvre du Programme 2030 et deux rapports sur son état d’avancement, et obtenu les premiers résultats dans de nombreux domaines. Elle travaille à ce que les pays placent le développement au cœur du cadre macropolitique mondial et approfondit sans cesse la synergie entre l’Initiative « la Ceinture et la Route » et le Programme 2030. Dans le cadre de la coopération Sud-Sud, elle fait autant qu’elle peut pour aider les autres pays en développement à mettre en œuvre le Programme 2030.
La Chine poursuivra sa stratégie d’ouverture mutuellement bénéfique et partagera ses expériences de développement de même que les opportunités avec tous les pays du monde. Nous avons obtenu des acquis stratégiques majeurs dans la lutte nationale contre la COVID-19, et sommes le premier pays à reprendre les activités économiques. Nous saisirons ces opportunités pour contribuer à une économie mondiale ouverte de meilleure qualité, accélérer la mise en place d’une nouvelle architecture de développement qui s’appuie sur le rôle de pilier du grand cycle domestique et le renforcement mutuel entre le cycle domestique et le cycle international, afin de soutenir la reprise mondiale et d’apporter de nouvelles opportunités de développement aux autres pays.

Vivre une vie heureuse est le droit de l’homme le plus important. La Chine respecte et garantit depuis toujours les droits de l’homme, en veillant à combiner leur universalité et leur spécificité, à favoriser le renforcement mutuel entre la démocratie et le bien-être de la population et entre la paix et le développement, et à promouvoir et protéger les droits de l’homme dans le développement. Ainsi a-t-elle réussi à frayer une voie de développement des droits de l’homme adaptée aux conditions nationales. Elle œuvre énergiquement à développer sa propre cause des droits de l’homme. En même temps, fidèle aux principes de l’égalité, de la confiance mutuelle, de l’inclusivité, de l’inspiration mutuelle, de la coopération gagnant-gagnant et du développement partagé, elle participe activement aux affaires onusiennes des droits de l’homme, remplit scrupuleusement ses obligations internationales, mène largement la coopération internationale en la matière et apporte activement sa sagesse et sa solution à la gouvernance mondiale des droits de l’homme.

La Chine défend fermement le système de la gouvernance mondiale centré sur l’ONU, les normes fondamentales régissant les relations internationales basées sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies, l’autorité et la place de l’ONU ainsi que son rôle central dans les affaires internationales. Elle a adhéré à presque toutes les organisations internationales intergouvernementales à vocation universelle et à plus de 500 conventions internationales. Elle remplit fidèlement ses obligations internationales et honore scrupuleusement ses engagements internationaux. Elle œuvrera avec la communauté internationale pour lutter résolument contre tout acte sabotant l’ordre international et bafouant les règles internationales.

Face à la COVID-19, la Chine a répondu activement au Plan de réponse humanitaire global lancé par l’ONU, en fournissant une aide financière de 50 millions de dollars US à l’OMS et des dons en matériels à plus de 150 pays et organisations internationales, et en exportant des matériels de lutte contre l’épidémie à plus de 200 pays et régions du monde. Lors de l’ouverture de la 73e Assemblée mondiale de la Santé, le Président Xi Jinping a annoncé des initiatives importantes : accorder d’ici deux ans une aide internationale de deux milliards de dollars US, travailler avec l’ONU pour créer en Chine un dépôt et hub de réponse humanitaire globale, mettre en place un mécanisme de coopération entre des hôpitaux chinois et 30 hôpitaux africains, faire des vaccins chinois contre la COVID-19 un bien public mondial quand ils seront développés et déployés et œuvrer avec les autres membres du G20 pour concrétiser l’Initiative sur la suspension du service de la dette pour les pays les plus pauvres. La Chine honorera fidèlement et intégralement tous ses engagements pour contribuer à la construction d’une communauté de santé pour tous.

Malgré ses lourdes tâches en matière de développement dont l’amélioration du bien-être de ses populations, la Chine assume activement les responsabilités internationales adaptées à son stade de développement et à ses conditions nationales. Elle a adopté un ensemble de politiques et mesures pour relever le défi climatique et réalisé en avance ses objectifs 2020 en matière d’actions climatiques, apportant une contribution majeure à la lutte internationale contre le changement climatique. La Chine prend depuis toujours une part active à la gouvernance climatique mondiale. Elle est l’un des premiers États parties à la CCNUCC et a apporté une contribution importante à la conclusion du Protocole de Kyoto, de l’Accord de Paris et de ses règles d’application. Grâce aux efforts conjugués de la Chine et des autres parties, la Conférence des Parties à la CCNUCC qui s’est tenue en 2019 à Madrid a adopté une série de décisions réaffirmant l’attachement au multilatéralisme et reflétant le consensus des parties sur la gouvernance climatique, ce qui a jeté la base pour les négociations ultérieures.

