Les règles de visas assouplies pour les bénéficiaires de vaccins chinois

CHINA AFRICA MEDIA – La Chine prévoit simplifier les procédures de demandes de visa pour de nombreux ressortissants étrangers qui auront reçu des vaccins anti COVID-19 produits en Chine, la dernière étape vers la normalisation des échanges de personnels.


À partir de lundi, les ambassades chinoises dans plusieurs pays, dont le Japon, Israël, la Thaïlande, le Pakistan et les Philippines, ont rationalisé les procédures de demande de visa dans de tels cas. Les autres pays inclus dans le plan comprennent les États-Unis, l’Allemagne, l’Australie et la Grèce.

La nouvelle disposition s’applique aux personnes qui souhaitent visiter la Chine à des fins non touristiques.

Ceux qui prévoient de se rendre à des fins professionnelles et qui ont été vaccinés avec un vaccin chinois peuvent préparer leur demande de visa et leur matériel d’inoculation et demander des visas conformément aux exigences en période pré-épidémique, selon un avis publié par l’ambassade de Chine aux États-Unis.

Les membres étrangers de la famille de citoyens chinois ou de résidents permanents peuvent demander des visas « pour des besoins humanitaires d’urgence » une fois leurs certificats de vaccination obtenus.

Pendant ce temps, les ressortissants étrangers titulaires de cartes de voyage d’affaires du forum de coopération économique Asie-Pacifique peuvent également reprendre les demandes de visa avec des lettres d’invitation et des certificats de vaccination, indique le communiqué.

L’avis indiquait que les passagers vaccinés se rendant en Chine par avion sont toujours tenus de fournir des certificats négatifs de tests d’acide nucléique et de tests d’anticorps IgM avant l’embarquement et doivent se conformer à la réglementation chinoise sur la quarantaine et l’observation après leur arrivée.

Les dispositions de facilitation pour les personnes vaccinées avec des vaccins chinois sont basées sur une prise en compte complète de la sécurité et de l’efficacité des vaccins, a déclaré mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Zhao Lijian. Zhao a appelé cela une tentative significative de faciliter les voyages transfrontaliers.

La Chine prévoit également de déployer des certificats de santé pour les voyageurs internationaux qui déclareront le statut vaccinal d’une personne ou les résultats de tests récents afin de faciliter la circulation sûre et ordonnée du personnel, a déclaré le conseiller d’État et ministre des Affaires étrangères Wang Yi lors d’une conférence de presse le 10 mars.

La Chine est prête à discuter de la reconnaissance mutuelle de la vaccination et de son fonctionnement avec d’autres pays, a-t-il ajouté.

Pendant ce temps, les dirigeants de l’Union européenne à 27 ont déclaré qu’ils espéraient adopter une proposition pour son « passeport » pour les vaccins, connu sous le nom de certificat numérique vert, lors d’une réunion des États membres mercredi.

La proposition du bloc a déclaré que quatre vaccins fabriqués par des développeurs aux États-Unis et au Royaume-Uni et approuvés par l’Agence européenne des médicaments seront valables pour voyager dans l’UE.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré qu’elle espérait que cela permettrait aux gens « de se déplacer en toute sécurité dans l’Union européenne ou à l’étranger - pour le travail ou le tourisme ».

Gabon. Près de 600 Personnes impactées par les travaux de la Transgabonaise

China Africa Media558 personnes ont été recensées comme étant impactées par les travaux de réaménagement de la Transgabonaise, un vaste chantier routier qui devrait relier l’ensemble des grandes villes du pays. Aussi sont elles invitées à vérifier leur noms dans les listes publiées à cet effet afin de bénéficier d’un accompagnement. C’est ce que fait savoir la Société autoroutière du Gabon (SAG) dans une communication qu’elle nous a fait parvenir et que nous livrons ici in extenso.

SAG-La Société Autoroutière du Gabon porte à la connaissance du public que les inventaires des parcelles et des biens affectés par le projet de réaménagement de la Transgabonaise entre les tronçons PK 50 – PK 75 et PK 95 – PK 105 ont été finalisés en mars 2021.

Des Comités Locaux de Suivi (CLS) ont été formalisés et installés afin d’accompagner et de suivre le processus de réinstallation. Un mécanisme de gestion des requêtes et plaintes (MGRP) a été également mis en place pour recueillir et traiter d’éventuelles réclamations.

Les listes des personnes affectées par le projet ont été remises aux présidents des différents comités locaux de suivi lors des réunions de consultations publiques relatives à l’annonce des dates butoirs tenues les 12 et 13 mars 2021. Les personnes affectées par le projet sont donc invitées à vérifier la présence de leurs noms sur les listes jusqu’au 22 mars 2021 pour les personnes vivant entre le PK 50 et le PK 62 d’une part, et le 03 avril 2021 pour celles vivant entre les tronçons PK 62 – PK 75 et PK 95 – PK 105 d’autre part.

Aucune réclamation ne pourra être reçue ni traitée au-delà de ces dates butoirs.

La Société Autoroutière du Gabon (SAG) est disponible pour répondre aux questions des personnes qui s’estiment affectées par le projet. Contact : 062 00 298 41 / Email : mgrp_par@arisenet.com

Le processus de signature des accords de compensation se fera à l’issue des dates butoirs ci-dessus indiquées.

À propos de la SAG

La Société Autoroutière du Gabon (SAG) est un Partenariat Public Privé entre Arise IS, Meridiam, tous deux actionnaires à hauteur de 50% chacun, et la République du Gabon. La SAG se consacre à la conception, la construction, le financement et la gestion de la « Transgabonaise », la route principale traversant le pays d’Est en Ouest sur 828 km, permettant ainsi de relier plusieurs provinces du Gabon et différentes zones agricoles.

