ISRAËL. Covid-19. Des milliers de manifestants protestent contre la mauvaise gestion de l’épidémie

CHINA AFRICA MEDIA -Se sentant abandonnés par le gouvernement après la fermeture forcée de leur commerce et des lieux publics pendant la pandémie, chômeurs, syndicats étudiants et travailleurs indépendants israéliens se sont réunis sur la place Rabin, lieu traditionnel de rassemblement, pour exiger au gouvernement d’honorer à ses engagements financiers. Ceci alors que le pays enregistre trois nouveaux décès du covid-19.

Les médias locaux ont estimé à quelque 10 000 le nombre de personnes ayant pris part à la manifestation de protestation contre la politique économique du gouvernement pendant la pandémie de COVID-19 ce samedi 11 juillet à Tel Aviv.

300 policiers ont été dépêchés sur place et aux alentours afin de faire respecter les directives du gouvernement concernant le coronavirus, notamment la distanciation physique et le port des masques. « Des centaines de policiers seront déployés pour assurer la protection des manifestants et préserver l’ordre public », avaient indiqué les autorités policières dans un communiqué.

Il faut dire que conséquemment aux mesures restrictives prises par le gouvernement israélien aux fins de lutter contre la pandémie de Covid-19, le taux de chômage en Israël a été quasiment multiplié par 9 ces derniers mois, passant de 3,4 % en février à 27 % en avril, avant de redescendre légèrement en mai à 23,5 %. Les chiffres de juin n’ont pas encore été publiés.

Si les salariés qui se sont retrouvés sans travail ont pu demander des allocations chômage, les travailleurs indépendants affirment chaque jour que nombre d’entre eux attendent depuis des mois l’aide promise par le gouvernement.

Les syndicats étudiants ont aussi participé au rassemblement pour exprimer leurs inquiétudes dans un contexte où de nombreux jeunes se retrouvent aujourd’hui sans travail.

Ce n’est pas une protestation politique mais du peuple

Une résidente de Tel Aviv, a confié au Times of Israël assister à la manifestation pour afficher sa solidarité avec beaucoup de ses amis qui ont perdu leur emploi en raison des restrictions prises par le gouvernement. Lesquelles restrictions visaient à contenir la pandémie.

« Ce n’est pas une protestation politique, c’est une protestation du peuple », a lancé un autre manifestant, le chef de l’Association des bars et clubs d’Israël. Il a fait savoir que les manifestants exigent une action immédiate. « Nous voulons voir l’argent à la banque. La période de naïveté est terminée », a-t-il martelé.

« Je suis ici pour appeler le gouvernement à faire ce qu’il a promis. Transférer l’argent aux salariés et aux petites entreprises », a poursuivi un autre encore. « Vous leur avez dit de fermer et ils l’ont fait. Maintenant, c’est à vous de les aider avant qu’il ne soit trop tard », ajoute-t-elle.

Il y a une grave crise de confiance

Il y a une grave crise de confiance entre le gouvernement et une grande partie delà population israélienne, c’est en tout cas ce que pense Shai BERMAN, un des organisateurs de la manifestation, interrogée par nos confrères de la radio publique israélienne. BERMAN faisait partie d’un groupe de militants invités vendredi par NETANYAHU et des responsables du ministère des Finances, dans une tentative de dernière minute visant à éviter la gigantesque manifestation. « Il a essayé », a-t-elle déclaré, ajoutant que les aides présentées étaient un bon début mais comportaient des défauts. Benjamin NETANYAHU avait, de son côté, déclaré « Nous tiendrons nos engagements ».

Mais cela n’a pas empêché certains des manifestants de scander « Bibi [Netanyahu], rentre chez toi », dans ce qui semble représenter le sentiment de la majorité manifestants, l’appelant à démissionner en raison des soupçons de  corruption qui pèsent sur lui. Selon Kan, plus de 160 manifestations ont eu lieu dans différents endroits du paysmalgré l’interdiction de rassemblement en vigueur.