En 2015, lors des conférences commémorant le 70e anniversaire de la création des Nations Unies, le Président Xi Jinping a annoncé une série d’initiatives et mesures majeures pour appuyer les causes de l’organisation, qui sont aujourd’hui toutes mises en œuvre.
Une force en attente de 8 000 éléments et des unités de police permanentes d’un effectif total de 300 éléments pour le maintien de la paix ont été inscrites auprès de l’ONU et six unités de la force en attente ont été hissées au niveau 3. La Chine est devenue le pays qui a fourni les contingents les plus nombreux et les plus variés à la force en attente de maintien de la paix de l’ONU. Le Fonds Chine-ONU pour la paix et le développement a développé plus de 80 projets et consacré au total 67,7 millions de dollars US pour soutenir l’action de l’ONU dans les domaines du maintien de la paix, de la lutte antiterroriste, de l’énergie, de l’agriculture, des infrastructures, de la santé et de l’éducation.
La Chine a fourni aux pays en développement 180 projets de réduction de la pauvreté, 118 projets de coopération agricole, 178 projets d’aide en faveur de la promotion des échanges commerciaux et 103 projets de protection de l’environnement et de lutte contre le changement climatique, et construit pour eux 134 hôpitaux et cliniques et 123 établissements d’enseignement et centres de formation professionnelle. Le Fonds d’aide pour la coopération Sud-Sud a conduit plus de 80 projets dans plus de 30 pays en développement, donnant une impulsion au développement durable dans le monde. La Chine a fait un don budgétaire de dix millions de dollars US à l’ONU Femmes et est devenue le premier contributeur financier de cette institution parmi les pays en développement. La Chine a accompli 133 projets de santé pour les femmes et enfants et invité plus de 30 000 femmes de pays en développement en Chine pour la formation, apportant une contribution importante à la cause des femmes dans le monde.
Face à la nouvelle situation, la Chine, en tant que grand pays, continuera de remplir son devoir, d’assumer ses responsabilités et d’apporter sa contribution au monde. Elle travaillera pour fournir davantage de biens publics mondiaux et contribuer à la cause de la paix et du développement dans le monde. Elle entend œuvrer avec les pays du monde pour défendre et promouvoir le multilatéralisme, donner conjointement un nouvel élan à l’ONU et construire ensemble une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

CHINE. Covid-19, un Centre médical nouvellement érigé produira près de 100 millions de doses de vaccin

CHINA AFRICA MEDIA -C’est un complexe médical qui comprend un laboratoire de développement de vaccins COVID-19 et un département de production de vaccins dont les travaux de construction ont connu leur épilogue mercredi dernier à Wuhan, dans la province du Hubei en Chine.

Avec une capacité de production à grande échelle, le complexe médical devrait produire environ 100 millions de doses de vaccin par an et pourrait également accueillir des chercheurs travaillant sur d’autres virus hautement pathogènes. « La structure construite aux normes de sécurité sanitaire est prévue pour ce genre de manipulation » assurent les responsables chinois de la santé.

YANG Gang qui a dirigé les travaux de construction, ayant précédemment participé à la construction de deux hôpitaux sommaires -Hongshenshan et Leishenshan érigés en 10 jours- a indiqué que la construction s’était achevéequatre mois plus tôt que prévu grâce notamment aux efforts de plus de 400 travailleurs.

« L’achèvement du complexe est un appel au clairon pour la production de masse du vaccin COVID-19 inactif. J’espère que le groupe saisira cette occasion pour accélérer la production à grande échelle du vaccin et le mettre sur le marché dès que possible » a déclaré CAO Guangjing, vice-gouverneur du Hubei lors de la cérémonie marquant l’achèvement des travaux.

Le vaccin « candidat » développé par Sinopharm et l’institut de virologie de Wuhan avait commencé, sous l’égide de l’Académie chinoise des sciences, d’être testé cliniquement depuis le 12 avril 2020.

Récemment Sinopharm a annoncé que ce vaccin avait déjà achevé les essais cliniques de phase 1 et 2 en Chine et entamé les essais de phase 3 le 24 juin dernier.

Il avait dans la foulée annoncé que les résultats des essais des phases 1 et 2 étaient encourageants vu qu’aucun effet indésirable grave n’a été observé chez les individus volontaires au test. Bien au contraire, ces derniers produisaient tous un niveau élevé d’anticorps.

Sinopharm a révélé qu’un autre département de production du groupe à Pékin cette fois-ci a également été achevé et devrait produire environ 120 millions de doses de vaccin par an.

(Sources : China Daily)