COVID-19 en Afrique. 1,08 million de cas et 24.660 de morts déjà.

CHINA AFRICA MEDIA — Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) a révélé vendredi que le nombre de cas COVID-19 confirmés sur le continent a franchi la barre des 1,08 million de cas confirmés alors que l’on dénombre 24.660 décès.

Le CDC Afrique, agence de santé spécialisée de la Commission de l’Union africaine, a déclaré dans son dernier point sur la situation que le nombre de cas confirmés de COVID-19 à travers le continent s’élevait à 1.084.687 en date de vendredi, contre 1.073.788 jeudi.

Le CDC Afrique a également noté une hausse de 404 du nombre de décès liés au COVID-19 à travers le continent, passant de 24.256 jeudi à 24.660 vendredi.

L’agence continentale de contrôle et de prévention des maladies a également indiqué que 780.076 patients atteints de COVID-19 s’étaient rétablis sur le continent jusqu’à présent.

L’Afrique du Sud est actuellement le pays le plus touché du continent, avec 572.865 cas confirmés. Le pays compte également le plus grand nombre de décès dus au COVID-19, avec 11.270 morts, selon le CDC Afrique. L’Egypte vient ensuite avec 96.108 cas atteints par le nouveau coronavirus et 5.107 décès liés au COVID-19, suivie du Nigeria qui a jusqu’à présent enregistré 48.116 cas confirmés et 966 décès.

Toujours selon l’agence africaine, le Maroc arrive troisième avec 37.935 cas dont 584 décès. L’Algérie complète la liste des cinq pays les plus touchés, avec 37.631 cas et 1.328 décès.

Ces cinq pays comptent pour près des trois quarts de tous les cas de COVID-19 en Afrique, l’Afrique du Sud comptant à elle seule pour plus de la moitié de tous les cas de COVID-19 sur le continent. L’Afrique australe est la zone la plus affectée en termes de cas, suivie de l’Afrique du Nord et de l’Afrique de l’Ouest, selon le CDC Afrique.

Sources Xinhua Afrique

GABON : L’IMPLICATION CITOYENNE DE HUAWEI CONTRE LE COVID-19

CHINA AFRICA MEDIA- L’engagement citoyen et la solidarité nationale de la société chinoise HUAWEI au Gabon, l’un des leaders mondiaux dans les TIC, sont à féliciter. Les autorités médicales de l’Hôpital d’Instruction des Armées d’Akanda (au nord de Libreville) fort heureusement l’ont déjà fait, fin juillet dernier !

Quelles actions citoyennes entreprises par cette sociétés ? HUAWEI a installé un LOGICIEL d’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE d’aide au diagnostic du Covid-19 au scanner de l’Hôpital d’Instruction des Armées d’Akanda.

Dans un premier temps, cette technologie améliore le diagnostic radiologique en permettant par exemple de localiser, quasi-instantanément et avec une grande précision, la partie des poumons infectée, y compris l’état de gravité. Second avantage, conséquence logique du premier, ce logiciel permet de réduire les délais de mise sous traitement des patients atteints du Covid-19. Car, le personnel médical ne perd plus du temps à interpréter et décortiquer la radiographie.

Enfin, cette technologie ultramoderne propulse le Gabon dans le giron des pays utilisant le E-Santé, notamment les outils prédictifs de sévérité pour les patients atteints par le Covid-19.

Le taux de guérison se trouve ainsi amélioré. Déjà, le 18 mars 2020, grâce aux infrastructures technologies de cette entreprise, le Gabon (COPIL- Ministère de la Santé) avait pris part la visioconférence Chine-Afrique sur la connaissance de la maladie et sa prise en charge efficace des patients du Covid-19.

Félicitations HUAWEI–Gabon pour cette contribution majeure à sauver des vies au Gabon.

MADAGASCAR, Covid-Organics: Lancement officiel de la forme injectable


CHINA AFRICA MEDIA – Le Président  de  la République de Madagascar a annoncé ce 1er juillet le lancement officiel d’essais  cliniques de la forme injectable du très célèbre remède malgache Covid-Organics. Il s’agit en fait, après l’hydroxychloroquine, du Covid-Organics sous forme buvable, du troisième protocole thérapeutique contre le Covid-19 utilisé dans la grande île. Les essais cliniques seront menés au sein du Centre Médical Covid-19, une infrastructure flambant neuve dédiée exclusivement aux malades du coronavirus.