L’ombre de George Floyd plane encore

« Les manifestants n’ont aucune raison de protester, nous n’avons pas perdu le contrôle de ce qui se passe dans l’économie », a estimé le ministre des Finances, Israel Katz à la Treizième chaîne. Concernant les plaintes selon lesquelles l’aide gouvernementale promise a été lente à arriver, Katz dit : « l’argent arrivera à la banque mardi et vous le verrez dans votre compte mercredi ».

Certains à Tel Aviv ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Laissez-nous respirer » en hébreu. En écho au « Je ne peux pas respirer », repris dans les manifestations contre les violences policières dans le monde entier depuis la mort, le 25 mai  de George Floyd.

9ÈME FORUM SINO-ARABE. Le volume des échanges entre la Chine et les pays arabes en nette augmentation

CHINA AFRICA MEDIA -La neuvième réunion ministérielle du Forum de coopération sino-arabe qui a eu lieu le 06 juillet dernier et coprésidée par les ministres chinois et jordanien des Affaires étrangères, aura, entre autre chose, permis de mettre en évidence une augmentation significative du volume des échanges entre les deux parties. Ces assises qui se tenaient via visioconférence ont d’ailleurs été saluées par le Président XI Jinping.

Lors de son propos circonstanciel, WANG Yi a tenu, tout d’abord, à souligner les liens d’amitié « traditionnelle » entre la Chine et les pays arabes qui, souhaite-t-il, seront renforcés. Il espère dans le même temps que la coopération stratégique sino-arabe sera portée à un niveau supérieur après la pandémie de COVID-19.

« La Chine a aidé les pays arabes à se procurer du matériel médical pour faire face au coronavirus. Elle a aussi fait don de plus d’un million de kits de test et de plus de 13 millions de masques », a souligné WANG Yi.

Dimanche dernier par exemple, une cargaison d’aide médicale anti-COVID du gouvernement chinois, dont 200 000 masques jetables et 9 000 masques N95, a été livrée à la Ligue arabe au siège de l’organisation au Caire ont rapporté nos confrères de Xinhua.

Poursuivant son propos, WANG Yi a affirmé que les deux parties ont accéléré la construction conjointe de la ceinture et la route et que de nombreux projets clés ont été mis en œuvre avec succès.  A noter que le volume des échanges entre la Chine et les pays arabes en 2019 a connu une « augmentation de 9% en glissement annuel », avec une expansion des investissements bilatéraux et de la coopération dans le domaine des hautes technologies, a en croire la même source.

Le patron de la diplomatie chinoise a adressé ses remerciements aux pays arabes pour, dit-il , « leur ferme soutien aux propositions légitimes de la Chine au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies », affirmant que la Chine pense que les pays arabes continueront de prendre une position juste sur les questions concernant les affaires intérieures de la Chine.  « La Chine soutient fermement les pays arabes dans la sauvegarde de leur propre politique de sécurité et leur stabilité sociale. La chine respecte la volonté des pays à choisir leurs propres voies de développement », a-t-il conclu.

9ème forum sino-arabes. XI Jinping milite pour une communication stratégique et une coopération plus diversifiée

CHINA AFRICA MEDIA -Le président chinois XI Jinping, dans une lettre, a invité les parties prenantes à la mise en place d’une communication stratégique dans tous les domaines, y compris dans les mécanismes pour venir à bout de la pandémie de covid-19. C’était lors du 9ème forum de coopération Chine- États Arabes qui s’est tenu le 6 juillet dernier par visioconférence.

« La Chine et les pays arabes devraient s’atteler à améliorer les communications stratégiques et promouvoir la coopération dans tous les domaines, y compris dans la lutte contre la pandémie de COVID-19 », a déclaré lundi le président chinois.

Il a fait cette déclaration dans une lettre de félicitations adressée à la neuvième réunion ministérielle du Forum de coopération Chine-États arabes, tenue par vidéoconférence.

XI Jinping a également fait remarquer que depuis le début de la pandémie, la Chine et les pays arabes sont restés « ensemble et ont continué de s’entraider ».  «Leur soutien mutuel et leur coopération renforcée sont le reflet vivant des liens étroits qui les unissent », a-t-il écrit.

Le numéro un chinois invite les deux parties à beaucoup plus de coopération afin de surmonter d’éventuelles difficultés et « aller de l’avant », compte tenu de la situation mondiale actuelle, a-t-il ajouté.