Liste non exhaustive des personnes impactées

Tanzanie. Le Président John Magufuli tire sa révérence.

China Africa Media-La nouvelle a été donnée par la vice-présidente, Samia Suluhu Hassan via un  message télévisé ce mercredi 17 mars. Le Président John Pombe Magufuli, l’un des rares à avoir gardé les lieux de cultes ouverts au plus fort de la crise sanitaire, est décédé des suites de «complications cardiaques» à l’âge de 61 ans.

John Magufuli avait été hospitalisé le 6 mars dernier à l’Institut cardiaque Jakaya Kikwete, un hôpital d’État de Mzena à Dar es Salaam, la capitale.

La vice présidente a annoncé que le pays entrerait dans une période de deuil de 14 jours, et que des dispositions relatives à l’inhumation du Chef de l’État seraient prises. «Pendant cette période, les drapeaux seront en berne», a annoncé Samia Hassan. 

Ce décès survient après des semaines de spéculation sur l’état de santé du Président John Magufuli avec le soupçon qu’il avait été hospitalisé pour Covid-19 et évacué vers le Kenya. Pour couper court à toutes ces supputations sur les réseaux sociaux, le gouvernement tanzanien a publié un démenti le 10 mars dernier. «Le Président de la République, John Magufuli n’est pas au Kenya. Et non, il n’est pas atteint du covid-19» a indiqué la communication gouvernementale.

Dar es Salam sous Magufuli (DR)

Né le 29 octobre 1959 à Chato, dans le nord-ouest de la Tanzanie, John Pombe Magufuli est élu à la tête du pays le 25 octobre 2015 et réélu le 25 octobre 2020. Il fut le 5ème président de la Tanzanie. Ce scientifique reconnu fut l’un des rares Chefs d’État à avoir gardé les églises dans son pays ouvertes malgré la pandémie due au nouveau coronaires.

Côte-d’Ivoire. Mort du Premier ministre Hamed Bakayoko

Le cancer fulgurant contre lequel il luttait depuis un moment aura finalement eu raison de lui. Le Premier ministre ivoirien, hospitalisé au début du mois de mars à l’Hôpital américain de Paris, puis transféré en urgence en Allemagne dans la matinée du 6 du même mois est décédé ce mercredi 10 mars en Allemagne.

D’après des sources médicales, son état de santé s’était soudainement dégradé ces derniers jours. Souffrant d’un cancer en phase terminale et hospitalisé depuis le début du mois de mars à l’Hôpital américain de Paris, Hamed Bakayoko avait été transféré, son état s’aggravant, dans un établissement de Fribourg, en Allemagne, dans la matinée du 6 mars, pour y suivre un traitement expérimental. Il a finalement succombé, hier 10 mars, à l’âge de 56 ans.

« Notre pays est en deuil » c’est la déclaration faite par le Président Alassane Ouattara, dans un message lu à la télévision nationale par Fidel Sarassoro, son directeur de cabinet. « Je rends hommage au Premier ministre, Hamed Bakayoko, mon fils et proche collaborateur, trop tôt arraché à notre affection », a poursuivi le chef de l’État, rendant hommage à « un grand homme d’État, un modèle pour notre jeunesse, une personnalité d’une grande générosité et d’une loyauté exemplaire. »

Il faut souligner que cette disparition intervient 9 mois après celle de l’ancien Premier ministre Amadou Gon Coulibaly mort dans des conditions presque similaires en juillet de l’année dernière. Devant la volonté affichée d’Alassane Ouattara de se retirer, Gon Coulibaly avait été désigné pour lui succéder. Mais, manque de peau, le poulain, alors Premier ministre, tomba brusquement malade et mourut peu de temps après.

Amadou Gon Coulibaly (gauche)

Hamed Bakayoko avait été choisi pour lui succéder à la Primature, mais pas pour endosser le costume d’héritier, le président sortant préférant finalement briguer un troisième mandat malgré les critiques. Fidèle collaborateur du chef de l’État depuis plus de vingt ans, « Hambak » (c’est ainsi qu’on l’appelait affectueusement) s’était imposé comme un membre incontournable de la sphère Ouattara.

Ministre de la Défense et maire d’Abobo, il venait d’être réélu député dans sa circonscription de Séguéla sous la bannière du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir. Dans le camp présidentiel, il apparaissait depuis peu comme l’un des plus sérieux candidats à la succession de Ouattara.

Conférence de presse donnée par le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi sur la politique étrangère et les relations extérieures de la Chine

China Africa Media-Le 7 mars 2021, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a donné une conférence de presse à l’occasion de la 4e session annuelle de la 13e Assemblée populaire nationale (APN) au Grand Palais du Peuple et répondu aux questions de journalistes chinois et étrangers sur la politique étrangère et les relations extérieures de la Chine.

La conférence de presse d’aujourd’hui se tient une fois encore en visioconférence. Alors que l’épidémie a été effectivement maîtrisée en Chine, beaucoup de pays poursuivent leur combat contre le coronavirus. Tant que l’épidémie n’est pas éradiquée dans un pays, la communauté internationale doit poursuivre ses efforts dans la solidarité. Même s’il ne reste qu’une personne infectée, nous avons toujours la responsabilité d’apporter notre aide.

L’union fait la force. La persévérance nous conduit à la victoire. La lueur d’espoir est devant nous. La Chine poursuivra la coopération solidaire avec tous les pays pour contribuer à la victoire définitive de l’humanité contre l’épidémie.