Ces essais cliniques « reposeront sur une méthode scientifique rigoureuse suivant une norme internationale relative à la bioéthique s’appliquant aux essais cliniques réalisés sur des sujets humains » assurent les autorités malgaches. En claire, seuls les patients ayant donné leur consentement pourront faire l’objet de ces essais cliniques. Eux seuls recevront donc pour la phase test la nouvelle solution injectable.

À base  d’artesunate,  un  dérivé  de  l’artemisinine,  cette solution injectable est  le  fruit  des  recherches effectuées par des scientifiques Malgaches, en collaboration avec des chercheurs venus des États-Unis, de la Thaïlande et de l’Ile Maurice. L’artesunate possède des vertus anti-inflammatoires et antivirales, et a déjà fait ses preuves dans le traitement du paludisme. « Le Pr Dhanjay Jhurry, Président de l’Université de Maurice et membre du comité scientifique pour la mise en œuvre de ces essais cliniques, s’est dit confiant quant aux résultats des essais cliniques » confie le site de la Présidence de la République de Madagascar. 

Andry RAJOELINA, accompagné de quelques membres du gouvernement, a également procédé à l’inauguration officielle du Centre Médical Covid-19 (CMC) situé au Village Voara Andohatapenaka. Il s’agit d’un centre médical dont la mise en place vise à améliorer la prise en charge et le dépistage des cas liés au  coronavirus. « Des dépistages massifs y seront effectués au quotidien » laisse entendre le site de la première institution du pays. 

Andry Rajoelina qui a hâte de connaître l’efficacité de nouveau protocole thérapeutique a donné des consignes fermes pour que les résultats des tests soient obtenus dans un délai maximum de 72h. Par ailleurs, des mesures strictes ont donc été prises par le Ministère de la Santé publique afin de respecter les normes sanitaires requises pour protéger à la fois les patients et les agents de santé.

RDC – COVID-19. Lettre de démission du Dr Dénis MUKWEGE.

Le Dr Dénis MUKWEGE, prix Nobel de la paix qui s’était fait remarquer par son combat pour la défense des femmes victimes d’abus sexuels, a, il y a quelques jours, démissionné de la présidence de la commission de riposte contre la pandémie de Covid-19 en RDC. Il dénonce, entre autre, le manque de moyens mis à leur disposition, la « porosité des frontières » et déplore un contexte où il y a « impossibilité de faire respecter les mesures barrières » du fait du « déni des réalités » affiché par les populations. Le médecin qui craint une explosion des cas positifs dans le pays,  justifie son choix dans une communication que China Africa Media vous livre in extenso.

Docteur Dénis MUKWEGE-Le 30 mars 2020, j’ai été nommé, par le Gouverneur de la province Sud-Kivu, Vice-Président de la Commission multisectorielle et président de la Commission Santé mises en place pour la riposte contre la pandémie de Covid-19 dans la province du Sud-Kivu.

Après trois mois de travail, avec l’appui d’experts locaux nationaux et internationaux, nous avons mis sur pied une stratégie de riposte que nous avons expliquée lors d’une conférence de presse le 11 avril 2020. Des actions de prévention et de prise en charge des malades, réalisées selon cette stratégie, ont permis de contenir la diffusion du Coronavirus dans la Province pendant plusieurs semaines.

Deux difficultés majeures nous ont empêchés d’appliquer efficacement notre stratégie :

D’une part, l’impossibilité de disposer dans notre province de RT‐PCR permettant de confirmer rapidement le diagnostic des Covid+. Le délai requis, de plus de deux semaines, pour recevoir les résultats des prélèvements envoyés à l’INRB à Kinshasa, a constitué un handicap majeur pour notre stratégie basée sur « tester, identifier, isoler et traiter ».

D’autre part, un relâchement des mesures de prévention par notre population, un déni des réalités, l’impossibilité de faire respecter les mesures barrières, la porosité de nos frontières avec le retour massif de milliers de compatriotes venant de pays voisins sans avoir été mis en quarantaine, ont diminué l’efficacité de notre stratégie.

A ces deux facteurs s’ajoutent des faiblesses organisationnelles et de cohérence entre les différentes équipes responsables de la riposte à la pandémie dans le Sud-Kivu.

A ce jour, au vu de l’afflux de malades affectés par le Coronavirus dans les hôpitaux de Bukavu, il semble indubitable que la maladie est présente dans la ville. Nous sommes donc au début d’une courbe exponentielle épidémiologique et nous ne pouvons plus appliquer une stratégie qui serait uniquement préventive.