Cette rencontre était donc attendue par XI Jinping car pour lui, ce fut l’occasion pour les deux parties d’améliorer significativement leur coordination stratégique et de promouvoir la coopération dans des domaines divers et variés. Ceci en vue d’apporter plus d’avantages aux deux peuples.

Toujours dans sa lettre, le Président XI Jinping a rappelé qu’il avait annoncé en 2018 la mise en place d’un partenariat stratégique entre la Chine et les États arabes lors de la huitième réunion ministérielle du Forum de coopération sino-arabe.

C’était là au fond une proposition de bâtir une communauté sino-arabe avec un avenir commun pour promouvoir la construction d’une communauté avec un avenir partagé pour l’humanité. Proposition qui a d’ailleurs été accueillie avec « enthousiasme par les pays arabes » nous rapporte l’agence chinoise de presse Xinhua.

CHINE. Covid-19, un Centre médical nouvellement érigé produira près de 100 millions de doses de vaccin

CHINA AFRICA MEDIA -C’est un complexe médical qui comprend un laboratoire de développement de vaccins COVID-19 et un département de production de vaccins dont les travaux de construction ont connu leur épilogue mercredi dernier à Wuhan, dans la province du Hubei en Chine.

Avec une capacité de production à grande échelle, le complexe médical devrait produire environ 100 millions de doses de vaccin par an et pourrait également accueillir des chercheurs travaillant sur d’autres virus hautement pathogènes. « La structure construite aux normes de sécurité sanitaire est prévue pour ce genre de manipulation » assurent les responsables chinois de la santé.

YANG Gang qui a dirigé les travaux de construction, ayant précédemment participé à la construction de deux hôpitaux sommaires -Hongshenshan et Leishenshan érigés en 10 jours- a indiqué que la construction s’était achevéequatre mois plus tôt que prévu grâce notamment aux efforts de plus de 400 travailleurs.

« L’achèvement du complexe est un appel au clairon pour la production de masse du vaccin COVID-19 inactif. J’espère que le groupe saisira cette occasion pour accélérer la production à grande échelle du vaccin et le mettre sur le marché dès que possible » a déclaré CAO Guangjing, vice-gouverneur du Hubei lors de la cérémonie marquant l’achèvement des travaux.

Le vaccin « candidat » développé par Sinopharm et l’institut de virologie de Wuhan avait commencé, sous l’égide de l’Académie chinoise des sciences, d’être testé cliniquement depuis le 12 avril 2020.

Récemment Sinopharm a annoncé que ce vaccin avait déjà achevé les essais cliniques de phase 1 et 2 en Chine et entamé les essais de phase 3 le 24 juin dernier.

Il avait dans la foulée annoncé que les résultats des essais des phases 1 et 2 étaient encourageants vu qu’aucun effet indésirable grave n’a été observé chez les individus volontaires au test. Bien au contraire, ces derniers produisaient tous un niveau élevé d’anticorps.

Sinopharm a révélé qu’un autre département de production du groupe à Pékin cette fois-ci a également été achevé et devrait produire environ 120 millions de doses de vaccin par an.

(Sources : China Daily)

HONG KONG. Ingérence américaine, Pékin durcit le ton

CHINA AFRICA MEDIA -L’adoption jeudi dernier par le sénat américain d’un projet de loi visant à appliquer des sanctions sur des responsables chinois initiateurs de la loi sur la sécurité nationale, a suscité la colère de Pékin qui a menacé de « réagir fortement ».

Les Sénateurs américains ont adopté un projet de loi qui doit encore être ratifié par le président Donald Trump, visant à appliquer des sanctions ciblées contre des responsables chinois. Ces responsables qui ont initié la nouvelle loi sur la sécurité nationale de Chine.

Approuvé à l’unanimité par le Sénat jeudi dernier, ce projet de loi cible également les banques ayant entretenu des liens commerciaux avec lesdits responsables publics. Elle requiert donc des pénalités contre ces établissements financières.