Après cette brève introduction, le Chef de la diplomatie Chinoise s’est dit disposé à répondre aux questions de la presse.

CCTV : Comment voyez-vous la diplomatie chinoise de l’année dernière ? Quels seront les priorités et les temps forts diplomatiques en 2021 ?

Wang Yi : En 2020, la Chine, ensemble avec tous les pays du monde, a fait un parcours exceptionnel. Sous la ferme direction du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) rassemblé autour du Camarade Xi Jinping, la diplomatie chinoise a accompli son devoir envers le pays, le peuple et le monde. La Chine a travaillé sans relâche à relever les défis inédits et à jouer activement son rôle. 

Au cours de l’année dernière, la diplomatie de Chef d’État a eu plusieurs temps forts. À travers la « cloud diplomacy », le Président Xi Jinping a mené de multiples échanges avec les dirigeants d’autres pays pour développer la coopération, portant une vision globale propre au dirigeant d’un grand pays. Cela a permis de montrer l’orientation et de donner de l’impulsion à la lutte internationale contre l’épidémie. 

Au cours de l’année dernière, nous avons démontré la détermination la plus résolue pour défendre les intérêts du pays. Nous avons lutté résolument contre les actes hégémoniques, arbitraires et d’intimidation et les ingérences injustifiées dans les affaires intérieures de la Chine. La souveraineté de la Chine ne souffre aucune violation. La dignité de la nation chinoise ne souffre aucune atteinte. Les droits légitimes du peuple chinois doivent être préservés.

Au cours de l’année dernière, nous avons déployé le plus grand effort pour lutter contre l’épidémie. Nous avons assumé notre devoir pour contribuer au combat sanitaire dans le pays, et travaillé en solidarité avec la communauté internationale et engagé la plus grande opération humanitaire d’urgence depuis la fondation de la Chine nouvelle, apportant par là la contribution chinoise à la lutte internationale contre le virus.

Au cours de l’année dernière, nous avons accordé la première priorité à la sécurité et à la santé de nos compatriotes d’outre-mer. Face à l’épidémie, nous sommes rapidement venus en aide aux ressortissants chinois à l’étranger et avons fait tout le possible pour les protéger et les accompagner. Nous avons mis en pratique le principe de la diplomatie au service du peuple. 

Au cours de l’année dernière, nous avons suivi avec la plus grande attention la bonne orientation de la gouvernance mondiale. La Chine a combattu résolument la montée de l’unilatéralisme, et défendu le multilatéralisme et les normes régissant les relations internationales par des actes concrets. Face à la montée du protectionnisme, nous avons œuvré à élargir l’ouverture sur l’extérieur, à valoriser l’atout du marché immense de la Chine, et à offrir au monde plus d’opportunités de développement. 

L’année 2021 est pour la Chine une année qui fera époque. Nous célébrerons le centenaire du PCC et la diplomatie chinoise entamera une nouvelle marche. 

Nous serons à la hauteur des missions qui nous sont confiées par le Parti et le pays pour promouvoir activement les relations d’amitié avec différents pays, renforcer la compréhension mutuelle entre la Chine et le reste du monde, et continuer de créer un environnement extérieur favorable au grand renouveau de la nation chinoise. 

Nous garderons à l’esprit les grandes priorités du pays pour préserver et élargir la période d’importantes opportunités stratégiques pour le développement de la Chine, travailler sans relâche à un bon démarrage du 14e plan quinquennal, favoriser la circulation domestique et la circulation internationale, et contribuer à la nouvelle dynamique de développement. 

Nous nous tournerons vers l’ère post-COVID-19 pour promouvoir activement la coopération sanitaire internationale et bâtir la communauté de santé pour tous. Nous œuvrerons à faire avancer la coopération de qualité dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route », contribuerons à une reprise rapide de l’économie mondiale et renforcerons la réponse collective au changement climatique et à d’autres défis mondiaux. 

Nous continuerons d’aller dans le sens de l’histoire pour promouvoir activement un nouveau type de relations internationales, faire rayonner les valeurs communes de l’humanité de la paix, du développement, de l’équité, de la justice, de la démocratie et de la liberté, et travailler avec tous les pays pour bâtir une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. 

Cette année est l’année du Buffle selon le calendrier lunaire. Le buffle est symbole de la persévérance et de la vigueur. La diplomatie de Chef d’État continuera de guider notre action, et la diplomatie chinoise écrira de nouveaux chapitres plus brillants. Une Chine fidèle à l’amitié, forte de détermination et résolue dans ses principes et ses responsabilités, apportera plus de chaleur et d’espoir au monde, et plus de confiance et de force au développement partagé de tous les pays.

Quotidien du Peuple : Vous avez souligné que la direction du Parti est l’âme de la diplomatie chinoise. Cette année marque le centenaire du PCC. Pour la diplomatie, que signifie la direction du Parti ?

Wang Yi : La diplomatie chinoise est la diplomatie du peuple sous la direction du PCC. Le Parti est le pilier du peuple chinois et la boussole de la diplomatie chinoise.

Œuvrer au bonheur du peuple chinois et au renouveau de la nation chinoise est l’engagement initial et la mission du Parti qui déterminent le devoir et la responsabilité de la diplomatie chinoise. Rester fidèle à l’indépendance et promouvoir la justice et l’équité sont les valeurs que poursuit le Parti qui déterminent les principes fondamentaux que doit observer la diplomatie chinoise. Poursuivre le développement pacifique, rechercher la coopération gagnant-gagnant et promouvoir la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité sont non seulement les dispositions des Statuts du Parti et de la Constitution, mais aussi le chemin et l’orientation que doit suivre la diplomatie chinoise.