J’ai donc décidé de démissionner de mes fonctions de Vice‐Président du Comité multi-sectoriel de riposte au Coronavirus dans notre province et de Président de la Commission Santé, afin de me consacrer entièrement à mes responsabilités médicales et de soigner cet afflux de malades à l’Hôpital de Panzi.

Concernant la continuité de notre action, je suis persuadé que S.E Monsieur le Ministre de la Santé et la Division Provinciale de la Santé seront à même d’assurer la mise en oeuvre des stratégies initiées ensemble.

Je continuerai à apporter ma contribution intellectuelle dans la lutte contre la pandémie de Coronavirus dans notre province.

Dans cette épreuve pour notre population et pour nous tous, je serai toujours aux côtés de la population et du Gouverneur de la Province.

Dr Denis MUKWEGE

LIBYE. Horreur, atrocités et massacres à ciel ouvert

En mars 2020, la MANUL a déclaré avoir reçu des informations faisant état de centaines de disparitions forcées, d’actes de torture, de meurtres et de déplacements de familles entières à Tarhuna par des forces fidèles à Haftar.

Parmi les victimes figuraient « des particuliers, des représentants de l’État, des combattants capturés et des militants de la société civile », selon la mission. La MANUL a déclaré avoir également vérifié de nombreuses exécutions sommaires à la prison de Tarhuna le 13 septembre.

Toby Cadman, un avocat international des droits de l’homme, a déclaré à Al Jazeera que sur la base des conditions signalées des morts, y compris des informations selon lesquelles certains pourraient avoir les mains liées dans le dos, les tombes récemment découvertes semblaient être des preuves de crimes de guerre. « Bien sûr, ils devront faire l’objet d’une enquête pour identifier la cause du décès », a-t-il noté.

Le chercheur principal de Human Rights Watch Libye, Hanan Salah, a déclaré que le GNA devrait inviter des experts légistes internationaux neutres pour aider à préserver les preuves éventuelles des crimes et identifier les restes. « Nous exhortons le GNA à tenir sa promesse d’enquêter sur les fosses communes apparentes d’une manière rapide et transparente », a-t-elle déclaré.

La Libye, un grand producteur de pétrole, est plongée dans la tourmente depuis 2011, lorsque le dirigeant de longue date Mouammar Kadhafi a été renversé dans un soulèvement soutenu par l’OTAN. Il est maintenant divisé entre deux administrations rivales: le GNA à Tripoli et la Chambre des représentants basée à l’Est alliée à Haftar. Le GNA est soutenu par la Turquie tandis que l’armée nationale libyenne autoproclamée de Haftar est soutenue par les Émirats arabes unis, l’Égypte et la Russie.

Ces dernières semaines, le GNA, avec le soutien de la Turquie, a réalisé des gains militaires majeurs, forçant les forces de Haftar à battre en retraite. Le GNA a depuis lancé une opération militaire pour emmener la ville côtière centrale de Syrte et al-Jufra plus au sud.

AFRIQUE. Coronavirus : vertigineuse et inquiétante flambée de cas

Les experts avertissent que les systèmes de santé fragiles dans de nombreux pays pourraient être dépassés face à une grave épidémie de COVID-19.

L’épidémie du nouveau coronavirus a touché tous les pays d’Afrique, un continent de 1,2 milliard d’habitants.

Au 11 juin, le nombre de décès confirmés de coronavirus sur le continent s’élevait à 5 692, avec des morts dont l’ancien président de la République du Congo Jacques Joachim Yhombi-Opango et l’ancien Premier ministre somalien Nur Hassan Hussein. Ce 11 juin 2020 au Gabon, s’est éteint le Premier ministre sortant Franck-Emmanuel Issonze NGONDET.

Il y a 210 4153 infections confirmées et 95 781 guérisons, selon les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies.

Les experts avertissent que les systèmes de santé fragiles dans de nombreux pays africains pourraient être dépassés face à une grave épidémie de COVID-19, la maladie respiratoire hautement infectieuse causée par le coronavirus.

NÉCROLOGIE. Issoze Ngondet s’est éteint, emporté par le COVID-19 ?

CHINA AFRICA MEDIA -Emmanuel Issoze Ngondet, ancien premier ministre gabonais vient de tirer sa révérence dans la nuit de mercredi 10 à jeudi 11 juin 2020 à Libreville. L’ancien chef du gouvernement qui était hospitalisé depuis plusieurs jours dans une clinique de la place, aurait succombé au Covid-19, nous a appris une source familiale.