C’est le cas, par exemple, de HSBC et Standard Chartered qui avaient exprimé leur soutien à la nouvelle loi sur la sécurité nationale de Chine. Les deux géants de la finance ont été particulièrement pointées du doigt par le Sénat et il va sans dire que de fortes menaces pèseraient sur elles, si on en croit le site CGTN. 

Rappelons que Washington s’est à plusieurs reprises opposé à cette loi sur la sécurité nationale de Chine, « craignant qu’elle ne compromette l’autonomie de Hong Kong » écrit le site. En réponse, le ministère chinois des Affaires étrangères a exhorté l’Etat américain « à prendre conscience de la situation, à respecter le droit international et les normes fondamentales des relations internationales, à cesser de s’immiscer dans les affaires de Hong Kong de quelque manière que ce soit ». 

Allant plus loin dans son avertissement, Pékin appelle désormais Washington à cesser toute ingérences dans ses affaires internes car « Dans le cas contraire, la Chine réagira fortement et les États-Unis devront en assumer toutes les conséquences », a averti ZHAO Lijian, porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères.

Cette montée de ton entre les deux grandes puissances a inévitablement des conséquences néfastes sur le commerce international. Vivement une sortie de crise dans les plus brefs délais afin que le commerce mondial, déjà asphyxié par crise due au coronavirus, retrouve un peu d’oxygène.

MADAGASCAR, Covid-Organics: Lancement officiel de la forme injectable


CHINA AFRICA MEDIA – Le Président  de  la République de Madagascar a annoncé ce 1er juillet le lancement officiel d’essais  cliniques de la forme injectable du très célèbre remède malgache Covid-Organics. Il s’agit en fait, après l’hydroxychloroquine, du Covid-Organics sous forme buvable, du troisième protocole thérapeutique contre le Covid-19 utilisé dans la grande île. Les essais cliniques seront menés au sein du Centre Médical Covid-19, une infrastructure flambant neuve dédiée exclusivement aux malades du coronavirus.

Ces essais cliniques « reposeront sur une méthode scientifique rigoureuse suivant une norme internationale relative à la bioéthique s’appliquant aux essais cliniques réalisés sur des sujets humains » assurent les autorités malgaches. En claire, seuls les patients ayant donné leur consentement pourront faire l’objet de ces essais cliniques. Eux seuls recevront donc pour la phase test la nouvelle solution injectable.

À base  d’artesunate,  un  dérivé  de  l’artemisinine,  cette solution injectable est  le  fruit  des  recherches effectuées par des scientifiques Malgaches, en collaboration avec des chercheurs venus des États-Unis, de la Thaïlande et de l’Ile Maurice. L’artesunate possède des vertus anti-inflammatoires et antivirales, et a déjà fait ses preuves dans le traitement du paludisme. « Le Pr Dhanjay Jhurry, Président de l’Université de Maurice et membre du comité scientifique pour la mise en œuvre de ces essais cliniques, s’est dit confiant quant aux résultats des essais cliniques » confie le site de la Présidence de la République de Madagascar. 

Andry RAJOELINA, accompagné de quelques membres du gouvernement, a également procédé à l’inauguration officielle du Centre Médical Covid-19 (CMC) situé au Village Voara Andohatapenaka. Il s’agit d’un centre médical dont la mise en place vise à améliorer la prise en charge et le dépistage des cas liés au  coronavirus. « Des dépistages massifs y seront effectués au quotidien » laisse entendre le site de la première institution du pays. 

Andry Rajoelina qui a hâte de connaître l’efficacité de nouveau protocole thérapeutique a donné des consignes fermes pour que les résultats des tests soient obtenus dans un délai maximum de 72h. Par ailleurs, des mesures strictes ont donc été prises par le Ministère de la Santé publique afin de respecter les normes sanitaires requises pour protéger à la fois les patients et les agents de santé.

NÉCROLOGIE. Issoze Ngondet s’est éteint, emporté par le COVID-19 ?

CHINA AFRICA MEDIA -Emmanuel Issoze Ngondet, ancien premier ministre gabonais vient de tirer sa révérence dans la nuit de mercredi 10 à jeudi 11 juin 2020 à Libreville. L’ancien chef du gouvernement qui était hospitalisé depuis plusieurs jours dans une clinique de la place, aurait succombé au Covid-19, nous a appris une source familiale.