Les décisions et accomplissements majeurs de la diplomatie chinoise trouvent leur origine dans le plan général et stratégique du Comité central du PCC. Surtout depuis le 18e Congrès du PCC, le Secrétaire général Xi Jinping, avec la vision mondiale, la fermeté stratégique et le grand sens des responsabilités, a innové dans la théorie et la pratique et dressé un plan de développement pour la diplomatie chinoise, de manière que la Chine avance toujours dans le bon sens de l’Histoire.

Les cent ans passés n’ont fait qu’ouvrir une grande œuvre millénaire. Nous pourrons attendre des années à venir des réalisations encore plus glorieuses. La pratique l’a bien prouvé : la direction du Parti est le plus grand atout politique de la diplomatie chinoise et la garantie fondamentale qui nous permet d’aller de victoire en victoire. Nous continuerons de travailler sous la direction du Parti et d’appliquer intégralement la Pensée de Xi Jinping sur la diplomatie. Nous œuvrerons à puiser la force dans les traditions glorieuses du Parti, et la sagesse, dans les expériences historiques du Parti, afin d’ouvrir sans cesse de nouvelles perspectives de la diplomatie de grand pays aux caractéristiques chinoises.

Hong Kong China Review News Agency : L’APN prendra une décision sur le perfectionnement du système électoral de la Région administrative spéciale de Hong Kong. Certains pays pensent que les mesures concernées sont incompatibles avec la politique d’« un pays, deux systèmes ». Que répondez-vous à ces propos ?

Wang Yi : Tout d’abord, je tiens à souligner que perfectionner le système électoral de la Région administrative spéciale de Hong Kong et concrétiser l’« administration de Hong Kong par les patriotes » répondent à l’impératif de faire avancer la politique d’« un pays, deux systèmes » et d’assurer la stabilité et la prospérité de Hong Kong sur le long terme, et relèvent du pouvoir et de la responsabilité conférés à l’APN par la Constitution. Les mesures concernées sont tout à fait conformes à la Constitution et à la loi et sont légitimes et justifiées.

Dans tous les pays, la loyauté envers la patrie est une exigence d’éthique politique fondamentale à observer par tous les fonctionnaires et tous les candidats à la fonction publique. Hong Kong ne fait pas exception. Hong Kong est une région administrative spéciale de la Chine et fait partie de la République populaire de Chine. Comment peut-on espérer que quelqu’un aime vraiment Hong Kong s’il n’aime même pas sa patrie ? Aimer Hong Kong et aimer la patrie s’inscrivent parfaitement dans la même ligne.

Sous la colonisation, il n’y avait pas de démocratie à Hong Kong. Depuis le retour de Hong Kong il y a 24 ans, personne d’autre n’est plus attaché à la démocratie, à la stabilité et à la prospérité de Hong Kong que le gouvernement central. Le retour de Hong Kong à la stabilité est dans l’intérêt de toutes les parties et offrira une garantie plus solide à la préservation des droits des habitants de Hong Kong et des intérêts légaux des investisseurs étrangers à Hong Kong. Nous sommes déterminés à poursuivre la politique d’« un pays, deux systèmes », le principe de l’« administration de Hong Kong par les Hongkongais » et d’« un haut degré d’autonomie », et nous sommes convaincus d’assurer à Hong Kong un avenir encore plus radieux. 

CGTN : Cette année marque le 50e anniversaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime à l’ONU. Quels sont vos commentaires là-dessus ? 

Beaucoup de pays souhaitent voir une réforme des Nations Unies. Qu’en pense la Chine ?

Wang Yi : Il y a 50 ans, la 26e session de l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution rétablissant la République populaire de Chine dans son siège légitime à l’ONU. En ce jour, dans la salle retentissant d’applaudissements nourris, nos frères d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine étaient nombreux à ovationner et à s’embrasser. Les représentants de 57 pays sont montés sur la tribune pour nous féliciter. Depuis ce moment historique, un grand pays peuplé de près d’un quart de la population mondiale a rejoint la famille des Nations Unies, et l’ONU est devenue une véritable organisation universelle. Désormais, un nouvel acteur majeur crédible et fiable a participé à la cause de la paix et du développement du monde : la République populaire de Chine.

Au cours des 50 ans écoulés, la Chine a défendu fermement le système international centré sur les Nations Unies et l’ordre international fondé sur le droit international. Elle a adhéré à presque toutes les organisations internationales intergouvernementales et à plus de 500 conventions internationales. Elle est devenue le deuxième contributeur financier des opérations onusiennes de maintien de la paix et le plus grand fournisseur de troupes à ces opérations parmi les membres permanents du Conseil de Sécurité. La Chine défend depuis toujours l’équité et la justice ainsi que l’égalité entre pays de tailles différentes. Sa voix aux Nations Unies appartient toujours aux pays en développement.

Dans une situation internationale en mutation profonde, la communauté internationale souhaite voir les Nations Unies évoluer avec le temps et se perfectionner sans cesse à travers des réformes. La Chine est d’avis que quelles que soient l’évolution de la situation et les pistes de réforme, il est impératif de respecter les principes suivants :

Premièrement, rester fidèle aux buts et principes de la Charte des Nations Unies. La Charte a défini les normes fondamentales régissant les échanges interétatiques et le règlement des conflits. Toute violation de la Charte est une atteinte à la paix et à la stabilité mondiales.