Des supputations circulaient déjà sur son état de santé qui, dit-on, s’était fortement dégradé depuis son départ de la primature. Un activiste vivant dans l’hexagone avait même annoncé son décès, mais à l’époque, la famille y avait apporté un démenti soutenant même que le médiateur de la République devenu « se portait bien et suivait sagement sa convalescence auprès des siens ».

Entré au gouvernement en 2009 en tant que ministre de l’Énergie, des Ressources hydrauliques et des Nouvelles énergies puis Ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions constitutionnelles, Franck Emmanuel ISSOZE NGONDET devient en 2011 ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, chargé de la réforme de l’État.

Le 28 septembre 2016, il est nommé Premier ministre après avoir assumé depuis 2012 les fonctions de ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et de l’Intégration régionale.

Le 30 avril 2018, après l’échec de son gouvernement d’organiser les élections législatives gabonaises de 2018, la Cour constitutionnelle demande sa démission, dissout l’Assemblée nationale et confie le pouvoir législatif au Sénat jusqu’à l’organisation des législatives. Le 3 mai 2018, il est reconduit dans ses fonctions et est chargé de former un nouveau gouvernement mais sera remplacé huit mois plus tard par Julien Nkoghe Bekalé.

BURUNDI. Mort du président Pierre NKURUNZIZA

CHINA AFRICA MEDIA – Nous apprenons à l’instant le décès survenu hier lundi des suites d’un « arrêt cardiaque » de l’ancien président burundais Pierre NKURUNZIZA. L’annonce a été faite par le gouvernement du Burundi dans un communiqué ce mardi. 

D’après le communiqué gouvernemental, le président Pierre NKURUNZIZA était hospitalisé à l’hôpital de Karusi, dans le centre du pays, depuis samedi soir après avoir ressenti un malaise. Le gouvernement a d’ores et déjà décrété un deuil national de 7 jours. 

Au pouvoir depuis 2005, on se souvient que Pierre NKURUNZIZA avait renoncé à briguer un quatrième mandat, préférant adouber son poulain Evariste NDAYISHIMIYE. Se savait-il déjà malade, ou serait-ce une pure coïncidence ?

Nous y reviendrons au cours de nos prochaines publications.

LIBYE. Opérations militaires : Russes, Syriens et Turcs embrasent la Libye, l’Union Africaine muette

CHINA AFRICA MEDIA – Combien d’années l’Union Africaine sera-t-elle encore muette face au déchirement d’un Etat africain par les forces militaires étrangères qui cherchent toujours à créer des foyers de conflits en Afrique ? La Libye n’a pas fini d’être destabilisée, depuis la hargne affiché du Président français Nicolas SARKOZY qui s’était donné pour mission de tuer le président Mouammar KADHAFI, mort finalement le 20 octobre 2011 avec la bénédiction de certains présidents africains.

Aujourd’hui, les actions déstabilisatrices des Forces étrangères se multiplient au Magheb, constituant des risques d’embrassement de toute la région autour de la Libye. Ces actes de destabilsation d’abord militaire depuis 2018, prennent aujourd’hui des volets économiques. Les Etats-Unis ont accusé la Russie de faire tourner la planche à billets pour arroser l’économie libyenne de liquidité et entretenir la guerre dans plusieurs régions.

Le ministère russe des Affaires étrangères dément les allégations américaines accusées de contrefaire de l’argent envoyé en Libye. «Un contrat pour l’impression de dinars libyens a été signé en 2015 entre « Guznak » et le président de la Banque centrale libyenne, et le document a été approuvé par le Parlement libyen», s’est exprimé le ministère des Affaires Etrangères russe sur sa page Twitter.

Depuis le 26 mai, la tension monte en Libye et prend des proportions de plus en plus inquiétante. La Libye est en passe de devenir un nouveau théâtre des opérations militaires les plus atroces. « Les actions déstabilisatrices de la Russie en Libye exacerberont également l’instabilité régionale qui a provoqué la crise migratoire qui affecte l’Europe », a averti l’US AFRICOM, le commandement des Forces américaines en Libye.

Le communiqué de l’US AFRICOM

Et ce n’est pas la première accusation des Américains contre les Russes. Dans un communiqué publié le 26 mai dernier, l’US Africa Command [USAFRICOM] a dénoncé, quinze photos à l’appui, la Russie d’avoir récemment déployé des avions de combat en Libye afin d’y soutenir la société militaire privée [SMP] russe Wagner (entre 800 et 1200 mercenaires sur le théâtre des opérations). Laquelle SMP appuie l’Armée nationale libyenne [ANL] du maréchal Khalifa Haftar face aux milices du Gouvernement d’union nationale [GNA, établi à Tripoli] et aux combattants envoyés auprès de ces dernières par la Turquie. Autrement dit, après la Syrie à la Libye, l’Afrique fait les frais des animosités entre Ankara et Moscou.