Des supputations circulaient déjà sur son état de santé qui, dit-on, s’était fortement dégradé depuis son départ de la primature. Un activiste vivant dans l’hexagone avait même annoncé son décès, mais à l’époque, la famille y avait apporté un démenti soutenant même que le médiateur de la République devenu « se portait bien et suivait sagement sa convalescence auprès des siens ».

Entré au gouvernement en 2009 en tant que ministre de l’Énergie, des Ressources hydrauliques et des Nouvelles énergies puis Ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions constitutionnelles, Franck Emmanuel ISSOZE NGONDET devient en 2011 ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, chargé de la réforme de l’État.

Le 28 septembre 2016, il est nommé Premier ministre après avoir assumé depuis 2012 les fonctions de ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et de l’Intégration régionale.

Le 30 avril 2018, après l’échec de son gouvernement d’organiser les élections législatives gabonaises de 2018, la Cour constitutionnelle demande sa démission, dissout l’Assemblée nationale et confie le pouvoir législatif au Sénat jusqu’à l’organisation des législatives. Le 3 mai 2018, il est reconduit dans ses fonctions et est chargé de former un nouveau gouvernement mais sera remplacé huit mois plus tard par Julien Nkoghe Bekalé.

COVID-19. La Chine édite un livre blanc détaillé sur l’épidémie : «Combattre le COVID-19 : la Chine en action »

CHINA AFRICA MEDIA – Le Bureau d’information du Conseil d’État chinois vient de publier un livre blanc sur la lutte du pays contre le COVID-19. Cet outil qui marque la volonté de transparence de la Chine a été dévoilé au cours d’une conférence de presse tenue ce matin.

Le livre blanc, intitulé « Combattre COVID-19: la Chine en action », comprend quatre chapitres.  Il détaille les efforts de prévention, de contrôle et de traitement du pays dans la lutte contre la maladie, ainsi que sa coopération avec la communauté internationale.

 Un travail systématique

Un système strict de diffusion des informations a été mis en place de manière opportune, ouverte et transparente, note le livre blanc.  La réglementation était en place pour s’assurer qu’il n’y avait « aucune rétention d’informations,aucune sous-déclaration ou aucun retard dans la notification des cas d’infection ».

Le 27 décembre de l’année dernière, Zhang Jixian, médecin respiratoire à Wuhan, la ville qui a été le plus durement touchée par l’épidémie de coronavirus, fut le premier à alerter les autorités d’une nouvelle maladie contagieuse après avoir traité des patients présentant des symptômes pseudo-grippaux.  Pendant ce temps, les responsables de la santé de la ville ont commencé une enquête sur l’épidémie virale.

Dans les trois jours, la Commission de la santé municipale de Wuhan a envoyé une notification urgente concernant une épidémie de pneumonie de causes inconnues dans la ville et a commencé des séances d’information sur la maladie depuis le 31 décembre.

Le 21 janvier, cette année, la Commission nationale chinoise de la santé (NHC) a commencé à publier les informations COVID-19 de la veille sur son site Web officiel et ses plateformes de médias sociaux, tout comme les départements provinciaux de la santé.  À partir du 3 février, le NHC a commencé à partager les informations en anglais.

« L’expérience est quelque chose que d’autres pays peuvent utiliser dans leur lutte contre le virus », peut-on lire dans le livre blanc.

Mécanisme de diffusion de nouvelles à plusieurs niveaux

Selon le livre blanc, les gouvernements nationaux et locaux ont mis en place un mécanisme de diffusion des informations à plusieurs niveaux en vue de la « diffusion des informations faisant autorité sur différents canaux etdifférentes plateformes ».

Ces informations ont été partagées sur place, ou en ligne.  Au 31 mai dernier, le Mécanisme conjoint de prévention et de contrôle et le Bureau d’information du Conseil d’État avaient déjà tenu 161 conférences de presse au cours desquelles des fonctionnaires de plus de 50 ministères ont comparu plus de 490 fois et répondu à plus de 1 400 questions de médias chinois et étrangers.