Deuxièmement, défendre le rôle central de l’ONU dans le système international. L’ONU est l’organisation internationale la plus universelle, la plus représentative et dotée de la plus haute autorité dans le monde. Son rôle ne doit qu’être renforcé et non affaibli. Tous les pays sont tenus de défendre consciencieusement l’autorité des Nations Unies.

Troisièmement, observer le principe onusien fondamental de consultations sur un pied d’égalité. Les Nations Unies ne sont pas un club des grands, encore moins un club des riches. Tous les pays sont souverainement égaux. Aucun pays n’a le droit de monopoliser les affaires internationales. Il est nécessaire d’augmenter la représentation et le droit à la parole des pays en développement aux Nations Unies pour mieux refléter la volonté commune de la majorité des pays.

Sur un nouveau point de départ historique, la Chine mettra en œuvre scrupuleusement les initiatives et mesures majeures annoncées par le Président Xi Jinping, prendra une part plus active dans les affaires onusiennes et œuvrera sans cesse à l’idéal de l’ONU de transformer les glaives en hoyaux en vue d’un monde sans guerre.

Agence France-Presse : L’administration Biden a parlé le mois dernier du retour de l’alliance transatlantique. Comment la Chine gérera les relations trilatérales avec l’Europe et les États-Unis ?

Wang Yi : En 2020, le Président Xi Jinping a tenu avec les dirigeants européens trois visioconférences réussies. Les échanges de haut niveau entre les deux parties sont restés intenses. Les deux parties ont renforcé leur confiance mutuelle dans la lutte commune contre la COVID-19 et rehaussé leur coopération en cette année marquant le 45e anniversaire de leurs relations diplomatiques. Elles ont signé l’Accord sur les indications géographiques et conclu les négociations sur l’Accord d’investissement selon le calendrier prévu. Pour la première fois, la Chine est devenue le plus grand partenaire commercial de l’UE. Face aux crises et défis, les relations sino-européennes se sont avérées résilientes et dynamiques et ont envoyé un message positif au monde.

Le parcours des relations sino-européennes démontre parfaitement que la Chine et l’Europe partagent de larges intérêts communs, que la coopération gagnant-gagnant est l’aspect dominant de leurs relations, que ces deux grandes civilisations peuvent se parler, que la Chine et l’UE ne sont pas des rivaux systémiques, et qu’en coopérant dans l’esprit d’indépendance, elles pourront accomplir de grandes choses. Nous continuerons de soutenir l’intégration européenne et de soutenir une UE unie et forte qui jouera un rôle accru dans les affaires internationales. 

Nous sommes d’avis que la Chine et l’UE sont deux forces majeures dans le monde multipolaire. Les relations sino-européennes sont marquées par l’égalité et l’ouverture. Elles ne visent aucune partie tierce, ni ne dépendent d’aucune partie tierce. Nous nous réjouissons de voir l’UE renforcer sans cesse son autonomie stratégique, porter le multilatéralisme et œuvrer à la coordination et à la coopération entre grands pays. Nous entendons travailler ensemble avec l’UE pour relever les défis planétaires, apporter davantage d’énergie positive aux efforts internationaux visant à vaincre la COVID-19, à redresser l’économie et à lutter contre le changement climatique, et fournir plus de stabilité aux relations internationales.

Sources : Cgtn français.

Lutte contre la pauvreté. XI Jinping :«plus de 98 millions de chinois sortis de la pauvreté ces 8 dernières années»

Autre PresseLors d’une conférence de presse, tenu vendredi 26 février dernier, à Beijing, au Grand Hall du peuple, le Président Xi Jinping, par ailleurs Secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et Président de la Commission militaire centrale, a déclaré que la pauvreté absolue a été éradiquée dans son pays.

«Au cours des huit dernières années, les 98, 99 millions de ruraux démunis qui vivaient encore sous le seuil de pauvreté sont tous sortis de la pauvreté. L’ensemble des 832 districts et des 128 000 villages pauvres ont été retirés de la liste de la pauvreté», a-t-il confié. Et d’ajouter : «Depuis le lancement de la réforme et l’ouverture au reste du monde, à la fin des années 1970, 770 millions de ruraux démunis sont sortis de la pauvreté selon le seuil de pauvreté actuel de la Chine».

D’après Xi Jinping, la Chine a contribué «à hauteur de plus de 70 % à la réduction de la pauvreté dans le monde au cours de cette période. Avec de telles réalisations, a-t-il affirmé, la Chine a créé un nouveau «miracle» qui «entrera dans l’histoire».

Le Président chinois a rappelé que le PCC s’efforce d’améliorer les moyens de subsistance des populations depuis sa fondation, et son Comité central a maintenu l’éradication de la pauvreté au premier plan des priorités dans la gouvernance au cours des huit dernières années.

En moyenne, plus de 10 millions de personnes pauvres sortent de la pauvreté chaque année depuis 2012. Lors de cette conférence, les combattants considérés comme des modèles dans la lutte contre la pauvreté ont été récompensés.

Amadou Diop

Lutte contre la pauvreté en Chine : Trois mots-clés à retenir

French.xinhuanet.com | Publié le 26-02-2021 à 10:11

BEIJING, 26 février (Xinhua) — Dans le « village au bord du précipice« , petit hameau de la préfecture autonome Yi de Liangshan, dans la province du Sichuan, les habitants étaient obligés d’emprunter durant des heures des échelles de bois rudimentaires pour partir de chez eux et revenir. Aujourd’hui, tout est différent : un escalier en acier a été construit en 2016 ; des stations-antennes 4G ont été installées ; de courtes vidéos réalisées par de jeunes villageois ont attiré près 100.000 touristes en 2019. Mais ce n’est pas tout. Ne citons qu’un exemple. Inaccessible pour les camions, le dispensaire local n’est aujourd’hui approvisionné ni par des nacelles soulevées par des treuils, ni par des travailleurs qui se tuent à la tâche à gravir de longues échelles, mais par des drones !