Ces avions de combat, avance l’USAFRICOM, sont « arrivés en Libye, depuis une base aérienne en Russie, après avoir transité par la Syrie, où il est évalué qu’ils ont été repeints pour camoufler leur origine russe ». Et le général Jeff Harrigian, le chef des forces aériennes américaines pour l’Europe et l’Afrique d’ajouter que « M. Haftar a déclaré qu’il était sur le point de lancer une nouvelle campagne aérienne. Ce sera avec des pilotes mercenaires russes, pilotant des avions fournis par la Russie pour bombarder des Libyens (…) » Plus précisément, c’est le chef de l’aviation de l’ANL, le général Saqr AL-JAROUSHI, qui évoqué le lancement de la « plus grande campagne aérienne de l’histoire de la Libye » auprès de l’agence Bloomberg, précisant que « toutes les positions turques sont désormais des cibles légitimes. »

Selon l’Agence MNA un média non gouvernemental créé en 2002 par des journalistes indépendants de Cisjordanie et de la bande de Gaza, c’est le pétrole libyen qui est au centre des convoitises. Dans ce bourbier militaire libyen patauge aussi des Turques. Selon l’ONG Syrians for Truth and Justice [STJ], basée en France, la Turquie aurait recruté entre 2 000 et 4 000 combattants syriens [dont des mineurs], pour ensuite les envoyer à Tripoli.

Avion Russe filmé par les Américains

Côté officiel, on montre patte blanche. À Moscou, un responsable du comité de la Défense au Parlement russe dément l’accusation américaine, ajoutant que la Russie appelle toutes les parties au conflit en Libye à dialoguer. Richard NORLAND, l’ambassadeur américain à Tripoli, a annoncé le soutien de son pays au GNA, le gouvernement d’entente nationale à Tripoli tout en dénonçant « des forces qui cherchent à imposer par les armes un nouveau régime politique » en Libye.

Chose curieuse l’Union africaine continue à se taire face à la mort des nombreux libyens innocents, victimes des dommages collatéraux de ces conflits sous fond d’appétit vorace pour le pétrole africain. Même si l’Union Africaine n’est pas militairement forte, elle peut aussi utiliser la parole et la voie diplomatique pour gêner les agissements russes, turques, français et syriens dans cette région d’Afrique. De plus, ce conflit destabilise cette région du Grand désert et permet aux autres terroristes de trouver une inspiration propice pour à semer le trouble dans région du G5 Sahel. Le conflit en Libye dessert aussi la construction d’une Zone de libre-échange continentale vraiment prospère.

États-Unis. Mort de Flyod : le président ghanéen choqué par le racisme ambiant en Amérique

CHINA AFRICA MEDIA – L’indignation suite à l’acte cruel des policiers américains ayant entrainé la mort de George FLOYD aux Etats-Unis prend des proportions planétaires. Outre les manifestations en Angleterre, des dirigeants africains condamnent ces actes racistes à répétition des policiers contre les Noirs. Le président ghanéen, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo demande que justice soit faite.  » Il ne peut être juste qu’au 21e siècle, les statistiques des États-Unis, ce grand bastion de la démocratie, continuent de se débattre avec un problème de racisme systémique« , a-t-il twitté.

Et d’ajouter :  » Nous nous tenons avec nos amis et nos parents en Amérique en ces temps difficiles, et nous espérons que le malheureux et la mort tragique de George Flyod inspirera le changement durable dans la façon dont l’Amérique affronte le problème de la haine et du racisme« .

Georges Floyd a été tué de manière inhumaine par des policiers Blancs à Minneapolis la semaine dernière. Après une altercation avec quatre d’entre eux, l’un d’eux a posé son genoux et tout son poids sur le coup de la victime allongée au sol. Ce geste filmé a embrasé l’Amérique et le monde. Les magasins sont saccagés aux Etats-Unis. « Si une ville ou un État refuse de prendre les décisions nécessaires pour défendre la vie et les biens de ses résidents, je déploierai l’armée américaine pour régler rapidement le problème », a lancé Trump, dénonçant des actes de « terrorisme intérieur », a déclaré ce jour Donald TRUMP.