La province du Hubei, en Chine centrale, qui a été la première à être touchée par le COVID-19 et qui a subi le plus de cas d’infections dans le pays, a tenu 103 conférences de presse.  Les autres provinces ont organisé un total de 1 050 conférences de presse.

 Données réelles en temps réel 

Pour garantir que les informations sur l’épidémie de COVID-19 dans le pays sont transparentes et corrects, Wuhan, la capitale de la province du Hubei, a régulièrement mis à jour les données concernant le nombre de cas et de décès confirmés par le COVID-19.

Cependant, certains cas sont décédés à domicile sans avoir été traités et enregistrés dans les structures hospitalières au début de l’épidémie lorsque les ressources médicales ont été débordées. Ce qui a conduit à des informations incomplètes sur le nombre de décès dus au COVID-19, a expliqué le livre blanc.

 Divers canaux et plateformes

Outre ces mécanismes de diffusion de l’information mis en place par les autorités de santé publique en chine, la presse a également joué un rôle capital dans cette guerre contre le COVID-19. « Les médias ont élargi la portée du public et envoyé un message positif dans la lutte contre le virus », a réitéré le livre blanc, « et l’opinion publique a joué son rôle de surveillance pour aider à résoudre les problèmes qui affectent éventuellement la lutte contre les virus ».

URGENT ! Donald Trump annonce que les États-Unis quittent l’OMS

Depuis le début de la crise sanitaire liée au coronavirus, Donald TRUMP n’a pas arrêté de menacer de rompre avec l’OMS qu’il juge trop complaisante avec la Chine. Le président américain a finit par mettre ses menaces à exécution en annonçant la rupture entre les États-Unis et l’agence onusienne. L’annonce a été faite hier au cours d’un point de presse.

CHINA AFRICA MEDIA – Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi la fin des relations entre son pays et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il l’accuse l’institution à laquelle ont ratifié 192 États de se montrer trop indulgente avec la Chine, et ce, depuis le début de la pandémie de coronavirus.

Toutefois, devant la presse hier, c’est surtout l’échec de l’OMS  à mettre en place des mécanismes efficaces pour stopper la propagation du coronavirus qui a été évoqué par M. TRUMP. « Parce qu’ils ont échoué à faire les réformes nécessaires et requises, nous allons mettre fin aujourd’hui à notre relation avec l’Organisation mondiale de la Santé et rediriger ces fonds vers d’autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent » a-t-il déclaré.

Avec 893 millions de dollars apportés sur la période 2018 – 2019, soit environ 15% du budget de l’OMS, les Etats-Unis en sont le premier contributeur, devant la fondation Bill et Melinda GATES, l’Alliance du vaccin Gavi, le Royaume-Uni et l’Allemagne, et loin devant la Chine.

En retirant son pays, le président américain prive l’OMS d’une part essentielle de son budget, et de fait met en difficulté de nombreux programmes de santé dans les pays les plus pauvres. 

CAMEROUN. Don d’équipements médicaux de L’ambassade de Chine au ministère de la Santé

CHINA AFRICA MEDIA – La Chine et le Cameroun avancent main dans la main dans la lutte contre la pandémie du coronavirus. C’est dans ce sens que la représentation diplomatique chinoise, menée par WANG Yingwu, ambassadeur de chine au Cameroun,  a procédé à la remise d’un don en équipement de protection médical au Ministère camerounais de la Santé Publique ce 29 mai 2020.

Constitué de 3000 masques KN95, 12000 masques chirurgicaux, 500 combinaisons de protection, 1000 paires de gants chirurgicaux, 30 thermomètres sans contact, 60 thermomètres électriques, et 1000 lunettes de protection, ce don traduit en fait l’attachement et la sympathie du peuple chinois à l’endroit du peuple camerounais. 

Pour le diplomate chinois, ce don est aussi et surtout « un hommage rendu au personnel de santé qui est en première ligne dans cette lutte » et donc beaucoup plus exposé.

Il faut souligner que le Cameroun, qui compte actuellement plus de 5 300 cas de Covid-19 et près de 180 décès selon les chiffres officiels, est l’un des pays les plus touchés d’Afrique subsaharienne.