En 2020, la Chine a atteint, comme prévu, les objectifs d’éradication de la pauvreté dans la nouvelle ère. Depuis le XVIIIe Congrès du Parti communiste chinois en 2013, près de 100 millions d’habitants ruraux démunis selon les critères en vigueur sont sortis de la pauvreté. Sur la période 2013-2019, le revenu disponible par habitant des 832 districts défavorisés est passé de 6.079 à 11.567 yuans. Avec dix ans d’avance, la Chine a réalisé l’objectif d’élimination de l’extrême pauvreté du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

La pauvreté n’est une fatalité pour personne. Le Secrétaire général de l’ONU António Guterres avait bien raison de dire en 2018 à Boao : « La voie de la Chine pour éradiquer la pauvreté d’ici 2020 prouve qu’il est effectivement possible de ne laisser personne derrière. » De tous ces accomplissements de la lutte contre la pauvreté, nous pouvons tirer trois mots-clés.

Le premier est « direction efficace« . La direction du Parti communiste chinois est la garantie fondamentale de l’action nationale. Le Président Xi Jinping fait de la lutte contre la pauvreté une priorité dans la gouvernance de l’Etat. Depuis 2015, il a convoqué sept réunions pour discuter de l’éradication de la pauvreté. Jusqu’en mars 2020, 255.000 équipes regroupant 2,9 millions de membres du Parti ont été envoyées dans les villages démunis pour diriger sur place les actions contre la pauvreté. Un régime de responsabilisation à cinq échelons, à savoir province, ville, district, bourg et village, a été mis en place pour assurer l’efficacité de l’application des politiques.

Le deuxième est « mesure ciblée« . Tout doit reposer sur la différenciation et le ciblage. En 2013, Xi Jinping a avancé l’idée d’une lutte ciblée contre la pauvreté. Plus précisément, de savoir pour qui, par qui et comment, et ce, en fonction de la situation sur le terrain. A la lumière de cette vision, d’énormes efforts ont été consentis pour identifier les populations prioritaires, analyser les causes profondes de la pauvreté, élaborer des politiques efficaces, assurer une bonne mise en œuvre et consolider les acquis.

Le troisième est « contribution commune« . Les efforts de chacun sont indispensables à l’accomplissement de cette mission importante. Les avis des différents milieux ont été attentivement écoutés et la créativité et l’initiative de tous ont été mobilisées. Tous les Chinois y participent et y contribuent. Une synergie gouvernement – marché – société a été mise en valeur. La coopération entre les régions plus développées de l’Est et celles moins développées de l’Ouest a porté des fruits. Les paysans ont été encouragés à la création d’entreprises et à l’e-commerce et ont bénéficié d’aides financières publiques et privées. Les consommateurs chinois se tournent davantage vers des produits bio des régions reculées… Chacun y contribue, chacun en bénéficie.

A l’heure où la pandémie de COVID-19 continue de se propager, les progrès des dernières décennies risquent d’être compromis et un long chemin reste à parcourir pour l’avènement d’un monde sans pauvreté. Mais le monde sortira plus fort de ces épreuves, comme il l’a toujours fait dans le passé, et réussira l’élimination de l’extrême pauvreté si nous œuvrons ensemble à une coopération internationale renforcée. Il est temps de perfectionner le partenariat mondial pour le développement, de promouvoir la coopération Nord-Sud et de poursuivre la coopération Sud-Sud, en vue de construire une communauté de destin pour l’humanité, où plus personne ne souffre de la pauvreté

Gabon. Consultations participatives pour la route PK24-PK50

Charly BAMPOU – Selon un communiqué de la SAG dont nous reprenons ici l’ossature, des consultations publiques faites, hier et ce jour, dans le cadre des Etudes d’Impact sur l’Environnement (EIES) du tronçon allant du PK 24 et PK 50 de l’étape 1 du projet de réaménagement et d’exploitation de la Transgabonaise ont eu lieu dans la salle polyvalente du premier arrondissement de la mairie de Ntoum. Elles ont réuni les représentants de la DGEPN, de TP, Urbanisme, du Haut-Commissariat à l’Environnement et au Cadre de Vie, le Préfet, le maire, les chefs de village, les chefs de quartier, de NGO et autres sociétés civiles afin de présenter le projet de réhabilitation de la Transgabonaise, ses promoteurs ainsi que la présentation des résultats de l’EIE et en particulier la gestion des impacts négatifs et la bonification des impacts positifs. Le Cadre Politique de Réinstallations du projet a également été présenté et soumis aux commentaires des participants.

Les travaux de construction du tronçon allant du PK 24 au PK 50.1, devront être réalisés par la société AFCONS, sélectionnée suite à un appel d’offre, incluent la reprise de certains carrefours, la rénovation de la voirie et du système de drainage des eaux pluviales avec les propositions suivantes :

  • Dédoublement des voies entre le PK 24 et le PK 40.2
  • Réaménagement du tronçon PK 40.2 – PK 50.1 dans son emprise actuelle.

