Côte-d’Ivoire. Mort du Premier ministre Hamed Bakayoko

Le cancer fulgurant contre lequel il luttait depuis un moment aura finalement eu raison de lui. Le Premier ministre ivoirien, hospitalisé au début du mois de mars à l’Hôpital américain de Paris, puis transféré en urgence en Allemagne dans la matinée du 6 du même mois est décédé ce mercredi 10 mars en Allemagne.

D’après des sources médicales, son état de santé s’était soudainement dégradé ces derniers jours. Souffrant d’un cancer en phase terminale et hospitalisé depuis le début du mois de mars à l’Hôpital américain de Paris, Hamed Bakayoko avait été transféré, son état s’aggravant, dans un établissement de Fribourg, en Allemagne, dans la matinée du 6 mars, pour y suivre un traitement expérimental. Il a finalement succombé, hier 10 mars, à l’âge de 56 ans.

« Notre pays est en deuil » c’est la déclaration faite par le Président Alassane Ouattara, dans un message lu à la télévision nationale par Fidel Sarassoro, son directeur de cabinet. « Je rends hommage au Premier ministre, Hamed Bakayoko, mon fils et proche collaborateur, trop tôt arraché à notre affection », a poursuivi le chef de l’État, rendant hommage à « un grand homme d’État, un modèle pour notre jeunesse, une personnalité d’une grande générosité et d’une loyauté exemplaire. »

Il faut souligner que cette disparition intervient 9 mois après celle de l’ancien Premier ministre Amadou Gon Coulibaly mort dans des conditions presque similaires en juillet de l’année dernière. Devant la volonté affichée d’Alassane Ouattara de se retirer, Gon Coulibaly avait été désigné pour lui succéder. Mais, manque de peau, le poulain, alors Premier ministre, tomba brusquement malade et mourut peu de temps après.

Amadou Gon Coulibaly (gauche)

Hamed Bakayoko avait été choisi pour lui succéder à la Primature, mais pas pour endosser le costume d’héritier, le président sortant préférant finalement briguer un troisième mandat malgré les critiques. Fidèle collaborateur du chef de l’État depuis plus de vingt ans, « Hambak » (c’est ainsi qu’on l’appelait affectueusement) s’était imposé comme un membre incontournable de la sphère Ouattara.

Ministre de la Défense et maire d’Abobo, il venait d’être réélu député dans sa circonscription de Séguéla sous la bannière du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir. Dans le camp présidentiel, il apparaissait depuis peu comme l’un des plus sérieux candidats à la succession de Ouattara.

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