Les principales préoccupations lors de ces consultations publiques ont été autour de l’emploi des jeunes, du processus de réinstallation ainsi que l’appréhension d’une autre désillusion suite à un certain nombre de projets annulés par le passé. Les autorités décentralisées, déconcentrées traditionnelles et centrales ont fait preuve de participation et de bon esprit de collaboration pour partager leurs doutes, appréhensions et attentes suite à ce projet d’intérêt général. La SAG assure mener à bien ce projet et souligne que l’attribution du contrat pour le tronçon PK 24 – PK 105 a déjà été faite incluant un calendrier d’exécution. L’équipement est arrivé sur la base d’Afcons et les travaux devraient démarrer au 1er Trimestre 2021 sur la zone PK 50 à PK 105, et dans le courant du 3e Trimestre pour la zone PK 24 à PK 50.

Les études sont en cours pour la mise en place d’un plan d’action de réinstallation définissant les personnes affectées par le projet, et leurs droits et devoirs pour ce projet d’utilité publique. Les enquêtes et travaux se feront sur le terrain avec les personnes affectées par le projet, les autorités traditionnelles et administratives. De plus, un mécanisme de gestion de plaintes sera mis en place le long du projet, et les populations riveraines seront sensibilisées à cet effet.

« Les consultations publiques de L’EIE sont une étape clef du processus de consultation des parties prenantes, ce n’est pas une finalité mais la continuité d’un processus participatif qui se déroule tout au long de la vie du projet » souligne Vincent Bachofner, Directeur Gouvernance Environnementale et Sociale de la SAG.Notons que le Gouvernement Gabonais et la SAG (Société Autoroutière du Gabon, composée de deux actionnaires à part égale MERIDIAM et ARISE Infrastructures Services (IS)) ont signé un Partenariat Public-Privé, sur 30 ans, en octobre 2019, pour le réaménagement et la gestion de la route Économique dite Transgabonaise. D’une longueur de 828 km, la route reliera Libreville à Franceville.

Tunisie : le ministre l’environnement et onze complices arrêtés pour des déchets dangereux provenant d’Italie

CHINA AFRICA MEDIA (GT) – La Tunisie a arrêté une dizaine de personnes dont son ministre de l’Environnement lundi dans un scandale concernant des centaines de conteneurs de déchets ménagers expédiés d’Italie vers ce pays d’Afrique du Nord.

Près de 282 conteneurs ont été saisis l’été 2020 par les douaniers tunisiens dans la ville portuaire méditerranéenne de Sousse. Ils ont été déclarés transporter des déchets de plastique destinés au recyclage industriel – mais ont été remplis de déchets ménagers mixtes et putrides, interdits d’importation en vertu de la loi tunisienne.

L’affaire met en lumière le commerce mondial trouble des déchets, qui s’est développé malgré des réglementations plus strictes visant à empêcher les pays riches de déverser leurs déchets dangereux sur les pays plus pauvres. Les conteneurs ont été importés en deux expéditions par la société tunisienne Soreplast, qui a affirmé avoir l’autorisation du gouvernement d’importer et de recycler des déchets de plastique industriels.

Une copie de la demande d’importation de Soreplast vue par l’AFP indiquait que l’entreprise importerait « temporairement » les déchets « en balles non dangereuses … pour des opérations de tri, de recyclage et de réexportation vers le territoire européen ».

Cependant, le contrat signé par Soreplast avec la société italienne qui a vendu les déchets, Sviluppo Risorse Ambientali Srl, a confié à Soreplast la « valorisation des déchets et leur élimination ultérieure » en Tunisie.

Aucune des deux sociétés ne s’est montré disponible pour clarifier la situation, malgré les nombreux efforts déployés par l’AFP pour les contacter. Au milieu du scandale, le Premier ministre Hichem Mechichi a limogé le ministre de l’Environnement, Mustapha Aroui, dimanche soir.

Douze personnes ont depuis été arrêtées, dont Aroui et un haut responsable du ministère, a déclaré le porte-parole du tribunal de Sousse, Jabeur Ghnimi.

Vaste réseau de fonctionnaires tunisiens

Des fonctionnaires de l’Agence nationale de recyclage des déchets, des douanes et de l’agence nationale de protection de l’environnement, le propriétaire d’un laboratoire privé et un diplomate tunisien à Naples étaient également détenus.

Le propriétaire de Soreplast est toujours en liberté, a déclaré Ghnimi.

Au total, 23 personnes ont été interrogées, accusées de chefs d’accusation, notamment « utilisation de faux documents » et « participation à l’importation interdite de déchets dangereux », a-t-il déclaré.

Le commerce mondial des déchets a augmenté à mesure que les pays plus industrialisés et urbanisés déversent leurs déchets dans les pays en développement. Interpol a averti en août que les organisations criminelles avaient profité d’une flambée « écrasante » des expéditions illégales de déchets, en particulier vers l’Asie mais aussi d’autres parties du monde.

Les déchets aboutissent souvent dans des pays mal équipés pour y faire face et endurent une forte pollution lorsque les déchets sont brûlés et jetés dans des décharges au lieu d’être recyclés.

FESTIVAL ZADIÉ SADAKA: Jeux et participants

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Propos recueillis par Gaël OSSOUGHO

Qu’en est-il de la composante Jeux du Festival ?

La composante Jeux comprend deux jeux traditionnels : le Melum et le Mbia, appelé autrement Malutha et Ndambo. Pour le Melum, il y aura une compétition ou coupe féminine de 12 clubs, et une compétition de 12 clubs masculins. Selon les statuts élaborés par le Commissariat aux jeux du Festival, une équipe compte 9 joueurs et 5 encadreurs. Ce qui va représenter 288 participants.
Quant au Mbia, c’est uniquement une compétition masculine opposant 12 clubs, soit 144 participants. A coté de ces deux sports traditionnels modernisés, nous aurons la course de pirogue en équipe et en individuel. Soit environ 68 compétiteurs. Rien que pour les jeux, nous aurons un peu plus de 500 participants réunis. Nous avons déjà reçu l’accord de participation des équipes de Maybouth, M’Vady, Makokou, Sembe (Congo), Médoua (Congo). Le Commissaire chargé des Jeux est Jean-Bruno BANGO, les jeux se dérouleront de 8 h à 12 h 3 à tous les jours
Le Cabinet Wilcom Sports qui n’appartient pas à un ogivin a choisi de nous accompagner gratuitement pour le développement de ces sports à l’International, et, aboutir pourquoi pas à la création des fédérations nationales de ces sports.

Et la dernière composante du Festival ?

Enfin la quatrième grande activité est faite d’animation en nocturne au Village Venelle Qian Deng, Qian Sè de 18 h 30 au petit matin : concours devinettes, contes en langue vernaculaire avec traduction instantanée en français, prestations des artistes, au-delà des frontières comme par exemple DJ Samuel, DJ Fiston et DJ Moulema qui viennent du Congo. Bien sur nous aurons chaque soir nos artistes, sans oublier les groupes représentant le Tchad et le Cameroun. Le Commissaire chargé l’animation de nuit est Freddy POTOLO BIEL.

Quelle est la suite de l’agenda de maintenant à la tenue du Festival ?

Oui, nous avons un agenda qu’on essaie de respecter malgré le coronavirus. De novembre 2019 à mars 2020, le Comité d’organisation a inventorié les freins et contraintes, menaces et opportunités concernant ce festival. De mars 2020 à aout 2020, nous avons davantage travaillé sur les choix des acteurs culturelles et économiques, gages du succès de Festival et ainsi que l’inventaire des sites, la constitution d’un fichier des troupes culturelles.

Hôtel de ville Mekambo, bâtisse centenaire


D’aout 2020 à janvier 2021, c’est la phase de la campagne de sensibilisation. En octobre prochain, les commissaires vont se déployer dans plusieurs départements de l’Ogooué-Ivindo, expliquer le bienfondé d’un tel festival aux autorités locales, aux participants locaux éventuels. Nous allons statuer définitivement sur le ou les sites devant abriter ledit festival et organiser un tournoi pilote afin de tester de Melum et Mbia.


La période de février 2021 à mai 2021 va être consacrée à l’aménagement des sites, l’implantation des différents commerces et stands au village Venelle Mille Lumières, Mille Couleurs, à la construction de la Maison de la Chine ou du Centre culturel sur la Chine, qui devrait abriter les Conférences, les éléments décoratifs des sites, la confection des pirogues, la réunion des derniers sponsors, les trophées et médailles, à la définition du cahier de charges et son respect par les partenaires du festival.

La bande annonce parle de 3500 invités à 4000 visiteurs par jour. Avez-vous pensé aux infrastructures comme la route, les hôtels et les restaurants, à la faisabilité d’un tel Festival dans la Zadié ?

Nous allons dépasser ce nombre. Quinze personnes qui ne sont pas de la province de l’Ogooué-Ivindo ont déjà leurs chambres auprès du Comité d’organisation, alors que les chambres ne sont même pas encore construites et que rien n’est fait. C’est dire l’engouement et la confiance qu’ils ont vis-à-vis de l’équipe du festival au regard de notre manière de conduire le projet.
Parlant des infrastructures, si on attend que la route goudronnée arrive à Mékambo avant d’organiser une manifestation au niveau de la Zadié, nous allons attendre longtemps. « Mieux faut allumer une bougie que de maudire l’obscurité », dit le sage.
A la question des hôtels et des restaurants, nous avons une idée des invités, d’où ils viendront, leur qualité. Quelques investisseurs locaux ont dit se lancer dans la construction d’hôtels et Auberges écologiques d’ici à juillet 2021. Plus prosaïquement, un opérateur a un projet de 20 chambres de bon standing et 5 suites. L’emplacement reste à déterminer. A Venelle, un autre opérateur se propose de construire un Motel de 10 chambres standards. A Imbong, à deux 2 kilomètres du Village Venelle Mille Lumières, Mille Couleurs, un aubergiste va finaliser 10 chambres. Un autre Aubergiste à Ibea, 7 kilomètres du site des jeux, va mettre à la disposition du 10 chambres dont une suite. Soit une capacité de 55 lits. C’est peu certes, mais c’est un début.
Nous allons dès novembre 2020, mettre en place le Réseau Auberges et Gîtes pour Tourisme de la Zadié (Zadié RGT-Tourisme) afin de recenser auprès des particuliers des chambres en location le temps du festival qui répondent à notre cahier de charges qualité. Avec l’offre actuelle existante à Mékambo, on peut estimer atteindre une capacité de 400 lits disponibles. D’autres solutions de logements sont à l’étude.
Côté restauration, nous n’avons pas de grandes inquiétudes. Nous avons déjà enregistré des candidatures pour des restaurants homologués aux normes du Comité d’organisation qui vont ouvrir leurs portes au Village Venelles Mille Lumières, Mille Couleurs.

Ceux qui veulent s’impliquer dans le festival que doivent-ils faire ?

Participer à plusieurs niveaux, en créant ou soutenant des équipes de sports en compétition, en investissant dans la Zone de Jeux, en créant des hôtels ou des chambres d’hôtes. Par exemple, à Venelle Nous aurons 2000 personnes sur place par jour. Nous avons besoin de personnes qui nous fassent des propositions de toilettes publiques payant : 50 à 100 francs. Nous avons besoin de trois photographes paparazzi indépendants exclusifs et agrées par le Comité. ces personnes se saisir le Comité d’organisation.

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